Nogent-le-Rotrou : ‘’Dans la rue, le 1er Mai, tous ensemble !’’
« Dans la rue le 1er mai, tous ensemble, tous ensemble ! » C’est par cet appel que les 150 manifestant·e·s du 1er mai à Nogent-le-Rotrou ont commencé leur marche dans le centre ville, soutenus par les percussions de deux groupes de fanfares bien connues : La Fanfare invisible du Perche et la Batucada de Bellême, venues en voisines. Le rassemblement a réuni cette année des marcheurs et marcheuses du secteur percheron (incluant des militant·e·s de l’Orne) : des travailleurs et travailleuses, syndicalistes ou non, des professions de l’industrie et de la fonction publique, des étudiant.es, de nombreux jeunes et des retraités. La période actuelle, pleine d’incertitudes alimentait déjà les premiers échanges sur la Place St Pol.
Au rythme des groupes musicaux
Cette marche dans la ville, a été assez courte mais dynamisée par les chansons et les slogans : « De cette société-là en n’en veut pas »… Le cortège, toujours aussi dynamique et revendicatif, a parcouru les rues Saint-Hilaire, Villette-Gâté, Gouverneur pour s’arrêter entre le kiosque à musique et la salle Mendès-France pour une écoute attentive des prises de parole. Les syndicalistes et des militantes de la Collective féministe du Perche ont mis l’accent sur les exigences, justifiées dans cette période où les conséquences sociales et personnelles des choix politiques rendent la vie matérielle difficile et l’avenir inquiétant, où les atteintes aux droits, à l’égalité hommes-femmes, restent les caractéristiques inacceptables d’une société capitaliste, encore machiste, sans oublier l’insécurité globale liée aux guerres indéfendables.
“Les droits sociaux sont arrachés par les luttes”
Cette journée du 1er mai est « une conquête arrachée par les luttes » affirme une militante qui explique que « les droits sociaux n’ont jamais été ‘’offerts’‘ par le patronat » mais « arrachés par les luttes ». Des représentantes de la CGT (toutes des jeunes femmes, cette année), ont développé une série de revendications, accompagnées d’explications.
“Nous voulons une société solidaire pour toutes et tous”
- Est posée la question : « Pourquoi travailler autant ne permet pas de vivre dignement ? » L’une des solutions est « l’augmentation des salaires » et « l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes. » Mais aussi « en consolidant l’emploi. » Il est rappelé que lorsque « le rapport de force est favorable aux travailleuses et aux travailleurs, les salaires augmentent et le temps de travail diminue…»
- Les oratrices exigent, entre autres revendications, le droit à la protection sociale et à « tous les droits de la vie ». Elles revendiquent une société solidaire, la retraite à 60 ans.
- Elles n’oublient pas le renforcement des services publics.
- Puis la démonstration s’empare du sujet de l’économie de guerre : le gouvernement exige des milliards pour l’armement « pendant qu’on ferme des lits d’hôpitaux », « qu’on gèle les salaires… » Les multinationales profitent des guerres.
Vous avez dit “économie de guerre” ?
Les militantes insistent :
« Des salaires, des écoles, des hôpitaux, pas de bombes ! » Pour elles, la réponse syndicale de la CGT défend une « économie de paix fondée sur les droits humains et la solidarité entre les peuples ».
Ce rassemblement s’est poursuivi, en musique, par un repas partagé consommé sur l’herbe, sous un beau soleil, favorable à l’expression de cette nécessaire solidarité.
