Réunis à l’Hôpital de Chartres,
CGT et FO santé ont lancé un cri d’alerte

Le ras­sem­ble­ment est ouvert par une décla­ra­tion lue à deux voix par Vincent Périchon et Marina Neveu des syn­di­cats Santé d’Eure-&-Loir de la CGT et de FO. Cette décla­ra­tion rap­pelle que ce 20 juin est ‘’une jour­née de grèves et d’actions natio­nale contre la situa­tion plus que catas­tro­phique de notre sys­tème de san­té […] nous sommes réunis pour faire entendre la colère, la fatigue, la las­si­tude le dégoût des pro­fes­sion­nels de la san­té de la Fonction publique hospitalière.’’

Les deux porte-paroles énu­mèrent les innom­brables reven­di­ca­tions, et notam­ment, les salaires avec dégel du point d’indice et non les miettes d’augmentation de 1,5% ‘’soit 7 cen­times bruts’’, arrêt des res­tric­tions bud­gé­taires ayant entraî­né la fer­me­ture de 80 000 lits ces 20 der­nières années et ‘’les postes avec’’.

Ils ajoutent : ‘’les soi­gnants sont à bout et démis­sionnent en masse […] en 2022, il y a eu au Centre hos­pi­ta­lier de Chartres 101 demande de dis­po­ni­bi­li­té dont 93 soi­gnants, 27 démis­sions dont 20 soi­gnants, 8 aban­dons de postes dont 7 soi­gnants […] on ferme main­te­nant des lits par manque de per­son­nel […] et ce sont les usa­gers qui le payent.’’  Marina Neveu affirme ‘’L’amélioration des condi­tions de tra­vail est une véri­table urgence et doit être immé­diate !’’ Vincent Périchon ajoute ‘’ Il faut légi­fé­rer un ratio soi­gnants-soi­gnés dans chaque spé­cia­li­té.’’ Tous deux dénoncent : ‘’On ne peut plus tolé­rer d’entendre la direc­tion décla­rer à la presse que ce n’est pas si catas­tro­phique et que les arri­vées suf­fisent pour l’instant à com­pen­ser les départs. Non, ce n’est pas vrai !’’ Et en chœur, ils concluent ‘’ Toutes et tous ensemble, on ne lâche rien ! Soyons mobi­li­sés dans la rue et en action dans nos éta­blis­se­ments !’’ Conclusion saluée par des cris, des applau­dis­se­ments, des klaxons et des trompes.

S’estimant suf­fi­sam­ment en nombre (une cin­quan­taine), les agent·e·s rassemblé·e·s décident d’aller sous les fenêtres du DRH aux cris de ‘’Hôpital en dan­ger, on veut des moyens !’’, ‘’Personnel fati­gué, on veut des moyens !’’ Celui-ci vient à leur ren­contre et tente de répondre  aux ques­tions posées par les per­son­nels qui res­tent sceptiques…