Dreux : 250 pour le 1er Mai, un bon cru

Au soir de ce 1er Mai 2026, l’Union locale CGT de Dreux s’est féli­ci­tée sur sa page face­book : ‘’Nous étions 250 à défi­ler dans les rues de Dreux en ce 1er Mai (chiffres en accord avec la police, pour une fois). La dyna­mique que nous enclen­chons aujourd’­hui per­met­tra de défendre nos droits, dure­ment conquis par des années de luttes, et d’en acqué­rir de nou­veaux. Les mobi­li­sa­tions des der­nières semaines ont déjà fait recu­ler l’al­liance des macro­nistes au RN, qui ont essayé de voler ce jour sacré pour les tra­vailleurs et les travailleuses.’’

Le 1er Mai, il est à nous !

De fait, la ten­ta­tive d’effacer la seule jour­née chô­mée et payée du calen­drier a été condam­née dans les prises de paroles syn­di­cales. Antoine Molinatti, le secré­taire de l’UL CGT, a aus­si rap­pe­lé l’histoire des luttes ouvrières du 1er Mai et fait un tour d’horizon des diverses reven­di­ca­tions sociales du moment en insis­tant sur le pou­voir d’achat.

Non à l’économie de guerre !

Son col­lègue de FO, Dominique Maillot, a évo­qué la situa­tion inter­na­tio­nale au Moyen Orient, les guerres israé­lo-amé­ri­caines en Iran, au Liban et en Palestine. Il a tenu à saluer ‘’Les juifs d’Israël  qui se ras­semblent contre la guerre et l’occupation, les tra­vailleurs amé­ri­cains qui mani­festent contre Trump.’’ Il a fer­me­ment condam­né ‘’l’économie de guerre du gou­ver­ne­ment fran­çais’’ et logi­que­ment exi­gé ‘’le blo­cage des prix du car­bu­rant et des pro­duits de pre­mière nécessité.’’

La clé des suc­cès : l’unité

Julien Jaffré de la FSU a, comme ses pré­dé­ces­seurs, a appe­lé à l’unité syn­di­cale pour blo­quer les reculs sociaux et, au contraire, engran­ger des avan­cées, en par­ti­cu­lier la baisse du temps de tra­vail. : ‘’C’est la seule façon de se faire entendre !’’

Notons que des militant·e·s de la CFDT, dont le syn­di­cat n’était pas signa­taire de l’appel, étaient présent·e·s sans prendre la parole. Et que tout l’éventail des par­tis de gauche était aus­si représenté.

Cortège joyeux mal­gré tout

Formé au pied du Beffroi, le cor­tège,  dans une joyeuse ambiance d’où les slo­gans fusaient, a rejoint la sous-pré­fec­ture puis, après un long par­cours, la bourse du tra­vail où  a été ser­vi un sym­pa­thique pot de solidarité.