Chartres 16-01-2021 Rassemblement Loi Sécurité 1Conditions météo­ro­lo­giques peu pro­pices (guère au-des­sus de 0°, pluie nei­geuse…), à Chartres, pour le redé­mar­rage des actions pour le retrait de la loi « Sécurité glo­bale » dont le Sénat dis­cu­te­ra en séance plé­nière au mois de mars. Une qua­ran­taine de mani­fes­tants se sont ras­sem­blés devant le théâtre où les orga­ni­sa­tions repré­sen­tées (CGT, Solidaires, PCF) se sont lar­ge­ment recon­nues dans la seule prise de parole, celle de Pierre Licout, co-secré­taire dépar­te­men­tal de la FSU dont voi­ci la qua­si intégralité :

« Un véri­table état poli­cier, un état auto­ri­taire impo­sant par la force ses déci­sions se met en place par la com­bi­nai­son  du nou­veau pro­jet natio­nal du main­tien de l’ordre, par la pro­po­si­tion de loi « Sécurité glo­bale » et le pro­jet de loi « confor­tant les prin­cipes républicains ».

« Nous com­bat­tons cette pente dan­ge­reuse dont les popu­la­tions des quar­tiers popu­laires, les mani­fes­tants Gilets Jaunes, les lycéens et lycéennes et étu­diants et étu­diantes ain­si que de nom­breux mili­tants poli­tiques ou syn­di­caux ont déjà été vic­times. Cette pente auto­ri­taire pro­met, à court ou à moyen terme, à chaque mani­fes­tant un pas­sage à tabac, un ébor­gnage loin des camé­ras. Si la pente vers l’autoritarisme est déjà atteinte, elle prend là une incli­nai­son inac­cep­table. Nous com­bat­tons cette orien­ta­tion en ayant clai­re­ment expri­mé notre posi­tion par voie de presse, de cour­rier, par la mani­fes­ta­tion fin novembre et tout au long du mois de décembre. »

Chartres 16-01-2021 Rassemblement Loi Sécurité 3« Nous avons, à la FSU, avec la CGT, FO et SUD, dépo­sé natio­na­le­ment un recours au Conseil d’État contre les décrets ren­for­çant et éten­dant le fichage. Ces recours seront pro­chai­ne­ment étu­diés sur le fond. Nous regret­tons que le Conseil d’État n’en ait pas, dès main­te­nant, déci­dé la sus­pen­sion. Nous tenons à sou­li­gner que ce Conseil d’État, plus haute ins­tance de la juri­dic­tion admi­nis­tra­tive, a enca­dré la mise en œuvre de ces décrets, décrets qui ne pour­ront être mis en œuvre que dans le cadre de pro­cé­dures ouvertes pour atteinte à la sécu­ri­té de l’État ou à la sécu­ri­té publique. »

«  Nous com­bat­tons cette pente, enfin et sur­tout, par­tout où l’autoritarisme cherche à se  déployer, sur le lieu de tra­vail comme dans la socié­té. Là, dans les ser­vices publics comme ailleurs, ce ne sont ni les per­son­nels ni les mili­tants syn­di­caux qui sont res­pon­sables de ten­sions pou­vant géné­rer de la vio­lence. Ce sont les gou­ver­ne­ments et les poli­tiques publiques qu’ils mènent, sans égards pour la voix des per­son­nels et de leurs repré­sen­tants. Oui, nous savons tous com­bien la mise en sécu­ri­té de la socié­té doit conduire non pas à des lois rédui­sant les liber­tés de tous mais cela doit conduire à répondre aux ten­sions sociales par les outils de la démo­cra­tie et, en par­ti­cu­lier, ceux de la démo­cra­tie sociale. Or, les droits syn­di­caux qui per­mettent de faire vivre cette démo­cra­tie sociale sont aujourd’hui pié­ti­nés grâce aux mesures prises dans le cadre des ordon­nances loi Travail et dans le cadre de la loi de Transformation de la Fonction publique que nous avons, là aus­si, combattues. »

« Dans les semaines qui viennent, plu­sieurs mobi­li­sa­tions dans la san­té, dans l’Éducation, dans l’Énergie sont enga­gées. Il existe un moyen sûr et simple d’assurer la sécu­ri­té de ces mobi­li­sa­tions, c’est d’entendre les reven­di­ca­tions por­tées par les per­son­nels de la san­té, de l’Éducation ou de l’Énergie, d’entendre la néces­si­té d’assurer la sécu­ri­té sociale de tous, des retrai­tés comme des jeunes, si dure­ment frap­pés par la crise sani­taire et ses consé­quences sociales, éco­no­miques comme péda­go­giques : aug­men­ta­tion des salaires, créa­tions de postes, réduc­tion du temps de travail ! »

Des ras­sem­ble­ments ont aus­si eu lieu à Dreux  et Nogent-le-Rotrou (une ving­taine dans le cadre de l’acte 8 d’un Après pas comme Avant).

Le pro­chain ren­dez-vous est fixé le 30 janvier