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Alternatiba et les Cobayes
se sont croisés à Vierzon

La Marche des Cobayes (1er mai-30 juin) qui alerte pour pré­ser­ver la san­té des géné­ra­tions futures contre pes­ti­cides, OGM, rési­dus médi­ca­men­teux, plas­tiques, nano­ma­té­riaux, nucléaire… (voir l’appel) a croi­sé à Vierzon (voir en fin de colonne) le Tour Alternatiba qui pro­meut les alter­na­tives éco­lo­giques et qui lui-même sera en Eure-et-Loir du 12 au 14 juillet. La Marche des Cobayes, elle,  se pour­suit dans notre région par Tours (37), puis Belleville-sur-Loire (18) et Ouzouer-sur-Trézée, Châtillon-Coligny, Cortrat, Montargis, et Dordines (45). Suivez ce par­cours dont nous ren­dons compte ci-des­sous.

Chronologiquement, ce blog se lit du bas (plus ancien) vers le haut (plus récent).

De Montargis à Dordives (Loiret)

Le 23 juin, nous avons che­mi­né jusqu’à Montargis le matin, en lon­geant le canal du Loing. De très beaux endroits au calme, proche de la nature, avant de rejoindre le mar­ché de Montargis, où nous avons déam­bu­lé en trac­tant et en chan­tant pour infor­mer les habi­tant-e-s.

Pour déjeu­ner, le res­tau­ra­teur bio « Oh ter­roir » nous a offert des piz­zas pour sou­te­nir la marche, et des citoyen-ne-s mobi­li­sé-e-s ont appor­té quelques salades pour une grande auberge espa­gnole sous le kiosque du Pâtis.

À cette occa­sion nous avons ren­con­tré un méde­cin onco­logue, Dr Christian Vilain, qui accom­pagne des per­sonnes atteintes de can­cer. Dans la région du Loiret, il manque beau­coup de méde­cins et de spé­cia­listes toxi­co­logues pour faire face aux nou­velles ques­tions de san­té envi­ron­ne­ment qui se posent aujourd’hui. Il nous a pré­sen­té la situa­tion médi­cale dans le Loiret, et nous avons échan­gé sur diverses sources de pol­lu­tion, notam­ment les nano­par­ti­cules (plus les par­ti­cules que l’on res­pire sont fines, plus elles vont aller dans les pou­mons, elles rentrent donc dans le cir­cuit san­guin et peuvent se retrou­ver dans le cer­veau).

Marche des cobayes 2018-06-23 Montargis 1

Déplorant que les méde­cins sont très peu infor­més sur les ques­tions de san­té envi­ron­ne­men­tale, le Dr Christian Vilain appelle les pro­fes­sion­nels de san­té à se ren­sei­gner pour empê­cher l’imprégnation des habi­tants face à ces pol­lu­tions.

Il y a 100 000 habi­tants dans le bas­sin de vie de Montargis. Normalement, il est néces­saire d’avoir 10 méde­cins pour 10 000 habi­tants. Or aujourd’hui, la plu­part d’entre eux ne prennent plus de nou­veaux patients ou prennent leur retraite. À Châtillon par exemple, ville voi­sine, il y a 3,6 méde­cins pour 10 000 habi­tants…

« 67% des méde­cins de Montargis seront par­tis à la retraite en 2020 » (Dr Christian Vilain)

Une pro­po­si­tion avance en ce moment pour remé­dier à ce manque de méde­cins : la mise en place d’infirmières « de pra­tique avan­cée » (droit de faire des pres­crip­tions, de suivre cer­tains patients atteints de can­cer, etc.). 200 infir­mières de pra­tique avan­cée seraient for­mées par an, ce qui est en réa­li­té très loin des besoins concrets des habi­tants.

