Plus de monde au 2ème rassemblement Palestine à Nogent-le-Rotrou
Deuxième rassemblement en faveur de la Palestine à Nogent-le-Rotrou, après celui du 14 juin. Environ 90 personnes, en augmentation, malgré le début de juillet. Rassemblées à nouveau en haut de la rue de la Herse, elles se sont d’abord associées ‘’à la souffrance du peuple palestinien avec une minute de partage et de solidarité’’ qui a consisté en l’écoute de ce qu’à Gaza, on entend tous les jours : le bruit terrifiant des armes automatiques.
Le silence des médias
Plusieurs prises de paroles de militant·e·s se sont succédées, non sans redites, mais chacune mettant l’éclairage sur un aspect de la situation. Sylvain Chesneau a dénoncé : ‘’Pendant que les bombes tombaient sur Gaza, pendant que les enfants mouraient de faim, pendant que les cadavres s’entassaient sous les décombres, les médias occidentaux regardaient ailleurs […] temps consacré à Gaza sur les chaînes françaises pendant les douze jours de la guerre entre Israël et l’Iran : moins de deux minutes !’’ Le militant a annoncé qu’une lettre ouverte aux élus du Perche nogentais leur sera remise en main propre par le collectif et qu’elle sera l’objet d’une pétition.
Une pseudo fondation d’aide humanitaire
Micheline Cognard a fustigé ‘’le gouvernement Netanyahu [qui] utilise depuis un mois une pseudo Fondation d’aide humanitaire comme moyen de perpétrer des transferts de population […] Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a déclaré vendredi qu’il avait enregistré au moins 613 meurtres de Gazaouis en attente d’aide, à la fois dans des points d’aide gérés par la Fondation humanitaire pour Gaza et à proximité de convois humanitaires.’’
Boycott Désinvestissement Sanctions
Venue du Mans, une militante de la campagne BDS1-France a expliqué qu’elle résulte d‘un ‘’appel de 170 organisations de la société civile palestinienne en 2005’’, que c’est ‘’un mouvement non violent destiné à stopper l’impunité d’Israël et à le forcer à respecter les droits fondamentaux des Palestiniens.’’ S’appuyant sur la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese, elle a montré que ‘’le virage génocidaire du colonialisme de peuplement israélien depuis octobre 2023 a fait évoluer l’économie pour que tous les secteurs soient mis au service de la destruction de la population et de la société palestiniennes […] ce boom économique est favorisé par les investissements procurés par de nombreuses banques.’’
Il faut suspendre l’accord entre l’Union européenne et Israël
Anne Baschevici a enchaîné en dénonçant : ‘’Il y a trois jours, les députés de la majorité présidentielle, des Républicains et le RN ont rejeté le texte demandant la suppression de l’accord d’association entre l’Europe et Israël.’’ Elle a terminé son intervention en faisant clamer par la foule : ‘’Boycott, boycott, cessez le massacre ! Boycott, boycott et Gaza vivra !’’ Tout au long du rassemblement, les manifestant·e·s ont ainsi repris des slogans : ‘’Gaza – Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine !’’, ‘’Gaza, Gaza, Nogent est avec toi !’’, ‘’Qu’est-ce qu’on veut ? Un cessez-le-feu ! Où ça ? À Gaza ! Quand ça ? Maintenant !’’, ”Halte au masacre du peuple palestinien !’’, ‘’Netanyahou barre-toi ! Gaza n’est pas à toi !’’
Un génocide, c’est quoi ?
Patrick Schweizer a insisté sur le renforcement du Collectif Palestine Nogent : ‘’Le but c’est créer quelque chose de large pour dire ça suffit ! […] Un génocide, c’est quoi ? C’est effacer de la mémoire collective un peuple.’’ Il a pris l’exemple de ‘’la destruction des fondations de sites archéologiques’’ et appelé ‘’à discuter avec les gens.’’
On détruit les conditions de vie d’un peuple, on s’en fout de la planète
Piermari a, lui, alerté : ‘’En Palestine, il n’y a plus que 5% des terres cultivables qui sont encore cultivables. On détruit les conditions de vie d’un peuple, on s’en fout de la planète, on s’en fout des vivants, on s’en fout des humains. C’est la capacité d’empathie qui fait l’humanité, l’esprit d’hospitalité, d’accueil, de partage qui est la condition de vie de notre espèce. C’est ça qu’on doit faire vivre en nous et entre nous.’’
Comme la première fois, le rassemblement s’est achevé par l’écoute de la chanson de HK mêlant ses paroles aux vers du poète palestinien Refaat Alareer.
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