La pre­mière mani­fes­ta­tion à Chartres après le décon­fi­ne­ment a com­men­cé fort. 750 per­sonnes ont répon­du à l’appel des fédé­ra­tions Santé de la CGT et de FO. Une bonne moi­tié était consti­tuée des per­son­nels du Centre hos­pi­ta­lier ou des EHPAD de l’agglomération. L’autre moi­tié  ras­sem­blait des usa­gers et des travailleurs/euses d’autres sec­teurs pro­fes­sion­nels, les syn­di­cats Solidaires et FSU ain­si que le col­lec­tif Plus jamais ça ayant appe­lé à sou­te­nir et à exi­ger un renou­veau du sys­tème de san­té public.

Les inter­ven­tions syn­di­cales ont eu lieu devant la pelouse de l’Hôtel-Dieu avant le départ. À la suite de  celles-ci, les Gilets jaunes ont pris la parole avec leur propre sono et ont ensuite, comme à leur habi­tude, autour de la ban­de­role de ceux de Nogent-le-Rotrou, ani­mé bruyam­ment (batu­ca­da) le cor­tège. Mais, ce jour, il y avait de la concur­rence ! On sen­tait une joie de se retrou­ver dans la rue après trois mois de pri­va­tion. La com­ba­ti­vi­té était au ren­dez-vous avec sonos et slo­gans éner­gi­que­ment repris ; par exemple, “Le soin c’est de l’hu­main, pas des chiffres”, “On réclame des moyens, mes­sieurs les poli­ti­ciens”, “Du fric pour l’hô­pi­tal public”

À remar­quer, la forte pré­sence dans la rue des soi­gnantes et soi­gnants, d’infirmières en for­ma­tion, beau­coup plus qu’avant la crise du coro­na­vi­rus, signe d’une prise de conscience accé­lé­rée des maux qui assaillent l’hôpital. La déter­mi­na­tion s’est mar­quée par des danses après que des médailles aient été sym­bo­li­que­ment jetées devant la Préfecture.

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À Dreux, envi­ron 350 per­sonnes se sont ras­sem­blées devant l’es­pace arbo­ré de l’hô­pi­tal. La satis­fac­tion de pou­voir à nou­veau mani­fes­ter se lisait sur tous les visages. Mais aus­si demeu­raient les sen­ti­ments de gra­vi­té cau­sés par cette triste épi­dé­mie contras­tant avec la pré­sence joyeuse d’une cen­taine de soi­gnants-soi­gnantes en tenue de tra­vail, pan­cartes exhi­bées et  port du masque qua­si géné­ral.
Les syn­di­cats CGT, FO, UNSA se sont expri­més expo­sant les prin­ci­pales reven­di­ca­tions : L’arrêt de tous plans qui détruisent l’hô­pi­tal public, arrêt des sup­pres­sions de lits, de postes et réou­ver­ture autant que de besoin, ‘’il ne suf­fit pas de nous hono­rer en héros, il faut des mesures concrètes pour répondre aux reven­di­ca­tions du per­son­nel hos­pi­ta­lier : aug­men­ta­tion des salaires et réem­bauches de per­son­nel’’. Quatre prises de parole fémi­nines, en comp­tant celle d’une Gilet jaune de Nogent-le-Rotrou, n’au­ront pas suf­fi pour décrire à quel point tous les hôpi­taux ont souf­fert durant cette période. Il n’y eut pas de mots assez durs pour condam­ner les mesures d’aus­té­ri­té ins­tau­rées depuis trente ans et qui n’ont pas per­mis de sau­ver des vies.
 
Les mani­fes­tants ont ensuite répon­du à l’in­vi­ta­tion de faire en cor­tège le tour du centre hos­pi­ta­lier.

Un ras­sem­ble­ments a éga­le­ment eu lieu à Châteaudun avec 200 par­ti­ci­pants.

Vidéos

 

Chartres : Le départ de la mani­fes­ta­tion

Chartres : La danse devant la Préfecture