L’après-midi, le groupe a décou­vert deux sites indus­triels. Le pre­mier nous a été pré­sen­té par l’ADEPOM (Association pour la défense envi­ron­ne­men­tale et la pro­tec­tion de l’ouest mon­tar­gois). Il s’agit d’une usine de pape­te­rie (sopa­lin, papier hygié­nique) mise en ser­vice en 2011. Elle s’avère très pol­luante (le séchage du papier dégage des par­ti­cules et rejette du gaz en grande quan­ti­té) et pro­duit 365 jours par an, 7 jours sur 7. L’installation de ce site de très grande ampleur a pro­vo­qué une modi­fi­ca­tion du Plan local d’urbanisme, puisque sa hau­teur dépasse les tailles règle­men­tées.

Marche des cobayes 2018-06-23 Montargis 2 Papeterie

« 360 kg de déchets non solubles sont reje­tés tous les jours. Tous les ans, ce sont 1 600 000 mètres cube de déchets qui partent dans la rivière, le Loing. »

L’installation de cette usine n’a pas fait l’objet d’une concer­ta­tion avec les habi­tants, et les élus ont voté posi­ti­ve­ment sans véri­fier pré­ci­sé­ment le conte­nu du pro­jet (d’ailleurs très opaque). Pour en savoir plus, vous pou­vez consul­ter cet article.

Les mar­cheurs se sont ensuite diri­gés vers un autre site indus­triel, aban­don­né cette fois, près de l’usine de phos­phate Saint Gobain. Tout l’espace a été rasé et les auto­ri­tés essayent aujourd’hui de reva­lo­ri­ser la zone. Cette usine cris­tal­li­sait de la potasse et de l’acide sul­fu­rique, deve­nant ain­si des cris­taux qui étaient ensuite épan­dus sur les terres agri­coles pour faire des engrais. Ces pro­duits toxiques se retrou­vaient ensuite sou­vent dans l’eau.

Marche des cobayes 2018-06-23 Montargis 3 Zone polluée

L’endroit est encore très pol­lué, avec notam­ment la pré­sence de soufre en grande quan­ti­té. Thierry Jolivet, mili­tant de la région, nous a expli­qué que les auto­ri­tés ne veulent même pas abattre les arbres, car ils sont eux aus­si tel­le­ment pol­lués qu’il fau­drait les trai­ter avant de les uti­li­ser.

Enfin, le groupe a ache­vé cette jour­née de visites avec la décou­verte de la « mai­son feuillette », pre­mier bâti­ment construit en ossa­ture bois et iso­la­tion paille, en 1920 ! Plus d’informations sur ce lien.

Le soir, nous avons rejoint le fes­ti­val annuel des Croqueurs de Pavés, au Hangar à Châlette-sur-Loing. Débats, repas et par­ti­ci­pa­tion aux spec­tacles tout au long de la soi­rée. Un beau moment de détente pour les mar­cheurs, et de belles décou­vertes artis­tiques et humaines !

Le dimanche 24 juin, nous avons mar­ché depuis Châlette-sur-Loing jusqu’à Ferrières-en-Gâtinais le matin, avant de pique-niquer et de repar­tir jusqu’à Dordives. Nous avons été accueillis à la mai­rie de Dordives à 17h par Christian Monin, conseiller muni­ci­pal.

Le soir, nous nous sommes arrê­tés sur une base de loi­sir au bord d’un étang (La Prairie des Étangs), lieu prê­té par la mai­rie pour notre pas­sage. Un cadre magni­fique, avec un déli­cieux repas sous les grands arbres… Parfait pour une der­nière nuit dans le Loiret, avant d’arriver en Île-de-France !

Marche des cobayes 2018-06-23 Montargis 4 Feuillette

 

Plusieurs étapes pré­cé­dentes dans le Loiret

La marche était pen­dant plu­sieurs jours dans le Loiret, pro­fi­tant de jour­nées plu­tôt calmes, en pré­vi­sion de l’intensité de l’arrivée en Île-de-France ! Nous avons eu un peu moins de débats que d’habitude en soi­rée, mais les ren­contres sont tou­jours aus­si pas­sion­nantes.

