Soutenir l’AERéSP 28 : Dons, smartphones, pétition

Le col­lec­tif AERéSP 28 (Accueil des Exilé·e·s et Régularisation des Sans-papiers — Eure-&-Loir) communique :

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Familles à la rue URGENT

Chartres 22-03-2025 Manifestation contre le racisme et le fascismeLa poli­tique du gou­ver­ne­ment en matière d’im­mi­gra­tion ne cesse de se dur­cir, ren­dant tou­jours plus invi­vable la situa­tion des exilé.es, réfugié.es et sans papiers. Pour beau­coup, les condi­tions d’exis­tence tiennent de la sur­vie, et pour ceux qui n’ont pas de loge­ment obte­nir un héber­ge­ment d’ur­gence n’est jamais garan­ti. Le 115 refuse régu­liè­re­ment des per­sonnes, qui se retrouvent à la rue. 

·       Pour signer la péti­tion contre la dégra­da­tion de l’hé­ber­ge­ment d’ur­gence en Eure-et-Loir et s’in­sur­ger contre la manque de moyens, et la logique insup­por­table de tri : ICI

·       Pour aider finan­ciè­re­ment le Collectif AERéSP28, qui assure des per­ma­nences pour l’aide admi­nis­tra­tive, et une veille pour les per­sonnes les plus vul­né­rables, afin d’es­sayer de leur trou­ver des solu­tions pour loger la nuit ou pour d’autres besoins vitaux  : https://www.helloasso.com/associations/mrap-28‌   (Un reçu vous sera adres­sé directement.)

 ·      Par ailleurs, le col­lec­tif a besoin de smart­phones en état de marche, afin de les trans­mettre aux per­sonnes qui en sont dému­nies (et en ont abso­lu­ment besoin pour appe­ler notam­ment le 115).

La pétition

Plus personne à la rue dans le 28, c’est pour quand ?

Pour que le pré­fet d’Eure et Loir cesse d’ignorer nos demandes répé­tées concer­nant la situa­tion des per­sonnes à la rue !

Au mois d’octobre 2024, dans notre dépar­te­ment, nous avons assis­té à une dégra­da­tion nette de la situa­tion de l’hébergement d’urgence : des familles entières avec des enfants sco­la­ri­sés ou des nour­ris­sons se sont retrou­vées à la rue, contraintes de dor­mir dehors.

Nous assis­tons à une satu­ra­tion des struc­tures d’accueil. Leur finan­ce­ment insuf­fi­sant conduit à un manque de places dis­po­nibles et à une logique insup­por­table de tri capable de lais­ser dehors des familles avec des enfants en bas âge, des hommes malades, des femmes seules, des mineur.e.s isolé.e.s …

De plus, le dépar­te­ment semble avoir intro­duit la condi­tion de situa­tion régu­lière pour exer­cer sa com­pé­tence de mise à l’abri des femmes enceintes et des mères iso­lées avec enfant de moins de trois ans. Les femmes étran­gères sans-papiers ne pour­ront donc plus avoir accès à cette mise à l’abri ?

La pénu­rie des places en héber­ge­ment d’urgence conduit les pou­voirs publics à assu­mer de plus en plus ouver­te­ment une remise en cause de l’accueil incon­di­tion­nel garan­ti par la loi : « Toute per­sonne sans abri en situa­tion de détresse médi­cale, psy­chique ou sociale a accès, à tout moment, à un dis­po­si­tif d’hébergement d’urgence. ».

Face à cette situa­tion pré­oc­cu­pante, deman­dons ensemble des solu­tions immé­diates et durables pour garan­tir l’inconditionnalité et la conti­nui­té de l’accueil en héber­ge­ment d’urgence :

- Ouverture des places sup­plé­men­taires nécessaires

- Mobilisation immé­diate et pérenne des places grand froid

- Réquisition des loge­ments libres sui­vant les pos­si­bi­li­tés réglementaires

- Garantir la digni­té de l’accueil des sans-abris

- Ouverture conti­nue de la ligne du 115 (actuel­le­ment il n’y a pas de veille

télé­pho­nique le dimanche)

- Transparence sur les cri­tères mis en place et équi­té de trai­te­ment des demandes d’hébergement

Depuis le mois d’octobre, nous inter­pel­lons, en vain, le pré­fet, avec demandes d’audience, lettre ouverte signée par une ving­taine d’associations et par­tis, ras­sem­ble­ments devant la préfecture ;

soyons nombreux.ses à signer pour que notre mes­sage soit enfin entendu !