Le ser­vice des res­sources humaines en grève

 

Une cen­taine de per­sonnes, essen­tiel­le­ment des hos­pi­ta­liers, étaient ras­sem­blées à 10 h devant l’hô­pi­tal Victor-Jousselin à Dreux à l’ap­pel de FO, de la CGT et de l’UNSA. Deux Gilets jaunes regret­taient de ne pas avoir eu l’information plus tôt pour être plus nom­breux. Quel était la rai­son de cette mobi­li­sa­tion ? La situa­tion de plus en plus dif­fi­cile de l’hôpital drouais (hélas, pas le seul en France dans cette situa­tion, alors même que la pan­dé­mie sature les ser­vices) sou­li­gnée par les ban­de­roles fixées sur les enceintes de l’établissement : Stop à la casse de l’hôpital, Hôpital en dan­ger. Mais ce qui a déclen­ché ce nou­vel  accès de colère, c’est la situa­tion des agents des res­sources humaine (ARH) en grève depuis un mois, sur­char­gés de tra­vail, qui ont vu, depuis 2015, dis­pa­raître 11 postes de leur ser­vice. Ils réclament leur recréa­tion. La direc­tion en accor­de­rait géné­reu­se­ment 4… par redé­ploie­ment, à condi­tion que la grève cesse !

 

Il faut embau­cher pour le nettoyage

 

Environ 70 per­sonnes prennent bien­tôt la direc­tion du centre-ville der­rière une ban­de­role pro­cla­mant On veut des embauches. Outre les postes d’ARH, les syn­di­cats réclament l’embauche de 100 per­son­nels de net­toie­ment pour per­mettre aux soi­gnants d’avoir plus de temps à consa­crer aux malades. La marche, héris­sée de nom­breuses pan­cartes (voir pho­tos), est ponc­tuée par la chan­son  Bella ciao dif­fu­sée par la sono et le slo­gan L’hôpital, il est à nous! On s’est bat­tu pour le sau­ver, on se bat­tra pour le gar­der repris à pleines voix.

 

Le sous-pré­fet se déclare impuissant…

 

À l’arrivée devant la sous-pré­fec­ture, une délé­ga­tion est reçue mais le repré­sen­tant de l’État, s’il a écou­té atten­ti­ve­ment, selon le compte ren­du fait par les délé­gués, il a affir­mé qu’il allait ren­con­trer la direc­tion mais qu’il n’avait aucun pouvoir…