Le 13 jan­vier, les avoca·te·s du bar­reau ont tenu à pro­tes­ter spec­ta­cu­lai­re­ment contre le pro­jet retraites du gou­ver­ne­ment au moment même où, à Paris, leurs repré­sen­tants étaient reçus au minis­tère de la Justice. Certain·e·s avaient rem­pla­cé le tra­di­tion­nel rabat blanc de leur robe par un rouge en signe de colère.

 

Le régime de retraites des avo­cats mas­sa­cré

 

Le pro­jet gou­ver­ne­men­tal pré­voit de les inté­grer dans ce qui est pré­sen­té comme un régime « uni­ver­sel ». Or, selon eux, cela abou­ti­rait à une aug­men­ta­tion de leurs coti­sa­tions de 14 à 28% alors que leurs pen­sions dimi­nue­raient de 30%. Ils font remar­quer que leur régime actuel, auto­nome, reverse chaque année « par soli­da­ri­té » 100 mil­lions d’euros au régime géné­ral.

 

Accrocher pour ne pas rac­cro­cher

 

Après la lec­ture par le bâton­nier Rivière d’une  décla­ra­tion fai­sant l’historique de leur régime de retraites et pré­ci­sant leurs demandes, ils ont tou·te·s enle­vé leurs robes qui ont été sus­pen­dues aux grilles du tri­bu­nal. Déjà, ils avaient été remar­qués le 17 décembre, dans la mani­fes­ta­tion inter­pro­fes­sion­nelle, défi­lant der­rière un âne. Depuis la veille ils étaient entrés dans, selon leurs termes, « une grève dure », recon­duite, qui para­lyse les audiences (voir la décla­ra­tion).

Le ras­sem­ble­ment s’est ache­vé par une Marseillaise.