Chartres : 70 personnes en solidarité avec le Venezuela agressé

Le ras­sem­ble­ment orga­ni­sé dans l’urgence à  l’initiative de La France Insoumise et  du Parti com­mu­niste fran­çais, ce dimanche 4 jan­vier, à Chartres, ‘’en soli­da­ri­té avec le Venezuela atta­qué par les États-Unis’’ a ras­sem­blé 70 per­sonnes. Plusieurs orga­ni­sa­tions s’étaient ral­liées à cet appel dont le Parti des Travailleurs. Ces trois par­tis ont pris la parole.

 

Droit inter­na­tio­nal bafoué

Léa Touret, au nom de LFI, a fus­ti­gé l’attitude de la France : ‘’La réponse de notre pré­sident Macron est irres­pon­sable, non seule­ment il ne condamne pas l’enlèvement de Maduro, mais en plus il l’ap­plau­dit […] il signe une décon­nexion avec le res­pect du droit inter­na­tio­nal et révèle une sou­mis­sion totale à l’empire du pro­fit, et du capi­ta­lisme-roi qui détruit la pla­nète et les peuples qui l’habitent […] Aujourd’hui, plus-que-jamais, nous nous tenons du côté du peuple véné­zué­lien […] Nous serons tou­jours du côté de l’au­to­dé­ter­mi­na­tion des peuples. Nous croyons que ce sont les gens eux-mêmes qui ont en eux la pos­si­bi­li­té de leur propre émancipation.’’

 

Macron légi­time l’a­gres­sion américaine

Gisèle Quérité, voix du PCF, a ren­ché­ri : ‘’La décla­ra­tion d’Emmanuel Macron est d’une excep­tion­nelle gra­vi­té. En se féli­ci­tant de la chute d’un pré­sident à la suite d’une inter­ven­tion mili­taire étran­gère, en s’ar­ro­geant le droit de par­ler pour le peuple véné­zué­lien et en pré­ten­dant dési­gner lui-même le diri­geant légi­time du Venezuela, le pré­sident de la République fran­çaise légi­time l’a­gres­sion amé­ri­caine et foule aux pieds les prin­cipes les plus élé­men­taires du droit inter­na­tio­nal […] le PCF réaf­firme sa soli­da­ri­té avec les peuples qui subissent les guerres, les sanc­tions et les ingérences.’’

 

Libération de Maduro !

Enfin, Nicole Mas, pour le PT, a décla­ré : ‘’Le Parti des tra­vailleurs exige la libé­ra­tion de Nicolas Maduro et des siens. Il rejette avec mépris les pré­textes par les­quels Trump pré­tend jus­ti­fier cette agres­sion. Ce n’est évi­dem­ment ni la «guerre contre la drogue», ni la «lutte pour la démo­cra­tie» qui le motivent. Sa prin­ci­pale moti­va­tion est […] la guerre com­mer­ciale contre tous les pays, notam­ment la Chine, et la guerre contre les droits démo­cra­tiques et sociaux des tra­vailleurs aux États-Unis.’