Succès de la journée “Droits des peuples et environnement” de Festisol au COMPA

La jour­née de Festisol inti­tu­lée ‘’Droits des peuples et envi­ron­ne­ment’’, le 10 novembre au COMPA à Chartres, a été un véri­table suc­cès. Plus de 200 per­sonnes ont fran­chi les portes du Conservatoire à cette occasion.

L’atelier cui­sine du matin, mené par Soli-bio, a per­mis de nour­rir tous ses participant·e·s et les béné­voles des asso­cia­tions venus ins­tal­ler et tenir leur stand.

Stands des asso­cia­tions participantes

Ces stands étaient ins­tal­lés, de façon inha­bi­tuelle, entre les trac­teurs et machines agri­coles du musée. Un petit par­cours, non exhaus­tif, nous a per­mis de visiter :

► L’Association des Ukrainiens de France-Eure-et-Loir pour laquelle sa secré­taire, Olena Remon, ren­seigne sur la confé­rence sur ‘’les vio­lences subies par les femmes ukrai­niennes par les sol­dats et offi­ciers russes’’ qui se tien­dra le 19 novembre au FAC et sur l’exposition de pho­to­gra­phies déjà ins­tal­lée à la librai­rie L’Esperluète.

► L’Association des Chrétiens contre la tor­ture (ACAT). Un béné­vole, Éric Chevrant, nous a pré­sen­té les autres thèmes de plai­doyer de l’association, ajou­tés au fil de l’actualité des besoins de sou­tien aux vic­times : peine de mort, vio­lences poli­cières, droit d’asile…

Amnesty International Chartres, qui milite sur les mêmes thé­ma­tiques, outre des péti­tions pour des vic­times iden­ti­fiées, pré­sen­tait des pho­tos de Christophe Pénicaud regrou­pées autour de thèmes spé­ci­fiques, par exemple, Enfants du Congo, Peuples en guerre, Questions d’eau, Les for­çats du sable…  

Luttes fémi­nistes et environnementales

En Lutte pour Nous Toutes! col­lec­tif récem­ment trans­for­mé en asso­cia­tion qui pré­pare acti­ve­ment une marche pour le 23 novembre à 15 h. au départ de la place des Halles. Un ate­lier de cho­ré­gra­phie et pan­cartes est pré­vu le same­di 16 novembre de 10 à 12 h. à la Bourse du Travail (ouvert à tou·te·s les curieu·x/ses).

SykADAP dont le fon­da­teur, Bernard Cordier, nous a pré­sen­té un jeu des­ti­né à favo­ri­ser la réflexion et les actions concrètes à mettre en œuvre loca­le­ment pour lut­ter contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique. Ce jeu, ZAP-taro, a une ambi­tion bien au-delà du ludique et peut conve­nir pour des asso­cia­tions, des col­lec­tifs, des entre­prises, des com­munes…  Contact

Deux temps forts artistiques

Les autres points forts de la jour­née étaient les pres­ta­tions artistiques :

► La cho­rale Voix d’ailleurs de Saint-Georges-sur-Eure diri­gée avec maî­trise et éner­gie par Julia Orcet a don­né un réci­tal de chan­sons du monde en langues d’origine et a ter­mi­né par une chan­son fémi­niste écrite par les Mexicaines  Viviana Montserrat et Quintana Rodríguez, Canción sin mie­do (Chanson sans peur) qui dénonce les vio­lences faites aux femmes et les fémi­ni­cides. [vidéo ci-dessus]

► La com­pa­gnie La Fausta a déam­bu­lé dans tous les espaces du COMPA sui­vie par une foule qui avait du mal à trou­ver sa place ! Les trois remar­quables artistes (une Française, une Lituanienne et une Ukrainienne) ont su s’adapter aux lieux pour cette balade contée inti­tu­lée Le Chant des par­ti­sanes. Elle mêle, croise, éta­blit des cor­res­pon­dances entre les actes de résis­tance effec­tués par des femmes dans trois pays à dif­fé­rentes époques, et bien sou­vent oubliés ou mini­mi­sés. Si l’on se sou­vient (un peu) des résis­tantes fran­çaises de la 2ème guerre mon­diale, si l’on a sous les yeux (mais les voit-on ?) les femmes ukrai­niennes dans la guerre actuelle, qui connais­sait le com­bat des femmes (et des hommes) contre l’occupation sovié­tique en Lituanie entre 1944 et 1953 ? La déam­bu­la­tion s’est ter­mi­née par une immense ronde des spectateur/rice·s sur l’emplacement de la plaque tour­nante de l’ancienne rotonde fer­ro­viaire. [vidéo ci-après]