Le mer­cre­di 20 juin, nous avons mar­ché de Bonny-sur-Loire jusqu’à Ouzouer-sur-Trézée. Le soir, nous avons par­ti­ci­pé à un débat sur la phy­toé­pu­ra­tion avec Jean-Luc et Catherine Saget, ins­tal­la­teurs de jar­dins d’assainissement avec phy­toé­pu­ra­tion chez Aquatiris. L’une des prin­ci­pales cri­tiques des sys­tèmes tra­di­tion­nels d’assainissement concerne le cycle de trai­te­ment de nos matières orga­niques : lorsque nous tirons la chasse d’eau, les matières vont dans une fosse, puis sont vidan­gées avant d’aller dans une sta­tion d’épuration, où des pro­duits chi­miques sont uti­li­sés. Le tout sera ensuite éten­du sur les terres, avant de se retrou­ver dans nos assiettes… Un cycle qui res­pecte assez peu le vivant et notre san­té.

Marche des cobayes 2018-06-20 Ouzoir-sur-Trézée

Avec la phy­toé­pu­ra­tion, les eaux usées sont diri­gées vers des plantes aux spé­ci­fi­ci­tés par­ti­cu­lières, où des bonnes bac­té­ries vont entrer en action pour assai­nir l’eau. Une fois pas­sée dans ce sys­tème natu­rel, l’eau est ensuite prête pour être réuti­li­sée pour cer­taines plan­ta­tions. Ce n’est cepen­dant pas de l’eau de source, il n’est donc pas conseillé d’arroser nos légumes avec.

Le jeu­di 21 juin, les mar­cheurs se sont ache­mi­nés d’Escrignelles jusqu’à Sainte-Geneviève-des-Bois. Le soir, nous avons par­ta­gé un repas avec l’association Partage, qui accueille depuis 40 ans des groupes et orga­nise des évé­ne­ments sur des sujets de socié­té.

Marche des cobayes 2018-06-21 Ste-Geneviève-des-Bois 2

Le soir, nous avons par­ti­ci­pé à la fête de la musique de Montargis. L’un de nos mar­cheurs, Manu, musi­cien pas­sion­né, a déam­bu­lé dans la ville sur ses patins, afin de pré­sen­ter la marche des cobayes ! Il a même fait un solo très remar­qué lors du concert sur la place de la République, ce qui nous a don­né l’occasion d’expliquer notre démarche et d’annoncer notre arri­vée à toutes les per­sonnes venues se détendre ce soir-là.

Marche des cobayes 2018-06-21 Montargis

Le ven­dre­di 22 juin, nous avons mar­ché jusqu’à Cortrat. En che­min, nous nous sommes arrê­tés à l’école des Barres et à l’arboretum de Nogent-sur-Vernisson. Ce véri­table patri­moine végé­tal est com­po­sé de 2600 espèces d’arbres. Il fait par­tie de l’un des plus grands d’Europe. Or cet arbo­re­tum va fer­mer fin 2018, pour des rai­sons bud­gé­taires… Des citoyens se mobi­lisent pour évi­ter cette fer­me­ture, une péti­tion est ouverte à signa­ture.

Marche des cobayes 2018-06-22 Nogent-sur-Vernisson Arboretum 2

Le soir, nous avons par­ti­ci­pé à la fête de l’été de l’AMAP (Association pour le main­tien d’une agri­cul­ture pay­sanne) des jar­dins de Mocquepoix avec des dis­cus­sions sur l’agriculture, le com­merce bio et notre marche. Et bien sûr, de suc­cu­lents pro­duits que les mar­cheurs ont rame­né dans leurs affaires !

Marche des cobayes 2018-06-22 Nogent-sur-Vernisson Cortrat AMAP

 

L’étape de Belleville-sur-Loire (Cher)

Le lun­di 18 juin, nous avons rejoint le réseau Sortir du nucléaire et ses nom­breux mili­tants à Belleville-sur-Loire. Françoise Pouzet, Thierry Jolivet et Bernadette Moreau, réfé­rents locaux de la sec­tion locale Sortir du nucléaire – Berry-Giennois-Puisaye, nous ont accom­pa­gnés pour cette étape. Un immense mer­ci à eux pour leur accueil très cha­leu­reux !

