Marché de Nogent-le-Rotrou :
Café Louise-Michel… à l’air libre !

Samedi 18 sep­tembre, en haut de la rue de la Herse, les membres du col­lec­tif Pour un Après pas comme Avant ont choi­si d’innover : une nou­velle ins­tal­la­tion pro­pice à la musique et au chant, à la dis­cus­sion, à la proxi­mi­té avec les pas­sants qui vont et viennent entre les deux lieux du mar­ché heb­do­ma­daire. Deux petites tables, quelques chaises et du jus de fruits. Sans oublier les ins­tru­ments de musique et les affiches du jour. Pour faire hon­neur à la Commune de Paris, ce lieu, éphé­mère mais jugé par toutes et tous vital, a été dédié à Louise Michel.

Les amis du col­lec­tif et du « Carnaval invi­sible » n’ont pas man­qué le ren­dez-vous. Une qua­ran­taine de per­sonnes assez inté­res­sées pour s’installer autour de l’espace, et de nom­breux pas­sants qui ont pu écou­ter par­tiel­le­ment ou atten­ti­ve­ment une inter­ven­tion, applau­dir, sou­rire, appré­cier la volon­té d’informer, de dire les injus­tices du monde et la néces­si­té d’agir pour le rendre juste.

 

Communeux per­che­rons

 

Accompagné par l’accordéon de Denis, le groupe du « Chœur-de ‑Champs », s’échauffe avec “Le Temps des cerises”. Le Chœur a ren­dez-vous dans l’après-midi devant la gare du Theil-La Rouge, dans le cadre des jour­nées du patri­moine, pour y évo­quer la Commune. Sont cités les cinq com­mu­nards nés dans ces com­munes rurales qui ont par­ti­ci­pé aux évé­ne­ments pari­siens de 1871, les « Communeux » comme ils s’appelaient eux-mêmes, pour la jus­tice sociale et le tra­vail, pour la liber­té, l’égalité et le res­pect de la volon­té des pari­siens expri­mée dans les urnes. Deux d’entre eux ont été gardes-natio­naux, ils ont com­bat­tu les Versaillais, défen­seurs de l’« ordre » et du capi­ta­lisme et ont été condam­nés à plu­sieurs années de bagne en Nouvelle-Calédonie.

 

Le gou­ver­ne­ment donne des gages aux chasseurs !

 

Une par­ti­ci­pante, Isabelle, se dit scan­da­li­sée par le revi­re­ment du gou­ver­ne­ment : il accepte les reven­di­ca­tions des chas­seurs d’oiseaux qui réclament le main­tien des pra­tiques dites « tra­di­tion­nelles » par l’usage de glu, filets, cages tom­bantes, lacets etc. Le gou­ver­ne­ment ne tient pas compte d’un avis du Conseil d’Etat qui a refu­sé cet été ces pra­tiques « non sélec­tives » et cruelles.

Puis alternent des chan­sons accom­pa­gnées à la contre­basse et à la gui­tare par Marie-Sophie et Mathieu, et un poème d’une poé­tesse afghane, dit par Sabine.

 

Des fichiers de mili­tants de gauche publiés par un site d’extrême-droite !

 

Dernières infor­ma­tions avant de fer­mer (pro­vi­soi­re­ment) le Café Louise-Michel, quelques mots sur la pau­vre­té et la future réforme de l’indemnisation du chô­mage. Puis Micheline dénonce un acte délic­tueux d’un site d’extrême-droite ayant publié un fichier de per­sonnes enga­gées à gauche, que ce site consi­dère comme des « isla­mo-gau­chistes » ain­si qu’une autre liste citant des orga­ni­sa­tions qui pro­curent des aides aux migrants. Une plainte de nom­breux res­pon­sables asso­cia­tifs et per­son­na­li­tés concer­nées va être déposée.

 Et le ren­dez-vous se ter­mine par deux chants d’actualité : “Amis, des­sous la cendre” de Serge Utgé-Royo, qui dénonce les méfaits du fas­cisme sur les esprits et “Le Pieu” de Luis LLach.