Dreux : Une nouvelle fois dans la rue pour la Palestine
Ce samedi 28 juin, place Mésirard, l’ombre avait été privilégiée. Si le nombre des manifestant·e·s était un peu moins important, une petite centaine d’habitant·e·s du Drouais s’était quand même, une fois de plus, mobilisée pour soutenir le peuple palestinien de Gaza. Des familles avec des enfants que le sort de cette population lointaine ne laisse pas indifférents.
Courage et solidarité !
Avant de marcher dans les rues de Dreux, les organisations se sont exprimées. La CGT a salué les travailleurs et les familles palestiniennes et n’a pas oublié les femmes iraniennes. Les deux représentants syndicaux ont aussi apporté leur soutien au mouvement iranien Femme Vie Liberté et à toutes les forces démocratiques iraniennes qui ont subi 12 jours d’une guerre qu’ils et elles n’ont pas recherchée. Israël a enfreint une trentaine de principes du droit international. ‘’Les dirigeants européens doivent suspendre l’Accord d’association UE-Israël.’’ L’action des Dockers et employés portuaires de Marseille qui ont refusé de charger des armes pour Israël a été une nouvelle fois saluée.
Puis, Benoît Coignard a lu un passage du dernier livre que Jean-Pierre Filiu, historien spécialiste de la Palestine a écrit. Ce récit est paru en mai 2025 aux éditions Les Arènes à la suite de son séjour à Gaza. L’extrait choisi est un témoignage de l’auteur où émotion et documentation s’allient intimement. Il est question de ‘’disparus enfouis sous les ruines’’, ‘’des êtres dévastés [qui] passent parfois la nuit à prier sur le mur d’enceinte’’ , ‘’Aujourd’hui, ici, à Gaza, on n’a plus qu’un rêve, celui de mourir entier.’’
Sidi, de l’AFPS Pays drouais, présente l’Hymne national Palestinien pour la Liberté. Il traduit les paroles qui évoquent le sacrifice et l’espoir. Il explique que le peuple palestinien, quoiqu’il arrive, est ‘’debout, fier et vivant.’’
Le droit international a la peine
La présidente de l’AFPS-Pays Drouais, Nafissa, résume les règles du droit international. ‘’Il existe, explique-t-elle, mais il n’est pas appliqué par celles et ceux qu’il dérange […] par ces états qui continuent de préférer l’impérialisme et le colonialisme.’’ Elle vante les mérites de l’UNRWA (office d’aide aux palestinien·ne·s rattaché à l’ONU) qui manque tant aux Gazaoui·e·s depuis que le gouvernement israélien a décidé de lui retirer tout moyen d’agir.
Agnès Cueille, LFI, trouve l’espoir malgré la tristesse, car les artistes expriment de plus en plus leur soutien, leur émotion. ‘’C’est le mouvement anti-apartheid de notre temps, le mouvement anti-génocide de notre temps.’’ Elle conclut : ‘’Plus jamais ça pour personne !’’