Dans un pre­mier temps, nous avons effec­tué des pré­lè­ve­ments d’eau pour recher­cher des radio­nu­cléides dans la Loire avec l’ACRO (Association pour le Contrôle de la Radioactivité).

Marche des cobayes 2018-06-18 Belleville-sur-Loire 2

Depuis fin 2016, chaque tri­mestre, un col­lec­tif d’associations anti­nu­cléaires fait des recherches de radio­nu­cléides, avec l’aide de l‘ACRO, sur le fil de la Loire et de ses affluents. Une fois par an, ils effec­tuent aus­si des pré­lè­ve­ments des sédi­ments de la Loire et des végé­taux. Les pre­miers résul­tats, à Chinon, ont mon­tré des traces signi­fi­ca­tives de Tritium. Les résul­tats seront pré­sen­tés en sep­tembre pro­chain.

De nom­breuses per­sonnes nous ont ensuite rejoints pour mar­cher jusqu’à la cen­trale nucléaire de Belleville-sur-Loire. Nous avons fait un sit­ting devant la cen­trale, puis plu­sieurs per­son­na­li­tés ont pris la parole : Yannick Jadot et Michèle Rivasi (dépu­tés euro­péens Europe Ecologie-Les Verts), Roland Desbordes (admi­nis­tra­teur de la CRIIRAD, Commission de recherche et d’information indé­pen­dantes sur la radio­ac­ti­vi­té) et Mathilde Panot (dépu­tée France insou­mise du Val-de-Marne).

Marche des cobayes 2018-06-18 Belleville-sur-Loire 3

Le soir, plus de 100 per­sonnes étaient pré­sentes pour par­ti­ci­per à un débat sur le nucléaire et la san­té, en pré­sence de :
– Michèle Rivasi, dépu­tée euro­péenne EELV,
– Yannick Jadot, dépu­té euro­péen EELV,
– Mathilde Panot, dépu­tée France Insoumise du Val-de-Marne,
– Roland Desbordes, admi­nis­tra­teur de la CRIIRAD,
– Daniel Déprez, Sortir du Nucléaire Berry-Giennois-Puisaye.

Michèle Rivasi, dépu­tée euro­péenne, a tout d’abord intro­duit le sujet dans sa glo­ba­li­té, puis dénon­cé une situa­tion dra­ma­tique en Ouzbékistan : une hausse impor­tante de mala­dies, ain­si qu’une aug­men­ta­tion des leu­cé­mies chez les enfants, ont été obser­vées. Ces patho­lo­gies « radio-induites » sont très pro­ba­ble­ment liées au nucléaire. Des dépu­tés euro­péens se sont ren­dus sur des sites d’uranium (prin­ci­pal com­bus­tible uti­li­sé dans les réac­teurs nucléaires) en Ouzbékistan pour dénon­cer ces intoxi­ca­tions et aider le pays à pro­té­ger la popu­la­tion par rap­port aux risques de conta­mi­na­tion radio­ac­tive.

L’une des pro­po­si­tions de Michèle Rivasi et de plu­sieurs col­lec­tifs anti­nu­cléaires est de contes­ter la nou­velle direc­tive « Euratom », qui reflète un manque criant de démo­cra­tie. Euratom vise à déve­lop­per l’énergie nucléaire et fixe les nou­velles normes de base euro­péennes en matière de pro­tec­tion contre les rayon­ne­ments ioni­sants. la France s’apprête à choi­sir les seuils les moins pro­tec­teurs pos­sibles… La dépu­tée euro­péenne appelle à rehaus­ser ces seuils afin de pro­té­ger effi­ca­ce­ment la popu­la­tion.

Marche des cobayes 2018-06-18 Belleville-sur-Loire 5

Roland Desbordes est admi­nis­tra­teur de la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indé­pen­dantes sur la radio­ac­ti­vi­té), une asso­cia­tion créée en 1986 depuis l’accident nucléaire de Tchernobyl. La CRIIRAD est par­ve­nu à impo­ser des déci­sions contrai­gnantes à l’agence natio­nale de sécu­ri­té nucléaire. Roland Desbordes a dénon­cé les nom­breux conflits d’intérêts entre l’IRSN (Institut de radio­pro­tec­tion et de sûre­té nucléaire) et les exploi­tants de l’industrie nucléaire.

