Quand :
18 mai 2019 @ 10 h 30 min Europe/Paris Fuseau horaire
2019-05-18T10:30:00+02:00
2019-05-18T10:45:00+02:00
Où :
PARIS
non connu
Contact :
FSU 28
02 37 21 23 96

L’appel ini­tial de la FSU a été relayé par SUD-Éducation dont vous trou­ve­rez le tract ici.

 

 

Départ col­lec­tif de Chartres

Départ en Car à 10h30 (par­king Centre Commercial Carrefour à Chartres). S’inscrire au plus vite par simple mail à fsu28@fsu.fr en pré­ci­sant le(s) nom(s) prénom(s) des par­ti­ci­pant-es.

 

18 mai 2019 Manifestation FSU Paris [Affiche SNES Toulouse]

18 mai : manifestation nationale à Paris

Pour le service public d’éducation et ses personnels

Partout en France, depuis de nom­breux mois, les actions locales se mul­ti­plient, démon­trant l’ancrage et la vigueur de la mobi­li­sa­tion de tous les per­son­nels contre les réformes : loi sur l’école de la confiance, lycée Blanquer, ensei­gne­ment pro­fes­sion­nel et Fonction publique. La coupe est pleine ! Les ten­ta­tives d’intimidation n’y feront rien. Pour la FSU, il est temps de mon­trer que le gou­ver­ne­ment ne peut pas pour­suivre sa poli­tique de des­truc­tion de l’Éducation natio­nale. C’est la rai­son pour laquelle, elle appelle tous les per­son­nels à mani­fes­ter à Paris le same­di 18 mai 2019.

La course de fond « édu­ca­tion » a com­men­cé avec la loi rela­tive à l’Orientation et à la réus­site des étu­diants de mars 2018 pour se pour­suivre avec les réformes du lycée et du bac­ca­lau­réat de juillet 2018. En sep­tembre 2018 sor­tait la loi « pour la liber­té de choi­sir son ave­nir pro­fes­sion­nel », confiant l’information sur l’orientation sco­laire aux Régions, et impo­sant aux lycées pro­fes­sion­nels d’accueillir dans les mêmes classes élèves et appren­tis. Puis vint la réforme de la voie pro­fes­sion­nelle, dimi­nuant les horaires des ensei­gne­ments géné­raux (novembre 2018, avril 2019). Dans le même temps sor­tait le pro­jet de loi « pour une école de la confiance ». Attaqué d’abord sur le plan péda­go­gique par les éva­lua­tions natio­nales des élèves et par une flam­bée des pres­crip­tions, le pre­mier degré est l’est main­te­nant sur la mater­nelle et la direc­tion d’école telle qu’elle appa­raît dans les éta­blis­se­ments des savoirs fon­da­men­taux. Ainsi s’empilent des réformes qui remettent en cause 30 ans de démo­cra­ti­sa­tion.

En même temps, la dété­rio­ra­tion des condi­tions d’exercice des per­son­nels se pour­suit :
- les créa­tions de postes dans le 1er degré ne per­mettent même pas de répondre aux ambi­tions du ministre et ont pour consé­quence la fer­me­ture de nom­breuses classes,
- le ministre tente de mas­quer les sup­pres­sions d’emplois dans le 2nd degré (2 650 à la ren­trée pro­chaine) par la flam­bée des heures sup­plé­men­taires (dont une deuxième impo­sable),
- le ministre pour­suit sa poli­tique de sup­pres­sion d’emplois de per­son­nels admi­nis­tra­tifs alors même que le pré­sident annonce sa volon­té de mettre plus de fonc­tion­naires sur le ter­rain,
- le ministre n’envisage aucune créa­tion d’emploi dans les corps des per­son­nels sociaux et de san­té ou de direc­tion alors même que les besoins sont tou­jours plus criants,
- le ministre entend mettre au pas les per­son­nels en s’appuyant sur les hié­rar­chies inter­mé­diaires,
- la réforme de la Fonction publique va détruire les col­lec­tifs de tra­vail (contrac­tua­li­sa­tion, indi­vi­dua­li­sa­tion des rému­né­ra­tions et mise à mal du pari­ta­risme).
Cela dans un contexte où le gou­ver­ne­ment anti­cipe sys­té­ma­ti­que­ment la mise en œuvre des lois et textes d’application.

Une riposte durable et mul­ti­forme


Aux jour­nées d’actions natio­nales qui ras­semblent autour des grands mots d’ordre (reva­lo­ri­sa­tion des salaires, créa­tions de postes pour faire bais­ser les effec­tifs par classe, aban­don des réformes en cours – école de la confiance, lycées, Fonction publique) s’ajoutent nombre d’initiatives locales. Se relayant, bien retrans­mises dans les médias, elles gênent, des chefs d’établissement au ministre, en pas­sant par les DASEN et les rec­teurs. Les réformes vou­lues par le ministre sont des­truc­trices pour nos métiers et hypo­thèquent les chances de réus­site pour tous. Continuons de le faire savoir par tous les moyens : péti­tions (contre l’article 1 de la loi Blanquer, pour le pou­voir d’achat des fonc­tion­naires…), adresse aux par­le­men­taires, tracts aux parents…
Après le 30 mars, le 4 avril et les mani­fes­ta­tions du 1er mai, nous serons en grève natio­nale pour la Fonction publique à l’appel de toutes les orga­ni­sa­tions syn­di­cales le 9 mai, et nous mani­fes­te­rons toutes et tous à Paris le 18 mai pour l’éducation.