Il y avait un peu d’inquiétude chez les pre­miers arri­vés sur la place Châtelet à Chartres en ce 10 décembre. La mani­fes­ta­tion du jour contre le pro­jet Macron-Delevoye de casse des retraites soli­daires serait-elle à la hau­teur de celle du 5 décembre à la par­ti­ci­pa­tion excep­tion­nelle. Mais au fil des minutes les plus pes­si­mistes ont retrou­vé le sou­rire. Le nombre gros­sis­sait et, fina­le­ment, la foule était bien là. Certes, la par­ti­ci­pa­tion était moindre, mais la com­bat­ti­vi­té était intacte et tous sont convain­cus que ceux qui n’étaient pas là ce mar­di seraient pré­sents lors d’une pro­chaine mobi­li­sa­tion. À l’exemple de ces professeur·e·s des écoles qui font grève par groupes, ces trois-là un jour, ces trois autres à une autre date.

Devant la Préfecture, une seule prise de parole com­mune aux quatre orga­ni­sa­tions syn­di­cales appe­lantes (CGT, FO, FSU, Solidaires), fait excep­tion­nel et inten­tion­nel : « C’est notre réponse aux ten­ta­tives du gou­ver­ne­ment de miser sur la divi­sion et la dis­per­sion pour bri­ser le front uni du retrait. » Depuis le 5 décembre, « la grève a été recon­duite à la SNCF, à la RATP, dans de nom­breux éta­blis­se­ments sco­laires dans tout le pays, mais aus­si dans des entre­prises du pri­vé, dans les raf­fi­ne­ries, chez les agents ter­ri­to­riaux et dans de nom­breux hôpi­taux. Partout les assem­blées géné­rales se tiennent, débattent, décident. Face à ce raz-de-marée inédit dans sa pro­fon­deur et dans son ampleur […] le gou­ver­ne­ment tire ses der­nières car­touches. »

Et de conclure : « Nous appe­lons à des assem­blées géné­rales par­tout pour dis­cu­ter et déci­der. D’ailleurs, dès demain des actions auront lieu dans les dif­fé­rents sec­teurs. Plus que jamais la ques­tion de la grève unie jusqu’au retrait est posée. »

Battons le fer quand il est chaud

Aussitôt, les slo­gans reprennent « Retrait, retrait du plan Macron ! », « Public-Privé, Tous unis ! »

Dreux annonce qu’une réunion de tra­vail aura lieu le soir même à 18 h. pour orga­ni­ser le ras­sem­ble­ment de jeu­di devant la sous-pré­fec­ture.  À peine l’annonce ter­mi­née, une Internationale reprise à pleins pou­mons per­met de mesu­rer l’optimisme des pré­sents : « Battons le fer quand il est chaud ! »

Et long­temps après la fin du ras­sem­ble­ment, de petits groupes res­tent à dis­cu­ter sur la chaus­sée…

On trou­ve­ra ici les pro­chains ren­dez-vous d’action pré­vus en Eure-&-Loir dont le pre­mier est ce mer­cre­di 11 décembre à 17 h. devant le monu­ment des Droits de l’Homme (place Châtelet à Chartres).