« Il y a de nom­breux conflits d’intérêts dans le domaine du nucléaire. L’IRSN est le seul orga­nisme capable de faire des recherches sur le nucléaire, car ils ont beau­coup de moyens. Or l’Autorité de sûre­té du nucléaire uti­lise l’IRSN pour réa­li­ser ses exper­tises. L’IRSN est donc payé par l’exploitant de l’industrie nucléaire pour faire un tra­vail, et payé par l’État pour contrô­ler ce même tra­vail. C’est comme si l’élève cor­ri­geait sa propre copie le jour d’un exa­men… »

Mathilde Panot, dépu­tée France insou­mise, s’est attar­dée sur la ques­tion de la sous-trai­tance dans le nucléaire. Elle a dénon­cé le fait qu’une entre­prise pri­vée (De Richebourg) s’échine à récu­pé­rer le mar­ché de la sous-trai­tance. Son PDG, rou­main, a d’abord com­men­cé à tra­vailler dans la fer­raille, puis il a pro­gres­si­ve­ment évo­lué. Arrivé en France, il a créé une socié­té d’intérim et n’emploie donc qua­si­ment que des tra­vailleurs en inté­rim. Il tente aujourd’hui de récu­pé­rer le mar­ché du trai­te­ment des déchets nucléaires.

« Le per­son­nel de cer­taines cen­trales, qui tra­vaille en inté­rim, est sou­vent incom­pé­tent puisque non for­mé aux spé­ci­fi­ci­tés du nucléaire. Les tra­vailleurs ne res­tent pas suf­fi­sam­ment long­temps sur parce pour appro­fon­dir leurs connais­sances, il y a un tur­no­ver impor­tant. » Mathilde Panot

Le dépu­té euro­péen Yannick Jadot a ensuite insis­té sur la néces­si­té d’opter pour une tran­si­tion éco­lo­gique dès à pré­sent, en se pas­sant de l’énergie nucléaire et en optant pour des éner­gies renou­ve­lables :

« La reprise en main col­lec­tive de la ques­tion éner­gé­tique est une oppor­tu­ni­té. Il y a 20 ans, ça n’existait pas. La révo­lu­tion éner­gé­tique est aujourd’hui acces­sible à tou-te-s. La rame­ner à l’échelle des citoyens, c’est un enjeu démo­cra­tique extra­or­di­naire »

Daniel Déprez, de l’association Sortir du nucléaire – Berry-Giennois-Puisaye, était pré­sent pour repré­sen­ter le comi­té local d’information de Belleville-sur-Loire. Il a expli­qué l’important déve­lop­pe­ment de can­cers chez les enfants en Biélorussie. Cette consta­ta­tion fait suite à des études réa­li­sées sur des sujets de 3ème géné­ra­tion depuis l’accident de Tchernobyl.

Marche des cobayes 2018-06-18 Belleville-sur-Loire 1

Le mar­di 19 juin, nous avons conti­nué les pré­lè­ve­ments dans un autre endroit près à Neuvy-sur-Loire (Nièvre), en aval de la cen­trale nucléaire. Après un pique-nique au bord de la Loire, les mar­cheurs ont eu quar­tier libre l’après-midi. Un repos bien méri­té, après plus de 700km de marche depuis Fos-sur-Mer !

 

L’étape de Tours (Indre-et-Loire)

Marche des cobayes 2018-06-16 Tours Fiertés

Les same­di 16 et dimanche 17 juin, la marche des cobayes s’est arrê­tée à Tours. Les mar­cheurs ont trac­té dans la ville après déjeu­ner, avant de rejoindre le châ­teau de Tours pour par­ti­ci­per à la marche des fier­tés.

Le soir, nous avons rejoint la marche au Printemps de Velpeau, orga­ni­sée par le Collectif Velpeau en tran­si­tion. Concerts, stands asso­cia­tifs, nour­ri­ture végé­ta­rienne et bio­lo­gique, ate­liers de recy­clage… Nous avons pu y pré­sen­ter notre marche et ren­con­tré de nom­breuses ini­tia­tives locales inté­res­santes !

