L’AFPS-Chartres réussit sa première manifestation

À l’origine, le groupe local de l’AFPS1 , dont c’était la pre­mière action publique à Chartres, avait pré­vu une mani­fes­ta­tion dans le centre-ville. Mais, la Préfecture, au motif que de nom­breux autres évè­ne­ments publics y étaient pré­vus, a exi­gé un ras­sem­ble­ment sta­tique. Il s’est fina­le­ment tenu sur la place des Halles déjà mi-occu­pée par des baraques d’artistes.

La Préfecture a exi­gé un ras­sem­ble­ment statique

Les manifestant·e·s étaient accueillis par une sono qui dif­fu­sait musiques et chan­sons pales­ti­niennes. Une foule d’environ 150 per­sonnes dont de nom­breuses venues des quar­tiers péri­phé­riques de l’agglomération s’est ras­sem­blée. Beaucoup n’ont pas sou­hai­té res­ter figé·e·s, aus­si, un tour de la place a‑t-il été effec­tué en cor­tège en lan­çant des slo­gans à des­ti­na­tion des passant·e·s et des occupant·e·s des ter­rasses : ‘’Israël chez lui — Gaza pour les Gazaouis / Free Free Palestine ! Non Non au géno­cide ! / Netanyahou barre-toi, Gaza n’est pas à toi ! / Nous sommes tous des enfants de Gaza !…’’

”Un géno­cide, ça ne se regarde pas !”

À l’issue de ce par­cours, Micheline Cognard, au nom de l’association a rap­pe­lé le but de ce ras­sem­ble­ment : ‘’ Depuis 18 mois, un géno­cide est en cours et les États refusent de se confor­mer aux ordon­nances de la Cour inter­na­tio­nale de Justice. Israël bloque toute entrée d’aide huma­ni­taire impo­sant à la popu­la­tion de Gaza, tota­le­ment dému­nie, des bom­bar­de­ments constants et des dépla­ce­ments for­cés, autant de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.’’ Et elle a pré­ci­sé : ‘’Nous vou­lons rendre hom­mage à toutes les vic­times, plus de 50 000, qui sont en majo­ri­té des femmes et des enfants.’’ Hommage concré­ti­sé par des por­traits de quelques unes de ces vic­times bran­dis par des participant·e·s.

L’oratrice a sou­li­gné que : ‘’La France a le pou­voir et le devoir de mettre tout en œuvre pour faire ces­ser ces crimes. Ne rien faire relève de la com­pli­ci­té’’ et s’est écriée : ‘’Un géno­cide, ça ne se regarde pas, ça se com­bat et ça s’arrête ! ‘’

Appels au boy­cott et au 1er Mai

Le micro ouvert, plu­sieurs prises de paroles se sont suc­cé­dées, et notam­ment, Martin Desombres, au nom de LFI, qui, pour appe­ler à par­ti­ci­per aux défi­lés du 1er Mai [Chartres, Dreux, Châteaudun] a mon­tré que les entre­prises capi­ta­listes qui inves­tissent dans des affaires liées à la colo­ni­sa­tion en Palestine sont les mêmes qui exploitent les travailleur/euse·s en France.

Nadia. a expli­qué que ‘’Chacun peut avoir un impact par le boy­cott, désor­mais recon­nu légal. Il a fait tom­ber l’apartheid en Afrique du Sud. Boycotter, c’est la plus paci­fique action que l’on peut faire. Allez sur le site BDS pour voir les marques qu’il faut sanctionner.’’

Tous les Juifs de France ne sou­tiennent pas Netanyahou

Jacqueline Marre, conseillère muni­ci­pale Chartres à Gauche, a tenu à rap­pe­ler qu’ ‘’en France tous les Juifs ne sont pas d’accord avec Netanyahou et le gou­ver­ne­ment israé­lien’’ et a men­tion­né l’existence d’une Union des Juifs de France pour la Paix (UJFP), qui milite sou­vent avec l’AFPS, et qui ras­semble des Juifs et des non Juifs.

À la fin du mee­ting, les manifestant·e·s, un peu frus­trés d’avoir été confi­nés devant la Mairie, on déci­dé de faire deux nou­veaux tours de la place.

Au cours de l’action,  des nom­breux contacts ont été pris pour ren­for­cer l’association (contact).

Rendez-vous a été don­né à toutes et tous au CinéParadis le 6 mai à 19 h. 30 pour le film “Yallah Gaza”.

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  1. Association France Palestine Solidarité.