Nogent-le-Rotrou : 570 manifestant·e·s refusent le mépris du chef de l’État

Le pays est en ébul­li­tion mais le chef de l’État a cho­qué une majo­ri­té de Français et Françaises par cer­tains pro­pos pro­vo­ca­teurs, lors de son inter­view mer­cre­di à 12h30 . « Il ne sait pas res­pec­ter les gens qui tra­vaillent », entend-on dire par des per­sonnes qui ont été frap­pées par le mépris du chef de l’État pour la « foule » qu’il oppose au « peuple » élec­teur. « Ceux et celles qui créent les richesses sont méprisé·e·s» pré­cisent les militant.e.s.

Le len­de­main, après 48 heures de dis­tri­bu­tions devant les entre­prises et dans des quar­tiers, 48 h. de pré­sence mili­tante géné­ra­le­ment bien accueillie auprès des auto­mo­bi­listes et des rou­tiers, sur le rond-point de Margon, il était pro­bable que le mou­ve­ment de contes­ta­tion gagne en ampleur.

La plus grosse mani­fes­ta­tion de ce mouvement

Dès 18h, au vu des per­sonnes qui affluaient devant la gare de Nogent, on savait que l’on allait par­ti­ci­per à la plus grosse mani­fes­ta­tion de ce mou­ve­ment à Nogent-le Rotrou. Les participant·e·s ont rapi­de­ment pris plai­sir à écou­ter et applau­dir les groupes d’instrumentistes, les per­cus­sion­nistes pro­fes­sion­nels ou ama­teurs et les chants de luttes ouvrières. Un chant a été nou­vel­le­ment écrit sur les lieux mêmes de la contes­ta­tion sociale, le rond-point — renom­mé le Rond-Point du 49.3‑, un chant dont le liet­mo­tiv « Légitime défense! » a obte­nu l’adhésion de toutes les voix…

Toutes géné­ra­tions confondues

Des gens de tous âges étaient là, sala­riés ou retrai­tés soli­daires, des jeunes des lycées de la ville, des tra­vailleurs de la terre, adhé­rents ou non de la Confédération pay­sanne, ins­tal­lés sur un trac­teur ‑leur outil tra­vail- ; des membres d’ATD Quart Monde avaient fabri­qué des pan­cartes appe­lant à ne pas oublier les effets de la pau­vre­té ; d’autres avaient aus­si affi­ché avec soin de solides argu­ments contre la loi.

Le dépu­té à nou­veau stigmatisé

À la hau­teur de la per­ma­nence du dépu­té Luc Lamirault, la foule se ras­semble pour crier sa colère. Enfin, devant l’hôtel de ville, plu­sieurs inter­ve­nants se suc­cèdent : deux membres ensei­gnants de la FSU puis les ora­teurs des syn­di­cats CGT et FO encou­ragent les manifestant.e.s à pour­suivre ce com­bat. Une jeune femme pro­pose d’envoyer immé­dia­te­ment un mes­sage au dépu­té pour rem­plir sa boîte mail : « Cette réforme, on n’en veut pas ! ». Et la musique reprend, don­nant à chacun·e la joie néces­saire pour conti­nuer d’agir.