Le dimanche après-midi, table-ronde autour sur les champs élec­tro­ma­gné­tiques (ondes, télé­phones por­tables, wifi, comp­teurs Linky), en pré­sence de Valérie Mousseaud du col­lec­tif Stop Linky Touraine et Emmanuel Denis de Robin des toits.

Marche des cobayes 2018-06-17 Tours Linky

Emmanuel Denis nous a expli­qué que nous man­quons aujourd’hui cruel­le­ment d’expertise indé­pen­dante sur les ondes.
« La légis­la­tion qui s’applique dans beau­coup de pays et qui fixe les seuils à res­pec­ter concer­nant les ondes élec­tro­ma­gné­tiques, relève d’une exper­tise faite par l’OMS avant 1998. C’était il y a 20 ans ! Aujourd’hui, les tech­no­lo­gies ont beau­coup évo­lué, il faut de nou­velles exper­tises indé­pen­dantes. » (Emmanuel Denis)
Selon lui, il n’existe pas de vraies études épi­dé­mio­lo­giques appro­fon­dies sur la toxi­ci­té des tech­no­lo­gies. Quatre prin­ci­paux effets phy­sio­lo­giques des ondes sur le cer­veau sont géné­ra­le­ment pré­sen­tés à ce sujet : l’ouverture de la bar­rière héma­to-encé­pha­lique (sang-cer­veau), qui devient per­méable et favo­rise l’empoisonnement pro­gres­sif du cer­veau ; des effets sur l’ADN ; des effets sur les régu­la­tions mem­bra­naires entre les cel­lules ; et enfin une inhi­bi­tion de la méla­to­nine.
Il pré­cise aus­si que de nom­breuses per­sonnes cri­tiquent aujourd’hui les comp­teurs Linky, mais ont beau­coup de dif­fi­cul­té à remettre en cause l’usage des télé­phones por­tables.
Valérie Mousseaud a quant à elle évo­qué les effets néfastes de la 5G par rap­port à la bio­di­ver­si­té. Il semble que, dans les villes qui testent la 5G, les oiseaux dis­pa­raissent pro­gres­si­ve­ment. De plus, les hautes fré­quences cas­se­raient les struc­tures métal­liques des châ­teaux d’eau, ce qui les fra­gi­lise et pour­rait cau­ser des effon­dre­ments. Si les ondes élec­tro­ma­gné­tiques ont un impact sur du métal, qu’en est-il sur notre san­té et sur l’environnement ? …
Enfin, pour ter­mi­ner, la marche des cobayes s’est ren­due sur le fes­ti­val World music, afin de pas­ser une soi­rée convi­viale !

 

L’étape de Vierzon (Cher)

Marche des cobayes 2018-06-15 Vierzon 7

Le ven­dre­di 15 juin, c’était une grande jour­née de conver­gence des mobi­li­sa­tions citoyennes ! La Marche des cobayes a en effet rejoint le Tour Alternatiba à Vierzon, pour une jour­née convi­viale de par­tages et d’actions com­munes.

À midi, les mar­cheurs ont retrou­vé la pre­mière vélo­ru­tion (ras­sem­ble­ment cycliste) d’Alternatiba. Équipée de vélos à trois (tri­plettes) et quatre (qua­dru­plettes) places, elle tra­verse toute la France de Paris à Bayonne, et fait un pas­sage dans quelques pays limi­trophes comme l’Allemagne et la Belgique. Après un déjeu­ner convi­vial, la deuxième vélo­ru­tion, locale cette fois, a rejoint l’assemblée. Des citoyens habi­tant la région rejoignent le tour pour une ou plu­sieurs étapes, loca­le­ment.

Nous avons ensuite ren­con­tré des jour­na­listes à l’occasion d’une confé­rence de presse (lire l’article dans le Berry Républicain), avec deux membres de chaque équipe qui ont pré­sen­té les ini­tia­tives.

