Gaza au cœur de nouveaux rassemblements à Dreux et Chartres

Samedi 12 juillet, place Métézeau, un nou­veau ras­sem­ble­ment a réuni une qua­ran­taine de Drouais·es et leurs sou­tiens. Certain·e·s por­taient des vête­ments ou un haut rouge pour mani­fes­ter leur répro­ba­tion d’une guerre géno­ci­daire qui doit ces­ser. Des foules, par­tout dans le monde, se signalent de plus en plus hos­tiles à la pour­suite de pri­va­tions pour la popu­la­tion, dans tous les domaines, depuis plus de 3 mois, et de meurtres de masse into­lé­rables. Partout il se dit que “les lignes rouges sont dépas­sées”.

Dreux : Marquer les lignes rouges

Pour La France Insoumise, Agnès Cueille explique avec flamme qu’il faut com­prendre ce qui se joue dans cette guerre à Gaza. “Chaque géno­cide com­mence avec des mots avant les armes”. Elle expli­cite les 10 étapes du pro­ces­sus type. L’objectif pre­mier, explique-elle, est de dis­tin­guer les gens : “Eux” seraient dif­fé­rents de “Nous”. Puis les mots per­mettent la clas­si­fi­ca­tion, la déshu­ma­ni­sa­tion, ensuite arrivent les per­sé­cu­tions et cela abou­tit à l’extermination. Il faut réagir et lut­ter, insiste-t-elle, parce que les mots agissent autour de nous et pré­parent le pas­sage à l’acte. Concernant cette crise au Moyen-Orient, elle explique qu’elle n’a “jamais vu une telle mobi­li­sa­tion des peuples par­tout sur la pla­nète, se sou­le­ver ensemble contre un génocide”.

Résister

La pré­si­dente de l’AFPS1 du Pays Drouais, Nafissa Ochsenbein, met en exergue le mot “résis­ter” : “face à l’extrémisme, au confor­misme, à la faci­li­té” résis­ter “par l’unité, aux idées noires, aux appels à la haine”… puis il a été deman­dé aux participant·e·s ce que leur évo­quait le mot “Résister”. Les réponses furent diverses et toutes pleines de sin­cé­ri­té et d’engagement. Un beau sujet de réflexion.

Chartres : Continuer la mobi­li­sa­tion durant l’été

À Chartres, l’AFPS a aus­si tenu un point de ras­sem­ble­ment place Châtelet, dimanche 13 juillet après-midi. Il n’est pas envi­sa­gé d’oublier la situa­tion que vivent les Palestiniens et Palestiniennes de Gaza, de Cisjordanie, de Jérusalem-Est au cours de cette période esti­vale. Les prises de parole ont condam­né cette guerre dont les objec­tifs géno­ci­daires ne font aucun doute aux yeux des per­sonnes présentes.

Sauver Bashar

Après l’introduction par Micheline Cognard, de l’AFPS Chartres, le bom­bar­de­ment du 1er juillet du café de bord de mer Al-Baqa à Gaza, fré­quen­té par des jour­na­listes, artistes et étu­diants, a été évo­qué avec émo­tion par Sabrina Boikou Sellier, une mili­tante de l’AFPS de la région char­traine et de l’UJFP2 natio­nale. L’un des bles­sés, gra­ve­ment atteint à la jambe, est un artiste connu en France et dont les Chartrains avaient déjà enten­du par­ler, Bashar Albelbeisi. Il est dan­seur de dab­ké, danse célèbre dans plu­sieurs pays du Moyen-Orient, res­pon­sable d’une troupe répu­tée qui a été reçue dans plu­sieurs villes fran­çaises et co-pré­sident, avec Sabrina, de l’association Foursan-France. Une mobi­li­sa­tion se déve­loppe pour qu’il soit accep­té dans un hôpi­tal de notre pays. [Plus d’informations pro­chai­ne­ment sur notre site].

Après le Madleen, le Handala vogue vers Gaza

Le départ du nou­veau voi­lier de la Flottille de la Liberté, le Handala, a été annon­cé par Martin Desombre et ses objec­tifs huma­ni­taires rappelés.

L’AFPS Chartres a fait connaître ses pro­jets d’actions durant l’été, en par­ti­cu­lier des ras­sem­ble­ments dans les quar­tiers qui sont pré­pa­rés avec les orga­ni­sa­tions du Collectif depar­te­men­tal pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. 

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  1. Association France Palestine Solidarité.
  2. Union Juive Française pour la Paix.