Quand :
26 mai 2018 Jour entier Europe/Paris Fuseau horaire
2018-05-26T00:00:00+02:00
2018-05-27T00:00:00+02:00
Où :
Dans de nombreuses villes de France

L’Appel

Pour l’égalité, la jus­tice sociale et la soli­da­ri­té.

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gou­ver­ne­ment et le  Medef sont déci­dés à impo­ser coûte que coûte une restruc­tu­ra­tion en pro­fon­deur de la socié­té fran­çaise : poli­tique d’austérité, des­truc­tion des droits des salarié.es, intro­duc­tion de la sélec­tion à l’entrée de l’université, casse des ser­vices publics, aggra­va­tion du sort des sans emplois, réor­ga­ni­sa­tion aggra­vant les inéga­li­tés en matière d’accès à la jus­tice, réforme fis­cale favo­rable aux plus riches, loi répres­sive contre les migrant.es, prio­ri­té don­née au secret des affaires contre le droit à l’information, intro­duc­tion de l’état d’urgence dans le droit com­mun, répres­sion des mou­ve­ments sociaux et des jeunes des quar­tiers popu­laires, uti­li­sa­tion de l’é­ga­li­té femmes-hommes comme simple outil de com­mu­ni­ca­tion, sans moyens finan­ciers, alors que les femmes sont les pre­mières concer­nées par les régres­sions sociales… sans oublier une poli­tique mili­ta­riste au niveau inter­na­tio­nal. La mul­ti­pli­ca­tion des mesures prises avec bru­ta­li­té sur tous les fronts a un objec­tif, celui de créer un effet de sidé­ra­tion et espé­rer ain­si empê­cher toute riposte. Le patro­nat pro­fite de la situa­tion pour mul­ti­plier les restruc­tu­ra­tions et res­ter sourd aux reven­di­ca­tions du monde du tra­vail. En s’en pre­nant aux per­son­nels à sta­tut, en par­ti­cu­lier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, cas­ser tout esprit de résis­tance.

Ce coup de force peut échouer, car les mobi­li­sa­tions se mul­ti­plient dans le pays, cha­cune avec sa spé­ci­fi­ci­té : jour­née natio­nale d’action, grèves, occu­pa­tion d’universités, mani­fes­ta­tions… Il appar­tient évi­dem­ment aux orga­ni­sa­tions syn­di­cales de déci­der, avec les per­son­nels concer­nés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a prio­ri, des res­sorts dif­fé­rents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est ques­tion concerne la nature même de la socié­té dans laquelle nous vou­lons vivre. Voulons-nous vivre dans une socié­té où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les ser­vices publics et la sécu­ri­té sociale auraient dis­pa­ru, où l’inégalité de trai­te­ment des ter­ri­toires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lan­ceuses et lan­ceurs d’alerte et jour­na­listes seraient bâillon­nés, où les défis éco­lo­giques seraient sou­mis aux inté­rêts de la finance, où le loge­ment, les HLM et les loca­taires seraient mar­chan­dises, où la lutte contre les dis­cri­mi­na­tions se réduit à des dis­cours ? Ou, au contraire, vou­lons-nous une socié­té plus juste, plus soli­daire, plus démo­cra­tique, plus éga­li­taire avec un meilleur par­tage des richesses ? Tel est l’enjeu.

Le gou­ver­ne­ment espère que ces mobi­li­sa­tions sec­to­rielles res­tent iso­lées et qu’il pour­ra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les lais­sant s’épuiser ou en les répri­mant. Affichant sa déter­mi­na­tion, il espère ain­si nous décou­ra­ger. Il se trompe, comme le montre la mul­ti­pli­ca­tion des col­lec­tifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ain­si que le suc­cès de la soli­da­ri­té aux gré­vistes, notam­ment à ceux de la SNCF. Il s’agit main­te­nant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alter­na­tives existent, que nous ne nous rési­gnons pas au sort que nous pro­met ce gou­ver­ne­ment. Il fait la sourde oreille, il faut le for­cer à nous entendre et à reti­rer ses pro­jets.

Dans le res­pect de nos champs d’interventions res­pec­tifs, nous vou­lons aller au-delà de toutes les mobi­li­sa­tions posi­tives qui existent déjà et ras­sem­bler toutes les forces sociales, syn­di­cales, asso­cia­tives, poli­tiques pour construire et réus­sir ensemble un grand ren­dez-vous citoyen. Partout en France orga­ni­sons le same­di 26 mai une marée popu­laire pour l’égalité, la jus­tice sociale et la soli­da­ri­té.

Les signa­taires

  • Act Up-Paris
  • Alternative et auto­ges­tion
  • Alternative Libertaire
  • APEIS
  • Association de lutte contre le chô­mage
  • Association Nationales des élu.e.s com­mu­nistes et répu­bli­cains
  • ATTAC
  • Climat social
  • Collectif des Associations Citoyennes
  • Collectif National pour les Droits des Femmes
  • Collectif La Fête à Macron
  • Confédération Générale du Travail
  • Confédération Nationale du Logement
  • Coordination natio­nale de défense des hôpi­taux et mater­ni­tés de proxi­mi­té
  • Convergence natio­nale de défense des ser­vices publics
  • DIDF
  • DIEM25
  • Droit au Logement
  • Ecologie sociale
  • Europe Ecologie Les Verts
  • Les Effronté.es
  • Ensemble !
  • Fédération Syndicale Unitaire
  • Femmes Egalité
  • Fondation Copernic
  • France Insoumise
  • Gauche Démocratique et Sociale
  • Génération.s
  • MJCF
  • Mouvement de la Paix
  • Mouvement Ecolo
  • Mouvement National des Chômeurs et Précaires
  • Nouvelle Donne
  • Nouveau Parti Anticapitaliste
  • Parti Communiste Français
  • Parti de Gauche
  • Parti Ouvrier Indépendant Démocratique
  • PCOF
  • PCRF
  • PRCF
  • République et Socialisme
  • Résistance Sociale
  • Snesup-FSU
  • Snetap
  • SNUITAM-FSU
  • Solidaires
  • Syndicat des Avocats de France
  • Syndicat de la Magistrature
  • UEC
  • UNEF
  • Union Nationale Lycéenne
  • UJFP

 

Chartres : 14 h. 30 place des Halles

Contre Les Réformes Macron

Pour l’é­ga­li­té, la jus­tice sociale et la soli­da­ri­té

à l’appel des orga­ni­sa­tions

 CGT 28 — Ensemble ! 28 — FSU 28 — PCF 28 — POID 28 — Solidaires  28

sur les bases de l’Appel natio­nal ci-contre

16 h. Prise de Parole des Organisations pré­sentes devant la Préfecture

Dreux : 15 h. devant le Beffroi

à l’appel des orga­ni­sa­tions

 UL CGT  — France Insoumise — PCF — POID

sur les bases de l’Appel local ci-des­sous

 

Dreux Appel unitaire pour le 26 mai