Quelques mar­cheurs (Marie, Sarah, José et Clément) ont ensuite accom­pa­gné le départ de la vélo­ru­tion, cette fois… à vélo ! Nous sommes ain­si sor­tis de Vierzon à vélo, accom­pa­gnés par les habi­tants très curieux qui nous ont réser­vé un très bel accueil. Le Tour Alternatiba repart vers d’autres hori­zons, direc­tion Clermont-Ferrand ! Bon vent les amis cyclistes !

Nous avons ensuite par­ti­ci­pé au vil­lage asso­cia­tif « Vivre autre­ment » avec de nom­breux stands, où nous avons pu pré­sen­ter la marche à un très large public. L’occasion de par­ler de la san­té envi­ron­ne­men­tale de façon appro­fon­die ! La jour­née s’est ache­vée autour d’un débat sur les dif­fé­rents sujets abor­dés durant notre marche, les mala­dies chro­niques, l’augmentation des can­cers, l’inquiétante hausse de la sté­ri­li­té…

 Marche des cobayes 2018-06-15 Vierzon 6

(à suivre)

Pour suivre toutes étapes de la Marche des Cobayes de Fos-sur-Mer à Bruxelles, cli­quez ici.

 

 

Appel pour la Marche Vérité et Justice pour la Santé Environnementale

« Les cobayes lancent l’alerte »

Malbouffe, pol­lu­tions, expo­si­tion aux pro­duits toxiques, lob­bys : BASTA !

 

Alors que les mala­dies infec­tieuses ont lar­ge­ment bais­sé au XXème siècle en rai­son de l’hygiène et de la nutri­tion, les mala­dies chro­niques dites mala­dies de « socié­té » ont explo­sé : can­cers, aller­gies, autisme, hyper­ac­ti­vi­té, mala­dies auto-immunes, infer­ti­li­té, obé­si­té, per­tur­ba­tions hor­mo­nales, puber­tés pré­coces, mala­dies liées au effets secon­daires de cer­tains médi­ca­ments et vac­cins, élec­tro-hyper­sen­si­bi­li­té etc… Toutes ces mala­dies ont pour cause la dégra­da­tion de notre envi­ron­ne­ment et la « folie » de notre mode de vie.

Notre éco­sys­tème est deve­nu toxique !

Notre envi­ron­ne­ment est pol­lué par tous les rejets chi­miques indus­triels, agri­coles (pes­ti­cides, OGM, rési­dus médi­ca­men­teux, plas­tiques, nano­ma­té­riaux…) et nucléaires, ain­si que par les champs élec­tro­ma­gné­tiques.  Les cycles de l’air et de l’eau sont mis en dan­ger et c’est notre sur­vie, en tant qu’élément de notre bio­tope, qui est désor­mais com­pro­mise. Nous ne pou­vons plus accep­ter d’être pris.e.s, avec notre éco­sys­tème et sa bio­di­ver­si­té, pour une gigan­tesque pou­belle à ciel ouvert.

S’ajoute à cela le poids des lob­bies des com­plexes agroa­li­men­taires, chi­miques, phar­ma­ceu­tiques et du pro­fit à tout prix, qui fait sou­vent pri­mer, en matière de san­té publique, les inté­rêts de l’industrie sur l’intérêt géné­ral. Des mil­liers de vic­times sont humilié.e.s au quo­ti­dien par ces lob­bies qui agissent en toute impu­ni­té et sans presque aucune sur­veillance et c’est toute la popu­la­tion qui devient cobaye de leurs expé­riences.

La crise sani­taire, 4ème crise éco­lo­gique

La crise sani­taire est bel et bien la 4ème crise éco­lo­gique à côté de la crise cli­ma­tique, de l’extinction de la bio­di­ver­si­té et de l’épuisement des res­sources natu­relles. Comme les autres, cette crise est créée par l’humain.

