Gens du voyage : Écrit diffamatoire d’un maire d’E&L ?

Le post contro­ver­sé du maire du Gault-Saint-Denis

Gault-St-Denis 2026-06-21 Post Mairie Attention Gens-du-voyage

Tout com­mence avec l’arrivée d’une qua­ran­taine de cara­vanes de gens du voyage le 21 mars sur le stade de Pré-Saint-Évroult. En pleine cani­cule, ils recherchent de l’ombre, celle-ci y est pré­sente grâce à des grands arbres en péri­phé­rie. Le maire, Brian Pellerin, déplore cette ins­tal­la­tion : ‘’Ils sont entrés sans auto­ri­sa­tion’’, dit-il.

 

Plus d’aire d’ac­cueil depuis 2017

 

Il faut dire que la com­mu­nau­té de com­munes du Grand-Châteaudun ‘’ne res­pecte pas le sché­ma dépar­te­men­tal d’accueil et d’habitat des gens du voyage’’, comme l’indique le Sous-Préfet. Ce sché­ma signé le 23 mai 2023 par le Conseil dépar­te­men­tal et la Préfecture s’est tra­duit loca­le­ment par le pro­jet de construc­tion  d’une aire d’accueil par­ta­gée entre le Grand-Châteaudun et le Bonnevalais.  Mais les tra­vaux sont à l’arrêt alors qu’il n’y a plus d’aire d’accueil depuis 2017.

 

Attention, un camp de gens du voyage…”

 

Prévenu par son col­lègue de Pré-Saint-Évroult de l’installation, le maire du Gault-Saint-Denis, David Legrand, a dif­fu­sé un post sur l’application Panneau-Pocket en ces termes ‘’Attention ! Un camp de gens du voyage se sont ins­tal­lés (sic). Soyez vigi­lants et fer­mez vos portes à clé. Surveillez les pas­sages inha­bi­tuels et appe­lez la mai­rie ou le 17. Votre mai­rie.’’ Le mes­sage a un carac­tère indé­nia­ble­ment stig­ma­ti­sant. Le Préfet est inter­ve­nu pour obte­nir le retrait du post. Mais le maire assume auprès de France 3 : ‘’Je l’ai fait pour aler­ter ma popu­la­tion. Je n’ai rien contre les gens du voyage.’’ Et celui du Gault de pré­ci­ser la ‘menace’ : ‘’zonage, repé­rage, démarchage.’’

 

Jean-Fraçois Bridet sai­sit le pro­cu­reur de la République

 

Devant cette atti­tude de maires, Jean-François Bridet, élu de Chartres et vice-pré­sident de la région Centre-Val de Loire, a sai­si le Procureur de la République de Chartres arguant que ‘’ce texte pré­sente un carac­tère dif­fa­ma­toire envers une caté­go­rie spé­ci­fique de la popu­la­tion et peut donc consti­tuer un délit carac­té­ri­sé de dis­cri­mi­na­tion ou d’appel à la haine…’’

Affaire à suivre.