Chartres : Afflux de jeunes dans le cortège du 8 mars

La marche du 8 mars à Chartres ‘’pour les droits des femmes et des mino­ri­tés de genre’’ a mon­tré une tonique com­ba­ti­vi­té avec de plus en plus de jeunes. Ce qui semble indi­quer que le relai a été sai­si par les nou­velles géné­ra­tions. La par­ti­ci­pa­tion était en hausse de plus d’un tiers par rap­port à l’an pas­sé pour atteindre plus de 300 manifestant·e·s (et non 80 comme écrit dans L’Écho).

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L’action s’est décli­née en plu­sieurs moments.

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Des moments de marche der­rière la ban­de­role vio­lette du col­lec­tif local En lutte pour nous toutes qui se sont accom­pa­gnés de la reprise de nom­breux slo­gans, et d’abord ‘’La rue, elle est à qui ? Elle est à nous !’’ puis ‘’Liberté-Égalité-Sororité !’’, ‘’Victime, on te croit, vio­leur on te voit’’, ‘’Mon corps, mon droit, mes choix !’’, ‘’ Nous sommes fortes, nous sommes fières, et fémi­nistes et radi­cales et en colère’’, ‘’Il nous exploite, il nous opprime, il nous divise — À bas le patriar­cat !’’, ‘’Solidarité avec les peuples du monde entier !’’ …

Le cor­tège était héris­sé de pan­cartes repre­nant des for­mules lues depuis les débuts du com­bat fémi­niste et d’autres fai­sant assaut de créa­ti­vi­té dont on pour­ra juger en regar­dant les pho­tos et la vidéo.

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Des moments de prises de parole. Au départ, sur la place des Halles, Clervie Guillou et  Anne-Sophie Taulier du col­lec­tif fémi­niste s’exclament : ‘’Le compte n’y est tou­jours pas ! En 2025,  94% des jeunes femmes de 15 à 24 ans estiment qu’il est de plus en plus dif­fi­cile d’être une femme qu’un homme […] La miso­gy­nie, l’homophobie, la trans­pho­bie, le racisme se répandent de manière ouverte et décom­plexée, com­bat­tons-les sans relâche’’.  Et, à la fin, sur la place De-Gaulle, les repré­sen­tantes de la FSU et de la CGT,  Clémentine Ingold et Chantal Lefèvre, ont lu l’appel natio­nal inter­syn­di­cal : ‘’ L’égalité entre les femmes et les hommes n’est tou­jours pas une réa­li­té dans nos entre­prises et admi­nis­tra­tions ou dans les sphères publiques et pri­vées. La lutte contre les vio­lences sexistes et sexuelles sont encore très en deçà des besoins.’’

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Troisième moments, à chaque arrêt du cor­tège (places des Halles, Marceau, Billard, des Épars et De-Gaulle) la cho­rale inter­syn­di­cale a don­né plu­sieurs chants ou chan­sons comme La chan­son des sar­di­nières, Je suis fille de… et bien sûr L’Hymne des femmes.

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Au final, des craies de cou­leur ont été four­nies pour que chacun·e ins­crive au sol le sujet ce que la situa­tion des femmes et des mino­ri­tés de genre lui inspirait.

À Nogent-le-Rotrou, la Fanfare invi­sible du Perche, en grande for­ma­tion — et tou­jours excel­lente- et le Chœur de chants de Luttes, s’étaient don­né ren­dez-vous sur l’espace qui longe le mar­ché de la place Saint-Pol. Ces deux groupes enga­gés sont ouverts aux non-professionnel·le·s.

Ce fut l’occasion de lan­cer, au rythme des cuivres et des per­cus­sions, des mes­sages d’égalité femmes-hommes, de jus­tice sociale, de refus de la guerre. Textes à la fois poé­tiques et reven­di­ca­tifs qui tra­versent les siècles.

[Photos en fin de galerie]

À Nogent-le-Rotrou