Les inter­mit­tents du spec­tacle du sec­teur de Nogent-le-Rotrou ont par­ti­ci­pé same­di 6 juin à l’action natio­nale lan­cée par la CGT-Spectacle. En effet, l’inquiétude et la colère monte dans cette pro­fes­sion dure­ment éprou­vée par le confi­ne­ment et encore aujourd’hui bien loin d’avoir retrou­vé une acti­vi­té nor­male.

Ces pro­fes­sion­nels du spec­tacle (artistes, tech­ni­ciens…) ont enten­du Emmanuel Macron annon­cer, le 6 mai der­nier, des mesures pour la culture « mais, fait remar­quer le syn­di­cat, aucun écrit offi­ciel n’est venu com­plé­ter les décla­ra­tions faites ora­le­ment par le Président de la République et son ministre. Le plus grave est bien sûr qu’au­cune des annonces ne s’est tra­duite non plus par des déci­sions, sauf un report de la ‘’borne au 31 août 2021’’ (acté dans un amen­de­ment au Sénat).
Aucune dis­cus­sion n’a été ouverte, aucun décret ne nous a été pré­sen­té puis adop­té, aucune déci­sion bud­gé­taire n’a été prise. »

Autour de Mathieu Barbances, une quin­zaine d’intermittents per­che­rons se sont posi­tion­nés sur l’espace du théâtre de ver­dure de Nogent, por­tant des masques et res­pec­tant la dis­tan­cia­tion phy­sique, et bran­dis­sant des pan­cartes alliant reven­di­ca­tions et humour. Par exemple : Les artistes ne vivent pas seule­ment que de l’air du temps, La culture, pre­mière arrê­tée, der­nière à reprendre, Décret flou artis­tique…

Le tract d’appel de la CGT exige notam­ment l’ouverture de concer­ta­tions sur l’adaptation des règles de l’assurance chô­mage et sur les condi­tions sani­taires de la reprise, un plan de reprise de l’activité par le biais d’aide à l’emploi mais exige aus­si le refi­nan­ce­ment des struc­tures publiques artis­tiques et cultu­relles et, pour le sec­teur mar­chand, des aides com­pa­rables à celles accor­dées à d’autres indus­tries.