Avant Bayrou, l’AFPS à la stèle Jean-Moulin

La veille de la venue de François Bayrou à Chartres avec une bro­chette de ministres dont le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, l’Association France Palestine Solidarité de Chartres a vou­lu rap­pe­ler au gou­ver­ne­ment la tra­gé­die de Gaza et de la Palestine et la res­pon­sa­bi­li­té de la France, à l’en­droit même où devait avoir lieu une céré­mo­nie offi­cielle le 8 juillet : devant la stèle d’hom­mage à Jean-Moulin.

Voici le com­mu­ni­qué publié par l’AFPS à cette occasion :

Demain Bayrou vien­dra à Chartres accom­pa­gné par Bruno Retailleau, Elisabeth Borne, Catherine Vautrin, François Rebsamen, Laurent Marcangeli, François-Noël Buffet et Amélie de Montchalin.
A 10h, ils ont pré­vu d’organiser une céré­mo­nie devant le monu­ment Jean Moulin à Chartres avant de pré­sen­ter la réforme de l’ad­mi­nis­tra­tion ter­ri­to­riale devant plein de préfets.
Avec l’AFPS-Chartres, et le col­lec­tif pour l’accueil des réfugié.e.s et la régu­la­ri­sa­tion des sans papiers (aeresp28) nous pen­sons que détour­ner un tel sym­bole est une honte et vou­lons rap­pe­ler au gouvernement :
que l’histoire retien­dra que le ministre de l’interieur Bruno Retailleau, avec la com­pli­ci­té du gou­ver­ne­ment, a orga­ni­sé des rafles de sans papiers.
que l’histoire retien­dra que le 7 juillet 2025, alors qu’en 21 mois 15 613 enfants ont été assas­si­nés parce qu’ils sont nés pales­ti­niens et que le géno­cide se pour­suit à Gaza, le gou­ver­ne­ment fran­çais n’a tou­jours pas recon­nu l’Etat de Palestine.
que l’histoire retien­dra que le gou­ver­ne­ment fran­çais, la nuit du 6  juillet 2025 a lais­sé le pre­mier ministre israe­lien Benyamin Netanyahou sur­vo­ler son espace aérien pour se rendre aux États-Unis pour y être reçu par le pré­sident amé­ri­cain Donald Trump.
Que mal­gré leurs ten­ta­tives hon­teuses de se réap­pro­prier le sym­bole de ceux, qui, comme Jean Moulin ont su se mettre du bon côté de l’histoire, mal­gré le fait qu’ils essaient de nous empê­cher de mani­fes­ter ou de nous cri­mi­na­li­ser, la résis­tance c’est nous.