À l’ap­pel des syn­di­cats ensei­gnants FSU, UNSA-Éducation, SUD-Éducation, SGEN-CFDT et CGT-Éduc’Action, au moins 700 per­sonnes se sont ras­sem­blées, place Châtelet à Chartres pour rendre hom­mage à Samuel Paty, pro­fes­seur sau­va­ge­ment assas­si­né. Logiquement, il y avait beau­coup d’enseignants sur l’esplanade devant le Conseil dépar­te­men­tal. Peu de dra­peaux, quelques pan­cartes (voir pho­tos) mais sur­tout le récon­fort de se retrou­ver nom­breux ensemble, unis face à la bar­ba­rie, et une grande déter­mi­na­tion, pour les ensei­gnants, à ne rien aban­don­ner du cœur de leur métier : la for­ma­tion à la réflexion ouverte et cri­tique.

Franck Mousset (SNES-FSU), après avoir salué la pré­sence de la Directrice aca­dé­mique des Services de l’Éducation natio­nale, a lu un texte com­mun aux cinq orga­ni­sa­tions syn­di­cales qui remarque : « L’objectif de ce crime est d’agir par la peur en empê­chant les ensei­gnants d’exercer une de leurs mis­sions essen­tielles : apprendre à leurs élèves à réflé­chir et à exer­cer leur esprit cri­tique. Il vise à pous­ser les ensei­gnantes et les ensei­gnants à l’autocensure en les dis­sua­dant d’aborder les pro­blé­ma­tiques tou­chant aux liber­tés et aux reli­gions. Mais l’intolérance ne gagne­ra pas ! » Le texte sou­ligne ensuite le « com­mun atta­che­ment [des pré­sents] aux liber­tés et à la laï­ci­té. » Des applau­dis­se­ments ont salué cette conclu­sion et une minute de silence a été obser­vée par l’assistance.

Un ras­sem­ble­ment d’une cen­taine de per­sonne a eu lieu à Nogent-le-Rotrou à la même heure.