Chartres : Première manif de la rentrée sociale

Au moment même où le Premier ministre Michel Barnier pro­non­çait son dis­cours de poli­tique géné­rale à l’Assemblée Nationale, la mani­fes­ta­tion dépar­te­men­tale, appe­lée par la CGT, la FSU et Solidaires dans le cadre de la jour­née natio­nale inter­pro­fes­sion­nelle du 1er octobre a réuni, à Chartres, près de 300 per­sonnes. Ce n’est évi­dem­ment pas suf­fi­sant pour contrer les menaces qui se pro­filent avec ce gou­ver­ne­ment mar­qué très à droite. Mais c’était le but de cette jour­née, affir­mer par cette ren­trée sociale dans la rue que les sala­riés ne se lais­se­ront pas faire.

 

Ensemble, construi­sons la lutte d’aujourd’hui et de demain

 

Les trois syn­di­cats ont lu deux fois, avant le départ (devant la Préfecture) et à l’arrivée (place Châtelet), leur ana­lyse de la situa­tion et leurs reven­di­ca­tions : ‘’L’actualité récente montre bien com­ment la déses­pé­rance sociale créée par ces der­nières années de poli­tiques d’austérité nour­rit le dis­cours et la mon­tée de l’extrême droite […] Nous exi­geons l’abrogation de la réforme des retraites (cla­meurs), l’augmentation des salaires du pri­vé, du point d’indice de la Fonction publique, des pen­sions de retraites et des mini­ma sociaux (ouiiii), l’égalité sala­riale femmes-hommes (ouais), per­mettre l’accès de tous à des ser­vices publics de qua­li­té.’’ Et de conclure à trois voix : ‘’Les richesses sont pro­duites par les tra­vailleuses et les tra­vailleurs […] orga­ni­sons-nous par­tout […] ensemble, construi­sons la lutte d’aujourd’hui et de demain !’’ (applau­dis­se­ments)

 

Ce 1er octobre est une étape

 

Entre ces deux lieux, le cor­tège a arpen­té bruyam­ment  le centre-ville, en alter­nant slo­gans repris de vives voix (Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère ! De cette socié­té là, on n’en veut pas ! ou l’irrévérencieux Macron si tu savais ton gouve, ton gouve, où on s’le met…) et chan­sons  dif­fu­sées par la sono (L’inusable Antisocial du groupe Trust, ou le récent Une vie de rêves et de com­bats de HK).

Souhaitons qu’ainsi que le pro­cla­mait la décla­ra­tion syn­di­cale ‘’ce 1er octobre [soit] une étape’’ vers de plus puis­santes mobilisations.