La jour­née du 7 décembre a été mar­quée par de nou­velles actions des lycéens dans notre département.

 

À Chartres, au lycée Jehan-de-Beauce, dès avant 8 h., plus d’une cen­taine d’élèves ont ins­tal­lé un bar­rage fil­trant l’entrée de leurs cama­rades. Les ban­de­roles accro­chées aux grilles de l’établissement ciblent Parcoursup en sou­li­gnant que 5000 élèves sont res­tés sans affec­ta­tion dans l’enseignement supé­rieur ce qui attise l’inquiétude des futurs bache­liers. Un autre slo­gan est peint sur un cali­cot, qui fait aus­si flo­rès sur les ronds-points : Macron démis­sion ! Mais les ban­de­roles peuvent aus­si avoir une  autre uti­li­té en ce jour de vent et de pluie : abri­ter une tren­taine de lycéens qui ont orga­ni­sé un bar­be­cue à midi. Des palettes appor­tées par des Gilets Jaunes ont ser­vi de com­bus­tible et mar­qué un début de soli­da­ri­té entre les mobilisations.

 

À Dreux, la mati­née a été moins sereine. Selon des élèves que nous avons inter­ro­gés, une pou­belle a été enflam­mée devant le lycée Rotrou en début de mati­née entraî­nant des jets nom­breux de gre­nades lacry­mo­gènes de la part des poli­ciers en tenue anti-émeute et armés aus­si de matraques. À la suite de cet épi­sode, nous avons consta­té qu’un groupe d’une cen­taine de lycéens s’était for­mé et se diri­geait vers la gare, par l’avenue de Melsungen et la rue du Bois-des-Fosses. Quelques jets de pierres ont à nou­veau pro­vo­qué l’envoi de lacry­mos et la fuite au pas de course des jeunes. Arrivés devant le lycée Branly, le cor­tège a fait une pause bruyante et le feu a été mis à une pou­belle. Nouveaux tirs de lacry­mos dans la foule, nou­velle fuite des lycéens, cette fois vers les pelouses du quar­tier Kennedy.  Sans rai­son appa­rente, deux groupes de poli­ciers ont conti­nué à arro­ser les mani­fes­tants par des tirs croi­sés de lacry­mos. Quand nous avons quit­té les lieux vers 11 h., les lycéens sem­blaient se disperser.