Dreux toujours mobilisé pour la Palestine

Pour le 4ème ras­sem­ble­ment orga­ni­sé par le col­lec­tif d’organisations syn­di­cales et poli­tiques, mobi­li­sées depuis plus de 4 mois, les habitant·e·s de la région drouaise ont répon­du en plus grand nombre que la quin­zaine der­nière. Une cen­taine de per­sonnes ont sui­vi avec atten­tion les prises de parole des représentant.e.s des orga­ni­sa­tions et ont défi­lé dans les rues.

Pour la CGT, Israël mène une poli­tique d’apartheid

Devant le Beffroi, Sylvie Gohier four­nit l’analyse de la CGT qui affirme qu’Israël mène une poli­tique d’apartheid en détrui­sant Gaza et en « pour­sui­vant inexo­ra­ble­ment la colo­ni­sa­tion de la Cisjordanie et de Jérusalem Est », ce qui ferme la porte à tout pro­ces­sus de Paix. Elle pré­cise les exi­gences de la CGT, entre autres : le ces­sez-le-feu immé­diat et la levée du blo­cus de Gaza, la pro­tec­tion de la popu­la­tion. Des mesures éco­no­miques sont deman­dées par le syn­di­cat : la sus­pen­sion des accords de libre-échange,des sanc­tions éco­no­miques tant qu’un ces­sez-le-feu n’est pas trouvé.La libé­ra­tion des otages et des pri­son­niers pales­ti­niens déte­nus par mil­liers sans juge­ment par Israël sont aus­si des exigences.

LFI pointe la volon­té d’Israël de vider Gaza

Lucien Combes, pour la France insou­mise, égrène les chiffres ter­ribles qui carac­té­risent ce conflit. Puis il rap­pelle que la CIJ (Cour inter­na­tio­nale de Justice des Nations Unies), sur demande de l’Afrique du Sud, a recon­nu l’existence d’un risque géno­ci­daire. Il pour­suit : ‘’Israël lui a répon­du par le bom­bar­de­ment mas­sif de Rafah […] Le constat est clair : Netanyahu et le gou­ver­ne­ment d’extrême droite israé­lien n’ont que faire du droit inter­na­tio­nal. Ils ne s’arrêteront pas avant d’avoir vidé Gaza de sa population.’’

Parlementaires de la NUPES à Gaza

Puis il évoque une délé­ga­tion de député·e·s et de sénateurs/trices de la NUPES qui sont allés en Egypte, à Gaza, pour rendre compte de la situa­tion huma­ni­taire de celles et ceux qui ont pu fran­chir la fron­tière. Son compte-ren­du est ter­rible : des dizaines de mil­liers de réfu­giés sont entas­sés dans le désert. Des convois huma­ni­taires sont blo­qués par les auto­ri­tés israéliennes.

’Refusons de regar­der « l’humanité s’éteindre sous nos yeux.’’ La France Insoumise exige que la France stoppe ses livrai­sons d’armes à des­ti­na­tion d’Israël. Elle estime que ‘’le temps des paroles est ter­mi­né’’, qu’il faut lais­ser place aux actions concrètes.

Pour le PCF, Gisèle Quérité demande des actes

 ‘’Nous vou­lons la paix, nous vou­lons la recon­nais­sance d’un état pales­ti­nien, nous vou­lons que nos gou­ver­nants agissent. […] Netanyahu l’a pro­mis : il y aura une offen­sive sanglante.’’

Les mises en garde de plu­sieurs pays se mul­ti­plient : Chine, Norvège, Berlin, la France… ‘’Beaucoup de paroles mais peu d’actes, ajoute-t-elle, quand est-ce qu’Israël sera mena­cé de sanc­tions ciblées ?  Que les pays agi­ront pour que cessent l’augmentation du nombre des colons ? Quand est-ce que les États-Unis et l’Europe arrê­te­ront de livrer des armes à Israël ?’’

On ne pour­ra pas dire ’’On ne savait pas’’

Le Parti com­mu­niste insiste sur la res­pon­sa­bi­li­té his­to­rique de nos gou­ver­nants. ‘’Le peuple deman­de­ra des comptes’’. La res­pon­sable com­mu­niste évoque la dif­fé­rence de trai­te­ment, par l’État fran­çais, entre les Palestiniens et les Ukrainiens, remar­queap­plau­die. Elle reven­dique l’indépendance de la France qui ’’ne devrait pas être condam­née à par­ler avec l’aval de l’OTAN ou de Etats-Unis.’’

Ensemble! 28 : Des crimes de guerre

pour le col­lec­tif Ensemble! 28, Micheline Cognard met l’accent sur la notion de crime de guerre : le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU dénonce “le blo­cus et le siège impo­sés à Gaza qui consti­tuent une puni­tion col­lec­tive et pour­raient éga­le­ment repré­sen­ter une uti­li­sa­tion de la fami­ne­comme méthode de guerre, qui tous deux sont des crimes de guerre”. Comme lors du ras­sem­ble­ment pré­cé­dent Ensemble! 28 insiste sur le rôle pro­tec­teur de l’agence de l’ONU, depuis 1949, l’UNRWA, qui est empê­chée par le manque de dons d’une ving­taine de grands pays dona­teurs dont la France.

Rester uni·e·s pour les futures actions

En consé­quence Micheline Cognard dresse une liste d’exigences pour la popu­la­tion de Gaza par­mi les­quelles l’arrêt du blo­cus de Gaza et le renou­vel­le­ment des finan­ce­ments de l’UNRWA par la France, ces­ser de four­nir des armes, recon­nais­sance de l’état de Palestine. Et elle appelle à res­ter uni·e·s pour les mobi­li­sa­tions qu’il va fal­loir orga­ni­ser rapidement.

L’injustice se nomme apar­theid

Un membre du Parti des Travailleurs fait connaître un appel inter­na­tio­nal d’urgence et des actions de boy­cott des armes des­ti­nées à Israël dans cer­tains ports amé­ri­cains, d’Australie et d’Inde.

Sidi, citoyen drouais, explique ce que signi­fie concrè­te­ment pour les Palestiniens de ne pas avoir les mêmes droits que les Israéliens dans Gaza et dans les ter­ri­toires injus­te­ment occu­pés ain­si qu’à Jérusalem-Est : c’est la colo­ni­sa­tion, l’humiliation, l’apartheid ! Il pro­pose d’agir en direc­tion des élus locaux. Il cite Nelson Mandela : ‘’Notre liber­té est incom­plète sans la liber­té des Palestiniens.’’

Adultes et enfants entament une marche dans le centre-ville avec la déter­mi­na­tion de se mani­fes­ter autant de fois que nécessaire.