Chartres : Cortège unitaire contre le racisme et le fascisme

La Journée inter­na­tio­nale pour l’é­li­mi­na­tion de la dis­cri­mi­na­tion raciale décli­née, cette année en France, par un col­lec­tif d’organisations asso­cia­tives, syn­di­cales et poli­tiques sous le nom de Stop au racisme et au fas­cisme en rai­son  de l’évolution de la situa­tion inter­na­tio­nale et fran­çaise, a ras­sem­blé plus de 200 per­sonnes à Chartres., beau­coup plus que lors de pré­cé­dentes mani­fes­ta­tions sur ce sujet.

Une décla­ra­tion com­mune unitaire

Au point de ras­sem­ble­ment, sur la place Châtelet, Céline Le Guay (AERéSP 28) a été la porte parole du texte com­mun aux orga­ni­sa­tions euré­liennes dont l’idée cen­trale est résu­mée ain­si : “Nous ne vou­lons pas d’une socié­té raciste. Ensemble, construi­sons la socié­té dans laquelle nous vou­lons vivre, une socié­té de tous les droits pour toutes et tous, une socié­té de soli­da­ri­té, de fra­ter­ni­té, de jus­tice, et de res­pect des libertés”.

Pancartes, dra­peaux et slogans

Le cor­tège, ras­sem­blé der­rière la ban­de­role Abrogation de toutes les lois racistes et xéno­phobes,  a ensuite par­cou­ru le centre ville en pas­sant par les places des Épars et du Cygne pour se dis­per­ser, après des témoi­gnages, sur la place des Halles.

Quelques pan­cartes, beau­coup de dra­peaux (dont, pour la pre­mière fois à Chartres, ceux du tout jeune groupe local de l’Association France Palestine Solidarité-AFPS) et de mul­tiples slo­gans : So-So-Solidarité avec les peuples du monde entier, On n’oublie pas, on ne par­donne pas, le fas­cisme ne pas­se­ra pas, Siamo tut­ti anti­fas­cis­ti

Micro ouvert sur la place des Halles

Le micro ouvert final a per­mis à des manifestant·e·s, notam­ment à des militant·e·s de plu­sieurs orga­ni­sa­tions, de sou­li­gner des sujets leur tenant à cœur.

Ainsi, l’AFPS a dénon­cé le déni de la France face au géno­cide à Gaza : ‘ Cette guerre est une guerre d’élimination. Les colons israé­liens pour­suivent les occu­pa­tions de terres pales­ti­niennes impu­né­ment mais M. Macron ne dit rien.’’

Un Jeune Écologiste a fus­ti­gé ‘’tout ce pro­ces­sus de déshu­ma­ni­sa­tion [ex. lais­ser mou­rir des êtres humains en mer] qui est dan­ge­reux, non seule­ment pour [les] mino­ri­tés, mais pour notre démo­cra­tie entière.’’

Un mili­tant LFI s’est excla­mé : ‘’Stop à la mon­tée de l’extrême droite, stop à la dérive auto­ri­taire, stop à un gou­ver­ne­ment qui, loin de défendre l’égalité et la jus­tice, pié­tine nos droits et divise le peuple.’’

La porte-parole de l’AERéSP a rap­pe­lé ‘’le carac­tère sys­té­mique du racisme à tra­vers les poli­tiques qui viennent d’être adop­tées avec la loi Darmanin, la cir­cu­laire Retailleau et la remise en cause des droits fon­da­men­taux des per­sonnes étran­gères concer­nant leur droit au loge­ment, au tra­vail, de vivre en famille.’’