À Mainvilliers, nouvelle soirée de solidarité avec Gaza

La déci­sion avait été prise à la fin du mois de juin, le Collectif d’Eure-et-Loir pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens s’était enga­gé à main­te­nir une pré­sence mili­tante durant la période esti­vale, en sou­tien au peuple pales­ti­nien, notam­ment de la bande de Gaza mais aus­si de Cisjordanie. Exposée aux bom­bar­de­ments israé­liens, vic­time d’une famine orga­ni­sée par l’État d’Israël, la popu­la­tion cherche à sur­vivre, dans l’attente quo­ti­dienne d’une aide ali­men­taire hypo­thé­tique. C’est un géno­cide en cours sous les yeux du monde entier.

Le 3ème ren­dez-vous de soli­da­ri­té de l’été

Le Collectif dépar­te­men­tal est en forme réduite du fait des vacances d’été, cepen­dant, après la ZUP de La Madeleine et Lucé, ce 3ème ren­dez-vous, le 16 août, sous les arbres de la place du Marché de Mainvilliers a été jugé posi­tif par les orga­ni­sa­tions pré­sentes : l’AFPS Chartres (Association France Palestine Solidarité créée en février 2025), le PCF, le NPA, Ensemble! 28. Des habi­tants et des familles de Mainvilliers étaient là ain­si que des per­sonnes qui par­ti­cipent régu­liè­re­ment aux diverses mani­fes­ta­tions orga­ni­sées depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 ayant aus­si visé des civils israé­liens. Les orga­ni­sa­tions ont fait connaître leurs ana­lyses. Se sont expri­més : Micheline Cognard pour l’AFPS-Chartres, Nathan Beaudout pour le PCF, Patrick Schweizer pour le NPA.

Macron doit s’impliquer

Ces représentant·e·s rap­pellent que les droits du peuple pales­ti­nien, niés par le pou­voir israé­lien depuis 77 ans, sont main­te­nant en grand dan­ger. Ce qui domine est la cer­ti­tude que les res­pon­sables poli­tiques extré­mistes au pou­voir en Israël sont déci­dés à pour­suivre leur guerre géno­ci­daire contre l’ensemble du peuple pales­ti­nien. Leur but est d’évacuer de la bande de Gaza le plus pos­sible de Palestinien.nes et de l’occuper, avec l’objectif assu­mé de réa­li­ser le rêve sio­niste du Grand Israël a expli­qué M. Cognard pour l’AFPS. Elle insiste sur l’urgence de l’implication du pré­sident Macron. ‘’Les mots, trop tar­difs, ne suf­fisent pas’’. Les attentes des orga­ni­sa­tions soli­daires sont rap­pe­lées par le repré­sen­tant du PCF. La seule que le porte-parole du NPA dis­cute est la ‘’solu­tion à deux états’’, expli­quant qu’elle ne per­met­trait pas que les popu­la­tions apprennent à vivre ensemble.

Hommage au jour­na­liste Anas Al’Sharif

Un hom­mage est ren­du au jour­na­liste pales­ti­nien Anas Al’Sharif assas­si­né le 10 août, ain­si que quatre de ses col­lègues, par la lec­ture de son tes­ta­ment, en langue arabe et en Français. Cet assas­si­nat visait la tente où dor­maient les jour­na­listes. Les repor­tages des jour­na­listes pales­ti­niens, les seuls sur place, sont deve­nus indis­pen­sables au monde entier pour la connais­sance de la situa­tion dans la bande de Gaza.

Lecture de textes

La lec­ture d’a­na­lyses ou de textes lit­té­raires apporte des éclai­rages exté­rieurs indis­pen­sables. L’association AFPS-Chartres a choi­si de faire connaître un extrait de l’analyse de B’Tselem, une asso­cia­tion israé­lienne qui a cou­ra­geu­se­ment docu­men­té le géno­cide en décri­vant la mise en place d’un régime en Israël, ‘’œuvrant à la des­truc­tion de la socié­té pales­ti­nienne à Gaza’’. ‘’C’est le moment de sau­ver ceux qui ne sont pas encore per­dus à jamais et d’utiliser tous les moyens dis­po­nibles en ver­tu du droit inter­na­tio­nal’’, alerte-t-elle. Des textes rédi­gés par l’écrivain israé­lien Ibrahim Khashan sont aus­si pré­sen­tés, courts récits, témoi­gnages authen­tiques de l’angoisse qui sai­sit l’être humain contraint à quit­ter son domi­cile, à aban­don­ner ses ani­maux, pour un monde où il se sait sans défense1. Enfin, un poème de Ziad Medhouk, poète et pro­fes­seur de fran­çais pales­ti­nien2.

Les enfants s’im­pliquent aussi

Les enfants avaient à leur dis­po­si­tion des feutres et des crayons de cou­leur. Ils leur ont per­mis d’exprimer les inter­ro­ga­tions qui les troublent dans cette période ter­rible et aus­si leur espoir que la paix s’imposera, sym­bo­li­sée par la célèbre colombe. La soi­rée s’est ter­mi­née par des bois­sons et des gri­gno­tages. Les par­ti­ci­pants et par­ti­ci­pantes à ce ras­sem­ble­ment soli­daire avaient conscience que d’autres ren­dez-vous devront être orga­ni­sés, le plus tôt possible.

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  1. Ibrahim Khashan, La Vie sous les bom­bar­de­ments. (Ed. Le temps qu’il fait).
  2. Ziad Medoukh, Gaza, Ma vie sous les bombes (Investig’action).