4ème mobilisation à Nogent-le-Rotrou pour une loi intégrale sur les VSS
Samedi 4 juillet, à midi, de nombreuses personnes ont répondu à l’appel pour une quatrième mobilisation pour une loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes à Nogent-le-Rotrou.
Rapidement, l’allée et les marches menant au marché hebdomadaire, très fréquenté en ce début de vacances d’été, sont investies par des manifestant·e·s qui se signalent déjà par leurs pancartes ‘’fabriquées maison’’ ou préparées par les membres de la Collective féministe du Perche et leurs soutiens.
Carences graves de l’État
Au micro, les prises de parole dénoncent les chiffres dérisoires de l’action publique contre l’inceste, les viols d’enfants et de femmes, devenus insupportables depuis le meurtre de la jeune Lyhanna. C’est donc, partout en France, pour une loi intégrale que les manifestant·e·s se mobilisent à répétition. Et pour l’indispensable, l’urgente nécessité de doter la Justice d’emplois dans tous les domaines.
Les prises de parole dénoncent ‘’des carences graves de l’État’’, fournissent des chiffres et précisent les attentes : près de 90% des plaintes ne sont pas entendues; les femmes ‘’racisées’’ le sont encore moins ; 3 enfants par classe vivent l’inceste ; ‘’le suicide des enfants est une pandémie silencieuse’’ punir est nécessaire ‘’mais il faut aussi soigner’’. ‘’Ce n’est pas qu’un combat de femmes, c’est un combat de société.’’
Un appel clair est lancé pour la suite : poursuivre les mobilisations ! Un nouveau rendez-vous est donné ce lundi 6 juillet, Place St-Pol, à 19 heures.
Une marche remarquée
Les manifestant·e·s empruntent l’allée longeant le marché pour ensuite déambuler dans l’allée principale au milieu des stands et des acheteurs puis descendent la rue de la Herse. Leur détermination et les nombreux messages inscrits sur les pancartes ne manquent pas d’intriguer les passant·e·s qui parfois montrent leur accord par un hochement de tête ou un sourire entendu.
La destination est, comme lors des actions précédentes, la Maison de Justice et du Droit. À cet endroit, le ·nombre le participant·e·s est établi à 70 personnes, participation en progression à chaque rassemblement.
Puis les manifestant·e·s empruntent l’avenue Georges-Clemenceau pour terminer ce rassemblement devant le monument aux morts situé place de la République. Toutes les pancartes sont placées bien en vue, elles couvrent le monument en entier et semblent symboliser un nouveau type de dégâts humains inadmissibles.
