600 à Chartres, lycéens et syndicalistes pour la même cause

Devant le théâtre de Chartres à 10 h., ce 6 octobre, alors que l’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires a don­né ren­dez-vous pour sou­te­nir la lutte des lycéen·ne·s, pas de dis­cours, pas de quart d’heure beau­ce­ron, on part tout de suite en cor­tège (160 per­sonnes dont déjà des lycéenn·ne·s). C’est qu’il faut vite rejoindre les élèves des lycées Fulbert, Jehan-de-Beauce, Monfort et Marceau gré­vistes rassemblé·e·s devant les grilles vertes de ce der­nier qui donnent rue Pierre-Mendès-France. Alors, on par­court le bou­le­vard Chasles et la Courtille der­rière la voi­ture sono où s’expriment alter­na­ti­ve­ment Chantal Lefèvre (CGT) et une lycéenne : Tous ensemble / Tous ensemble / Ouais ! et, à l’approche de l’établissement Marceau, on arrive ! Une voix loin­taine répond Y’a tous les lycées !

 

Soutien de plu­sieurs syn­di­cats aux reven­di­ca­tions lycéennes

La foule déborde dans le tun­nel sous la Courtille. Là encore, on ne perd pas de temps, la mani­fes­ta­tion démarre et cette fois la sono syn­di­cale est entiè­re­ment confiée aux jeunes. Macron t’es fou­tu, la jeu­nesse est dans la rue ! inau­gure une longue liste de slo­gans repris sur un tour de ville com­plet par les rives de l’Eure qui va durer une heure et demie.

 

Des adultes pour sou­te­nir mais aus­si pro­té­ger les lycéen·ne·s

Des parents d’élèves inquiets des risques de vio­lence sont pré­sents  avec un dis­cret bras­sard blanc mais une maman porte une voyante cha­suble où est ins­crit Mère… veilleuse devant et Touchez pas à nos enfants der­rière. Les syn­di­ca­listes présent·e·s sont aus­si là pour pro­té­ger les jeunes et cal­mer le jeu. Mais, tout se dérou­le­ra  sans inci­dent jusqu’à la fin.

 

Une manif dyna­mique et bruyante

Tout au long du par­cours, les jeunes font preuve d’une vita­li­té com­mu­ni­ca­tive. Rares sont les moments sans slo­gan, chan­sons  ou cris et applau­dis­se­ments. On va faire du bruit pour… revient régu­liè­re­ment. Quand la mani­fes­ta­tion passe non loin de l’IND, on  crie Notre-Dame, on est là !

 

La menace d’extrême droite pas oubliée

Si les reven­di­ca­tions lycéennes occupent la majo­ri­té des reprises, comme ParcoursSup, on n’en veut pas ! [voir l’encadré], la menace de l’extrême droite est bien pré­sente aus­si avec Faché pas facho et La jeu­nesse emm… le Front National. Faut-il voir dans la décla­ma­tion plu­sieurs fois de La Marseillaise, la volon­té de reprendre ce sym­bole de la Révolution fran­çaise à l’extrême droite ? La ten­ta­tive de faire chan­ter L’Internationale ren­contre moins de suc­cès… il faut dire qu’elle n’est pas apprise à l’école !

 

Quelle suite ?

De retour au point de départ à Marceau, un appel à conti­nuer à blo­quer les lycées les pro­chains jours est lan­cé… sans assu­rance de réa­li­sa­tion. Mais une pro­chaine jour­née natio­nale pour­rait être un nou­veau temps fort à Chartres et en Eure-et-Loir si le gou­ver­ne­ment n’accède pas aux demandes lycéennes.