Chaleureuse inauguration de l’Atelier de Chartres-en-Commun
Un témoignage qui interpelle
Comme l’a expliqué Jean-François Bridet, le lieu ne sera pas une permanence électorale traditionnelle mais, ‘’préfiguration de ce qu’une mairie responsable, ouverte, démocratique doit être, c’est-à-dire accueillir et permettre les initiatives citoyennes d’exister’’ d’où son nom atelier de campagne. C’est en ce sens que ce mercredi s’y tiendra une réunion d’un collectif en gestation d’aide aux sans-abris. La parole a été donnée à Nadia qui en est, avec quelques amies, à l’origine, suite à l’aide qu’elles ont apportée personnellement à des personnes rencontrées durant la période de grand froid. Nadia s’est indignée : ‘’Il y a encore d’autres personnes à Chartres qui vivent dehors […] comment on peut permettre que des êtres humains, en 2026 en France, alors qu’il fait un froid mortel1, soient laissés dehors ? Dans une ville comme Chartres, pourquoi l’opération Grand froid n’est-elle pas appliquée ?’’
Faire confiance à l’intelligence collective
Jean-François Bridet a enchaîné : ‘’C’est cette capacité à ne plus fermer les yeux qui anime aussi notre mouvement […] inventer une ville où tout ça n’arriverait plus, qui accompagne tout au long de l’année les souffrances, de l’ordre de la santé mentale, de la difficulté économique, de l’inadaptation, parfois, des structures à accepter la différence.’’ Il l’affirme avec conviction : ‘’Cela recoupe tous les piliers qu’on a beaucoup travaillés, qui fonde le programme que vous découvrirez bientôt, au sujet de la lutte contre les discriminations, les injustices sociales, pour un avenir durable malgré les défis climatiques et écologiques, et puis la démocratie permanente, participative […] qui vivra dans toutes les maisons de quartier qui deviendront, à nouveau, des lieux de vie, des lieux ouverts (…] où on pourra par l’intelligence collective, par la formation, par l’écoute, construire des politiques publiques qui correspondent au besoins et qui pensent à l’avenir, qui le préparent.’’
Un amalgame précieux
Vu la grande affluence, cette séquence d’accueil, s’est déroulée à l’extérieur devant l’atelier2. Une fois à l’intérieur, un local modeste (deux pièces principales permettant des réunions), un repas partagé a crée un climat amical et chaleureux entre les participant·e·s qui, rappelons-le, représentent toutes les forces de la gauche et de l’écologie (telles que dans le Nouveau Font populaire) et des citoyen·ne·s non encarté·e·s. Un amalgame précieux pour la campagne et la mandature si la liste l’emporte.
L’engagement des bénévoles
Il était bien difficile dans l’espace surchargé de voir toutes les photos de luttes et d’activités collectives locales accrochées au mur ! Revenez, venez aux heures d’ouverture qui couvrent tous les jours de la semaine3. Le tableau de tenue des permanences se remplissait rapidement de noms de bénévoles, tout comme les plannings pour les groupes de porte-à-porte ou de tractage. L’affiche officielle de campagne a été solennellement dévoilée [voir vidéo]
Tout l’après-midi, l’atelier a été animé d’allées et venues et Jean-François Bridet et d’autres colistier·e·s se sont absenté·e·s pour participer au rassemblement de soutien au peuple vénézuélien qui s’est tenu place Châtelet. L’après-midi devait s’achever par la prestation artistique de GentiOiso.
Une campagne dynamique lancée dans les meilleures conditions !
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- Un sans-abri est mort d’hypothermie le 1er janvier à Barjouville.
- 6 bis place Pasteur (en face du cinéma).
- Lundi, mardi, jeudi, vendredi, dimanche : 14 h. > 19 h. – Mercredi, samedi : 10 h. > 19 h.
