Châteaudun : Droits des femmes, droits des peuples
C’est Châteaudun qui a ouvert la séquence des évènements militants pour marquer la Journée Internationale pour les Droits des Femmes en Eure-et-Loir, et c’était le 6 mars en fin d’après midi devant la Médiathèque. Une quarantaine de personnes s’y sont réunies, d’abord pour entendre deux prises de parole.
Inégalités de revenus
La première, au nom des organisations appelantes CGT et FSU1, par la voix de Céline Amartin de la CGT-Spectacle. Elle brosse d’abord un tableau sombre de la rémunération des femmes au travail : ‘’70% des femmes occupent un emploi dans les métiers dits ‘féminisés’ […] comme l’aide à domicile, l’hygiène ou l’entretien […] ces métiers sont souvent dévalorisés alors qu’ils sont essentiels pour la vie de l’ensemble de la société, ils sont moins bien rémunérés.’’ Elle précise que ‘’63% des postes non qualifiés sont occupés par des femmes’’ et en souligne la pénibilité. De plus, elle fait remarquer que ‘’les femmes consacrent 1h. 30 de plus par jour que les hommes aux tâches ménagères et familiales.’’ À la retraite ‘’les femmes ont une pension inférieure en moyenne de 37% par rapport aux hommes, c’est particulièrement vrai pour les agricultrices.’’ Après avoir démontré que le budget 2026 frappe en premier lieu les femmes, Céline Amartin s’écrie ‘’Qu’est-ce qu’on attend pour brûler ce budget austéritaire et injuste ?’’ Ce qui sera fait symboliquement après que la deuxième intervention ait été prononcée.
Solidarité avec les femmes palestiniennes
Celle-ci est faite par Hélène Bouhours-Colas au nom du collectif Dunois Palestine créé depuis quelques mois. Car la solidarité avec les femmes du monde entier est indispensable ‘’vu le contexte actuel’’ avait indiqué l’oratrice précédente. ‘’70 000 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023’’ selon l’ONU. ‘’94% des hôpitaux de l’enclave ont été détruits ou endommagés privant les femmes enceintes de soins essentiels […] À l’effondrement du système de santé s’ajoute la faim’’ provoquée par le blocus humanitaire. De plus, les ‘’conditions de survie [sont] extrêmes, dans des tentes rendues inhabitables par les tempêtes hivernales.’’ La porte-parole rappelle aussi que ‘’les femmes journalistes de Gaza ont été prises pour cibles par les forces israéliennes [mais] aucune mesure significative n’a été prise par la communauté internationale pour lutter contre cette violence.’’
On ne brûle pas les sorcières, on brûle le budget d’austérité !
C’est au son de chansons d’Anne Sylvestre et du C’est dans la rue qu’ça s’passe de La Compagnie Jolie Môme qu’un atelier (en plein air) confectionne des pancartes pour la manifestation du lendemain à Chartres. On écrit aussi sur de petits papiers les mesures du budget austéritaire qu’on va ensuite brûler dans le foyer d’un barbecue ! Les militant·e·s de la cause féministe de Dunois n’ont pas manqué d’idées pour promouvoir les idées d’égalité et d’émancipation essentielles à toutes et tous.
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- L’association En lutte pour Nous Toutes soutenait l’initiative.
