À Chartres, 850 fonctionnaires mettent la pression  sur le (futur) gouvernement

Les mesures annon­cées par Kasbarian, le ministre de la Fonction publique du gou­ver­ne­ment Barnier (3 jours de carence en cas d’arrêt mala­die, dimi­nu­tion de l’indemnisation des jours d’arrêt, non-ver­se­ment de la Gipa) ont fait débor­der le mécon­ten­te­ment des per­son­nels mal­trai­tés depuis des années par la baisse du pou­voir d’achat, la réduc­tion des effec­tifs dans les ser­vices ou, liste non exhaus­tive, le recours accru aux non titulaires.

Participation impor­tante à la grève et à la manifestation

Conséquence, 850 manifestant·e·s ont arpen­té le pavé de Chartres ce 5 décembre, jour­née natio­nale d’action. Fait excep­tion­nel aucun syn­di­cat ne man­quait à l’appel dans notre dépar­te­ment : CFE-CGC, CFDT, CGT, FO, FSU, Solidaires et l’UNSA. Le mou­ve­ment de grève a connu une par­ti­ci­pa­tion éle­vée dans beau­coup d’écoles, de col­lèges ou de lycées du dépar­te­ment. Dans le 1er degré le taux s’est éle­vé à 50% de gré­vistes. Ce taux a été aus­si atteint dans les col­lèges de Maintenon et d’Épernon. L’école élé­men­taire Jules-Vallin de Lucé a enre­gis­tré une sorte de record avec 12 professeur·e·s sur 13 ayant ces­sé le travail.

Les choix bud­gé­taires fustigés

Avant le départ, place des Halles, une décla­ra­tion com­mune a été lue par Dominique Chéron-Prier (FSU) au nom de l’Intersyndicale. Le gou­ver­ne­ment pre­nant pré­texte de la dette pour ser­rer encore  la vis, la décla­ra­tion  met à jour ‘’les vraies rai­sons du déra­page bud­gé­taire : elles sont du côté des choix poli­tiques opé­rés en matière de bud­get de la Nation, des choix qui ren­forcent les injus­tices sociale et fiscale.’’

Kasbarian cible des slogans

Dans un cor­tège, com­po­sé à plus de 50 % de per­son­nels de l’Éducation natio­nale, de nom­breux slo­gans chan­tés  se sont direc­te­ment adres­sés à Kasbarian, désor­mais démis­sion­naire : ‘’Un grand malade nous veut du mal – Ni 1, ni 2, ni 3 jours de carence !’’ , ‘’On n’est pas cou­pable d’être malade ! On les lais­se­ra pas nous faire la peau !’’ ou encore ‘’Salaire, san­té, condi­tions de tra­vail – Le mépris ça suffit !’’

À bon enten­deur, salut !

Le long par­cours n’a pas oublié la per­ma­nence de l’ex-futur dépu­té de Chartres pour une ‘’dédi­cace spé­ciale.’’ [voir pho­to] Arrêts aus­si devant l’antenne dépar­te­men­tale des Finances publiques  (‘’Du fric pour les ser­vices publics – Du pognon pour l’Éducation – Du blé pour la Santé’’) et la DSDEN (‘’Classes trop char­gées, ça nous épuise ! Et nos ministres, ils nous méprisent ! Il faut des postes et des hausses de salaire !’’)

Ils et elles ne lâchent rien !

À la dis­per­sion, Dominique Chéron-Prier a repris briè­ve­ment le micro pour se féli­ci­ter de la par­ti­ci­pa­tion excep­tion­nelle pour une mani­fes­ta­tion de la seule Fonction publique et a deman­dé à toutes et tous de pour­suivre la lutte y com­pris dans cette période sans gou­ver­ne­ment. Depuis, les syn­di­cats ont appe­lé à une nou­velle jour­née d’action le 12 décembre.