Réussite de la première manifestation pour la Palestine à Châteaudun

Le tra­vail d’information four­ni par les béné­voles du Collectif Palestine du Dunois, récem­ment créé, a por­té ses fruits ! La pre­mière mani­fes­ta­tion à Châteaudun de soli­da­ri­té avec le peuple pales­ti­nien a ras­sem­blé plus de 120 participant·e·s place de la Liberté, le matin du 29 novembre. Au-delà des espoirs des militant·e·s ! Le lieu de ras­sem­ble­ment a été pro­pice à la venue de nom­breuses familles du quar­tier par­ti­cu­liè­re­ment sen­sibles à la cause palestinienne.

’Non à l’impunité ! Respect des droits des Palestinien·ne·s !’’

Dans une prise de parole à quatre voix (Hélène Bouhours-Colas, Claire Matrot, Nazim Kuzuoglu, Rémi Colas), le col­lec­tif a rap­pe­lé les rai­sons qui ont moti­vé cette mani­fes­ta­tion : ‘’pour dire non à l’injustice, non à l’oubli, non à l’impunité’’ face aux ‘’69 000 Palestinien·ne·s tué·e·s et plus de 170 000 blessé·e·s […] selon un bilan publié fin 2025’’ par l’ONU. Cinq demandes ont été formulées :

- Un ces­sez-le-feu immé­diat et durable ;

- L’accès sans entrave à l’aide humanitaire ;

- La pro­tec­tion des civils ;

- La res­pon­sa­bi­li­té des auteurs de vio­lences contre les popu­la­tions civiles ;

- Le res­pect des droits fon­da­men­taux des Palestinien·ne·s.’’

’Redonner ses cou­leurs à la Palestine’’

Avant de par­tir en cor­tège, des slo­gans ont été cla­més (So-so-so soli­da­ri­té avec le peuple pales­ti­nien ! / Nous sommes tous des enfants de Gaza !…) pen­dant que les enfants, nom­breux, col­laient des petits rec­tangles verts, blancs, rouges ou noirs sur un fond blanc de dra­peau de Palestine ‘’pour redon­ner ses cou­leurs’’ à ce pays martyrisé.

Slogans et pancartes

La marche a com­men­cé au son de la dif­fu­sion d’une chan­son et a emprun­té la rue du Lieutenant-Beau, le bou­le­vard Kellermann puis la rue de la République pour atteindre la place du 18-Octobre. Tout au long du par­cours de nom­breux dra­peaux pales­ti­niens de toutes tailles ont flot­té dans un vent sou­te­nu. L’un, très grand, avait son équi­valent aux cou­leurs de la France, soli­da­ri­té oblige.  Des manifestant·e·s avaient confec­tion­né des pan­cartes [voir pho­tos] et d’autres slo­gans ont été repris : ‘’Halte au mas­sacre, ces­sez-le-feu immé­diat ! / Palestine vivra, Palestine vain­cra ! / Halte au blo­cus, dans la bande de Gaza / Israël casse-toi, la Palestine n’est pas à toi !…’’

’Nous sommes tous des enfants de Gaza’’

Les écolier·e·s ou collégien·ne·s n’étaient pas les dernier·e·s à reprendre les slo­gans, certain·e·s n’hésitant pas à se pla­cer en tête de cor­tège. On peut faci­le­ment le com­prendre lorsqu’on sait que plus de 20 000 enfants ont été tués à Gaza depuis octobre 2023 et que ce ter­ri­toire compte ‘’ le plus grand nombre d’en­fants ampu­tés de l’his­toire moderne’’, comme il a été rappelé.

’La France doit pas­ser aux actes’’

La mani­fes­ta­tion a fait un arrêt sym­bo­lique devant l’hôtel de ville durant lequel Hélène Bouhours-Colas a sou­li­gné que ‘’recon­naître l’État de Palestine ça ne suf­fit pas, main­te­nant il faut pas­ser aux actes et faire appli­quer toutes les sanc­tions qui ont été deman­dées contre l’État d’Israël […] On demande que nos repré­sen­tants fassent pres­sion sur le gou­ver­ne­ment pour appli­quer toutes les sanctions.’’

Lettres-péti­tions

Enfin, l’action s’est ter­mi­née devant la sous-pré­fec­ture où une lettre-péti­tion signée par les participant·e·s a été dépo­sée dans la boîte à lettres. Une péti­tion simi­laire sera por­tée en délé­ga­tion au dépu­té Vigier.