La fédé­ra­tion d’Eure-&-Loir du PCF, mal­gré les res­tric­tions des ras­sem­ble­ments en période de covid-19, avait appe­lé à la com­mé­mo­ra­tion de la Journée natio­nale de la Résistance, fixée le jour de l’an­ni­ver­saire de la pre­mière réunion du Conseil National de la Résistance. Une ving­taine de per­sonnes se sont dis­po­sées devant le monu­ment Jean-Moulin à Chartres en res­pec­tant la dis­tan­cia­tion phy­sique et en por­tant des masques.

La secré­taire dépar­te­men­tale, Gisèle Quérité, dans sa décla­ra­tion, a sou­li­gné “Le défi que se sont fixés les hommes et les femmes [du CNR] d’i­ma­gi­ner la France dans laquelle ils rêvaient de vivre.

Deux ans après la pre­mière réunion du CNR, alors que le pays est encore en ruines, le défi est rele­vé.

Un gou­ver­ne­ment auquel par­ti­cipent des ministres gaul­listes, com­mu­nistes, de la SFIO, fait le choix de mettre en œuvre des avan­cées majeures, dans le sillage de celles menées, quelques années plus tôt, par le Front popu­laire :
- les femmes votent pour la pre­mière fois le 29 août 1945 ;
- la Sécurité sociale est inven­tée et mise en place, tout comme notre sys­tème de retraite par répar­ti­tion ;
- le gou­ver­ne­ment natio­na­lise les Houillères, Renault, les banques de dépôt et la Banque de France, l’électricité et le rail;
- le droit à l’é­du­ca­tion et à la culture pour tous est ins­tau­ré.

Un tel pro­gramme, mis en place au sor­tir d’une défla­gra­tion aus­si trau­ma­ti­sante, fait écho à notre propre défi, à l’heure où notre pays, mis bru­ta­le­ment à l’ar­rêt par la pan­dé­mie, affronte une crise d’une ampleur inédite.” (voir la vidéo pour l’in­té­gra­li­té du dis­cours)

Une gerbe a ensuite été dépo­sée au pied du monu­ment puis une minute de silence obser­vée avant que les par­ti­ci­pants entonnent le Chant des Partisans puis la Marseillaise.