À Dreux, la san­té et le ser­vice public étaient au cœur de l’ap­pel du 1er Mai des syn­di­cats CGT et FSU ; le ras­sem­ble­ment avait lieu devant l’hôpital avec le slo­gan : Agissons pour un monde juste, soli­daire, éga­li­taire et durable. Plus d’une cen­taine de per­sonnes étaient pré­sentes à 15 heures avec tam­bours, accor­déon, ban­jo et beau­coup d’en­train et de déter­mi­na­tion mal­gré l’é­vi­dence d’une pluie annoncée !

Les pré­sences variées, en plus des syn­di­ca­listes, de ‘’cultu­reux’’, comé­diens, musi­ciens… et de gilets jaunes, témoignent l’émergence de cette conver­gence que nous espé­rons toutes et tous.

Lecture de l’ap­pel commun

C’est Sylvie Gohier, secré­taire de l’union locale CGT, qui ouvre le mee­ting en lisant l’appel com­mun : « La cir­cu­la­tion des virus est ren­due plus alar­mante par l’insuffisance des moyens de notre sys­tème de san­té publique […] Pour nos orga­ni­sa­tions, il est temps de mettre en œuvre un plan d’urgence pour rebâ­tir un sys­tème public de san­té à hau­teur des besoins […] Cette crise sani­taire se double d’une crise éco­no­mique et sociale très grave ! La pré­ca­ri­té et la pau­vre­té gagnent du ter­rain en par­ti­cu­lier chez les jeunes […] De trop nom­breux plans sociaux, de restruc­tu­ra­tions injus­ti­fiées, de délo­ca­li­sa­tions d’activités avec leur cor­tège de sup­pres­sions d’emploi sont en cours. » Elle condamne « la réforme de l’assurance chô­mage, reje­tée par toutes les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et qui n’a d’autre but que de faire de nou­velles éco­no­mies. » Enfin, elle dénonce les atteintes aux liber­tés aus­si bien dans le monde  (Birmanie, Hong Kong) qu’en France avec la loi ‘’pour une sécu­ri­té glo­bale’’ qui porte de « nom­breuses atteintes à la liber­té de la presse, à la liber­té d’informer et d’être infor­mé, à la liber­té d’expression ».

Non à la répression !

Le syn­di­cat Solidaires, qui a rejoint la mani­fes­ta­tion, emboîte le pas, par la voix de Thibault Lemière, sur le thème de la répres­sion : « Celle-ci arrive très sou­vent mal­heu­reu­se­ment. Il y a de la répres­sion quand on est effi­cace et quant on gène ! » Il rap­pelle ce qui arrive à une col­lègue de Châteaudun, direc­trice d’é­cole, dont le seul tort et le seul crime est d’a­voir défen­du son école qui est en REP et de deman­der la réha­bi­li­ta­tion de celle-ci qui est en lam­beaux. La hié­rar­chie la menace d’une sanc­tion. Pour conti­nuer de la sou­te­nir, il appelle à un nou­veau ras­sem­ble­ment devant la DDSEN, mer­cre­di pro­chain à par­tir de 10 heures. Ce jour là elle sera audi­tion­née. Et il conclut en insis­tant : « Cela nous encou­rage pour conti­nuer de lut­ter, reven­di­quer nos droits, le droit de mani­fes­ter et de prendre la parole ». 

 AccompagnéEs des musi­ciens, certainEs ont dan­sé, un groupe à chan­té avec brio le chant des soi­gnants.

Puis le cor­tège s’est mis en marche en direc­tion du centre ville sous les pre­mières gouttes. Au moment d’ar­ri­ver Boulevard Pasteur, la pluie était très intense et per­sis­tante, un petit groupe pour­tant est par­ve­nu jusqu’au bef­froi sans ces­ser d’entonner slo­gans et chants. Preuve d’une belle combativité.