Les sources de pol­lu­tions qui portent atteinte à la san­té sont bien connues ou soup­çon­nées : des rejets indus­triels pol­luant sol, air et eau, une nour­ri­ture et une eau bour­rées de pro­duits chi­miques, des cos­mé­tiques, des pro­duits d’ameublement, d’entretien et de construc­tion toxiques, l’inflation et la sur pres­crip­tion de pro­duits de san­té dan­ge­reux pour notre san­té, les ondes élec­tro­ma­gné­tiques, etc.

Alors que ces sources de pol­lu­tions font déjà des mil­liers de vic­times, adultes comme enfants, c’est toute la popu­la­tion qu’elles menacent, et plus par­ti­cu­liè­re­ment cer­taines classes sociales et mino­ri­tés défa­vo­ri­sées condam­nées à vivre dans les endroits les plus pol­lués et sans moyen de s’informer cor­rec­te­ment, ni de com­battre.

Aussi, après les scan­dales de l’amiante ou des vic­times des pes­ti­cides (Triskalia), les sala­riés n’ont plus aujourd’hui, avec la sup­pres­sion des CHSCT, d’instance d’alerte concer­nant la san­té et l’exposition aux risques dans leur entre­prise. Or, l’exposition pro­fes­sion­nelle aux can­cé­ro­gènes explose et la pro­tec­tion de la san­té sur les lieux du tra­vail est un enjeu essen­tiel.

Marchons pour défendre notre san­té

Face à cette catas­trophe sani­taire galo­pante, il est temps de réagir et de tous se mobi­li­ser dans le cadre d’une grande marche autour des vic­times et des cobayes.

Soutenons cette marche citoyenne des vic­times empoi­son­nées dans leur tra­vail, asphyxiées par l’air qu’elles res­pirent, intoxi­quées par ce qu’elles mangent ou par cer­tains pro­duits de san­té toxiques…Il n’est pas trop tard pour stop­per ces pol­lu­tions qui se répandent, des solu­tions existent et nous vou­lons le faire savoir.

Entre le pre­mier mai et le 30 juin, par­ti­ci­pons à la Marche Vérité et Justice pour la Santé Environnementale pour :

  • Rendre visibles les per­sonnes iso­lées et vic­times dans leur tra­vail, dans leur lieu de vie, dans leur ali­men­ta­tion, dans leurs soins… de pro­duits toxiques, de pro­duits de san­té dan­ge­reux, de pol­luants dan­ge­reux pour la san­té et pour les géné­ra­tions futures ;
  • Créer un mou­ve­ment citoyen et un éveil des consciences contre l’inertie des pou­voirs publics en matière de san­té envi­ron­ne­men­tale ;
  • Réclamer la jus­tice, la répa­ra­tion, la recon­nais­sance des res­pon­sa­bi­li­tés et l’indemnisation des vic­times de la crise sani­taire et envi­ron­ne­men­tale avec l’inversion de la charge de la preuve (ce doit être à l’industriel de prou­ver l’innocuité de son pro­duit et non à la vic­time de prou­ver le lien de cau­sa­li­té entre sa patho­lo­gie et le fac­teur de pol­lu­tion ou le pro­duit toxique) ;
  • Exiger une recherche, une exper­tise et une jus­tice indé­pen­dantes et refon­der toutes les méthodes d’évaluation et d’homologation par un panel indé­pen­dant de cher­cheurs uni­ver­si­taires avec un contrôle citoyen ;
  • Renforcer la pro­tec­tion de la san­té au tra­vail en réta­blis­sant les CHSCT et des ins­tances de contre-pou­voirs, d’alerte et de la contre-exper­tise pour les salarié.e.s.

Marchons pour en finir avec le tout pou­voir des lob­bys indus­triels qui s’infiltrent dans les éva­lua­tions scien­ti­fiques et la régle­men­ta­tion. Marchons pour exi­ger le droit fon­da­men­tal à un air sain, une ali­men­ta­tion saine, une méde­cine saine, un envi­ron­ne­ment sain et la pré­ser­va­tion de la san­té de tous.

Car, nous ne vou­lons plus mou­rir empoisonné.e.s, asphyxié.e.s, intoxiqué.e.s…

REFUSONS D’ÊTRE DES COBAYES !

 

Vous pou­vez signer l’appel ici

 

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