60 personnes au pique-nique de soutien aux victimes des pesticides

Nous l’annoncions le 7 juillet de l’année pas­sée : ‘‘le col­lec­tif Pesticides en ques­tion a créé l’association du “Collectif de Soutien aux Victimes des Pesticides en Eure et Loir” (CSVP28). ‘’

Un an plus tard, ce same­di 8 août, les adhérent·e·s et ami·e·s du col­lec­tif étaient convié·e·s à par­tir de 11 h., dans le cadre du mar­ché bio et soli­daire men­suel, chez Virginie Bouchard, à Tremblay-les-Villages pour par­ta­ger un bon repas et échan­ger sur la situa­tion actuelle.  À par­tir de midi, devant une soixan­taine de per­sonnes, plu­sieurs membres ont four­ni des infor­ma­tions et don­né la parole pour des ana­lyses de la situa­tion ou des témoignages.

Informer sur les cancers

Michel Daviet, ancien tech­ni­cien agri­cole dans les semences, membre du col­lec­tif, a remer­cié cette nom­breuse assis­tance. Il a rap­pe­lé l’énorme risque de can­cers, ayant lui-même subi un can­cer du sang. Ce sujet sera repris par une inter­ve­nante en évo­quant des champs culti­vés à proxi­mi­té d’écoles, avec des consé­quences dra­ma­tiques sur la san­té des enfants. Le pre­mier com­bat du col­lec­tif est, pour Michel D., de déve­lop­per l’information sur ces mala­dies qui peuvent tou­cher tout le monde et sur les alter­na­tives exis­tantes et de mettre les citoyens en contact avec les pay­sans ‘’qui tra­vaillent autrement.’’ 

Pascal Berland lance un appel : le col­lec­tif ‘’a besoin d’énergies vives.’’ Il est pré­vu de créer un ate­lier de réflexion pour déve­lop­per les actions de l’association, ‘’faire à la fois de la veille ou de l’alerte’’ notam­ment ‘’sur la qua­li­té de l’eau’’ et tra­vailler sur les alternatives.

Vous avez dit Duplomb ?

De son côté Pascale Berland dénonce les déci­sions de la loi dite d’ ‘’urgence agri­cole’’, une sorte de loi Duplomb 2, votée à l’assemblée et au Sénat ‘’au mépris des aver­tis­se­ments des scien­ti­fiques (par exemple, l’Ordre natio­nal des Médecins) et les pro­tes­ta­tions citoyennes, et mal­gré les incen­dies et les mil­liers de morts dues à la mul­ti­pli­ca­tion des cani­cules, non anti­ci­pées.’’ Heureusement, l’association Générations Futures a dépo­sé un recours. Elle ajoute que ‘’les 2 mil­lions de signa­tures contre la loi Duplomb1 ont vite été oubliées.’’ Cette loi donne une ‘’prio­ri­té abso­lue’’ aux agri­cul­teurs et éle­veurs tra­di­tion­nels et réin­tro­duit plu­sieurs pes­ti­cides. Quant aux rive­rains, ils ont inté­rêt à étu­dier de près cette nou­velle mou­ture1.

Une par­ti­ci­pante est invi­tée à expli­quer com­ment elle a subi un empoi­son­ne­ment en sor­tant de chez elle, un jour d’épandage dans le champ voisin.

Des arbres salvateurs

Caroline Duvelle évoque les divers com­bats néces­saires dans cette période et conseille de le faire en adhé­rant aux Amis de la Confédération pay­sanne. Elle explique par ailleurs l’importance des arbres, qu’il va fal­loir replan­ter en grand nombre après les incen­dies de cet été : ‘’les arbres sont le pou­mon absor­beur de CO2 et pro­tègent le vivant.’’

La loi Duplomb 2, c’est pire encore !

Jean-Marie Loury donne des élé­ments sur la nou­velle loi, qui est plus néfaste que sa pre­mière ver­sion, autant pour la quan­ti­té de pro­duits auto­ri­sés, pour le droit d’u­sage de l’eau et des bas­sines, et par la notion de res­pon­sa­bi­li­té qui devrait être par­ta­gée par le pro­prié­taire voisin

Puis, Amandine Dupuy et Sébastien Baumgarten de la Confédération Paysanne font le constat que cette orga­ni­sa­tion syn­di­cale n’est pas sou­vent consul­tée et est fina­le­ment absente de cer­taines com­mis­sions alors que le plu­ra­lisme devrait être respecté.

Une annonce

Mobilisation en sep­tembre dans l’Eure : Le 3 octobre, à St-Pierre-la-Garenne : Manifestation devant Syngenta à par­tir de 12 h. avec plu­sieurs mou­ve­ments dont les Soulèvements de la Terre – Repas en com­mun le soir.

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  1. D’après Le Monde du 14 août : Le Conseil Constitutionnel vient de vali­der, ven­dre­di 14 août, la grande majo­ri­té de cette loi. Seul l’article fai­sant obli­ga­tion aux pro­prié­taires de ter­rains voi­sins des zones trai­tées de créer une zone tam­pon est censuré.