2 décembre à Chartres : Doit beaucoup mieux faire !
On ne peut, hélas, pas espérer que la journée nationale de grèves et manifestations du 2 décembre, au moment des derniers votes au Parlement sur le budget 2026, pèse beaucoup. À Chartres, comme dans beaucoup d’autres villes, la mobilisation s’est limitée aux plus militant·e·s. C’est 130 personnes qui ont parcouru une boucle en centre-ville, au départ du Théâtre, par les places des Halles, du Cygne et des Épars. La défection de FO, de la CFDT ou de l’UNSA, dont les logos avaient été cachés sur la banderole de tête, n’a pas contribué à faciliter la mobilisation.
Quelques avancées, beaucoup de menaces
Néanmoins, le texte intersyndical prononcé par Chantal Lefèvre (CGT) s’est voulu positif en mentionnant les gains obtenus depuis le mois de septembre : ‘’l’abandon du vol de deux jours fériés et le décalage de la réforme des retraites.’’ Le projet de budget 2026 a été qualifié de ‘’catastrophique pour nos services publics et pour l’avenir de notre pays.’’ La responsable CGT a fustigé le Sénat qui veut imposer ‘’12 heures de plus de travail par an non rémunérées’’ et a exigé ‘’l’abrogation de la réforme des retraites sans accepter une énième pirouette avec une retraite par points ou une capitalisation et revenir à une cotisation sociale où l’on cotise selon ses moyens et où on est soigné selon ses besoins.’’
”Nous devons nous faire entendre”
La conclusion en découle : ‘’Nous devons nous faire entendre, nous montrer, nous organiser […] nous réunir en assemblées générales dans les entreprises et les administrations pour établir nos revendications et nous préparer à la grève reconductible.’’
Notons que la grande banderole, portée par les militant·e·s du PCF (voir photo) faisait écho à la prise de parole syndicale affirmant que ‘’les grosses fortunes doivent aussi être taxées, nous n’en pouvons plus d’entendre que nous devons faire des efforts.’’
