Quand :
30 décembre 2019 @ 16 h 02 min – 31 janvier 2020 @ 18 h 00 min Europe/Paris Fuseau horaire
2019-12-30T16:02:00+01:00
2020-01-31T18:00:00+01:00
Où :
CHARTRES - Lycée Marceau
2 rue Pierre-Mendès-France
Coût :
Gratuit
Contact :
Lycée Marceau
02 37 91 62 00

Marie-Cécile Miquelis, Professeure d’Arts Plastiques, pré­sente ain­si la genèse de l’ex­po­si­tion sur le site du Lycée Marceau de Chartres :

En pro­lon­ge­ment d’un pro­jet sur les migra­tions réa­li­sé l’an der­nier avec Amnesty International, les élèves de pre­mière spé­cia­li­té Arts Plastiques ont ren­con­tré Marion Péhée Photographe Reporter, ancienne élève du Lycée Marceau (série L Arts Plastiques) et assu­ré le com­mis­sa­riat de l’exposition.”

Suit une bio­gra­phie de la pho­to­graphe :

Marion Péhée, portrait [©Marion Péhée]Née en 1989 à Chartres, Marion Péhée est une ancienne élève du Lycée Marceau en classe lit­té­raire Arts Plastiques. Photographe indé­pen­dante depuis 2016.

Après une maî­trise de pho­to­gra­phie et art contem­po­rain, elle se tourne vers une pho­to­gra­phie plus docu­men­taire (voir son site).

Ainsi, en février 2016, Marion Péhée débute un pre­mier tra­vail au long cours en Ukraine trai­tant des consé­quences du conflit sur la popu­la­tion civile. Ce pro­jet don­ne­ra nais­sance à un livre « Not Bad » édi­té aux édi­tions « Stupid com­pe­ti­tions » ain­si qu’à deux expo­si­tions : « Adolescence dans le Donbass » et « Les aban­don­nées du Donbass » pré­sen­tées en novembre 2017 et juin 2019 au Centre du pho­to­re­por­tage Géopolis à Bruxelles.

Durant deux ans, Marion Péhée effec­tue de nom­breux allers-retours afin de mener à bien dif­fé­rents sujets dans l’espace post-sovié­tique (Ukraine, Moldavie, Géorgie, Russie).

Depuis, Marion Péhée s’attache à réa­li­ser des sujets de socié­té en France et à l’étranger notam­ment sur des pro­blé­ma­tiques liées aux droits humains.

Elle tra­vaille en com­mande pour la presse fran­çaise et inter­na­tio­nale : ELLE, Libération, La Chronique d’Amnesty International, le Figaro, Gare de l’Est, images, 6 mois, Der Spiegel, mais aus­si en com­mandes ins­ti­tu­tion­nelles : PMU, Caisse d’épargne…

L’exposition est visible aux heures d’ou­ver­ture du lycée

Cox’s bazar : l’histoire sans fin de la per­sé­cu­tion des Rohingyas.

Note d’intention :

En mars 2018, je me rends pour la pre­mière fois, au Bangladesh près de 8 mois après la ter­rible attaque bir­mane du 25 août 2017 contre les Rohingyas ‑mino­ri­té musulmane‑, qui obli­ge­ra 740 000 d’entre eux à se dépla­cer au Bangladesh.

Rohingyas Exposition Marion Péhée [©Marion Péhée]Je réa­lise avec une col­lègue jour­na­liste un sujet en com­mande pour le maga­zine ELLE — « Femme Rohingyas d’un sup­plice à l’autre » — sur les femmes vic­times de viol et por­teuses de l’enfant de cette agres­sion.

Lors de ce pre­mier sujet, force a été de consta­ter la dure­té de la vie dans l’un des plus grands camps de réfu­giés au monde et, en par­ti­cu­lier Cox’s Bazar, ville cor­rom­pue, meur­trie, insé­cu­ri­sante …

Un autre drame donc pour ces dépla­cés qui doivent encore faire face à toutes formes de vio­lences, crimes, viols, enlè­ve­ments, pros­ti­tu­tion.

Revenant à Cox’s Bazar, en octobre 2019, entre autre pour une com­mande de Libération, mon tra­vail se porte alors d’autant plus sur cette ques­tion des condi­tions de vie. Comment arri­ver à sur­vivre à cette tra­gé­die humaine dans cette ville quo­ti­dien­ne­ment mena­çante pour les Rohingyas ? Car les réponses d’aides – aus­si impor­tantes et solides soient elles — se montrent aujourd’hui défaillantes et non-durables au Bangladesh, à long terme.(…)

Mon tra­vail pho­to­gra­phique cherche à repré­sen­ter cette sur­vie dou­lou­reuse dans le camp et dans cette vie paral­lèle à Cox’s Bazar. Ces deux endroits portent les cica­trices de ce peuple reje­té et repro­duisent un sys­tème per­sé­cu­tif : c’est une his­toire sans fin que semblent vivre les Rohingyas pour ten­ter d’exister. ­

Marion Péhée