Chartres : Un 1er Mai pour les salaires, les libertés et la paix
Signe annonciateur d’une belle manifestation, dès 10 h. 30, l’heure prévue du rassemblement du 1er Mai à Chartres, les manifestant·e·s sont déjà nombreu/x/ses sur les trottoirs de la rue Danielle-Casanova devant la Préfecture. Les sourires, la fraternité sont là sous un beau soleil.
‘’On ne touche pas au 1er Mai !’’
Ce sont trois syndicats qui sont à l’origine de l’appel, la CGT, la FSU et Solidaires. Ils se sont accordés pour une prise de parole commune prononcée par Dominique Prier-Chéron. Comme elle l’a rappelé à ceux (macronistes, droite et extrême droite) qui ont voulu ‘’contraindre 1,4 millions de salarié·e·s à travailler ce jour-là […] le 1er Mai c’est notre journée, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses !’’
Revendications sociales, exigence d’égalité, aspiration à la paix
Cela en fait une journée où toutes les aspirations et revendications se côtoient. Des revendications sociales : contre la vie chère (en particulier le prix des énergies) et la stagnation des salaires. Mais aussi des exigences d’égalité entre hommes et femmes, pour les jeunes aussi ‘’qui subissent un véritable bizutage social : CDD, stages, intérim, bas salaires, chômage […] bourses étudiantes’’ et contre ‘’la banalisation du racisme, du sexisme et des LGBTphobies.’’ Enfin, une aspiration à la paix exprimée ‘’en solidarité avec les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan.’’ Ce qui conduit à une interpellation : ‘’ La France et l’Europe doivent s’affirmer pour imposer un agenda de paix et de désarmement, défendre l’ONU et le droit international.’’
Un parcours dans le centre-ville
Après cette déclaration, les près de 300 personnes présentes (avec de nombreux jeunes et des familles avec enfants) se forment en cortège où l’on note la présence de syndiqués UNSA et FO et de toute la palette des mouvements de gauche antilibéraux. Les militant·e·s d’Amnesty International, reconnaissables à leur chasuble jaune, distribuent une brochure intitulée ‘’Résistance syndicale aux montées de l’autoritarisme et à la remise en cause des droits dans le monde.’’ Au rythme des slogans lancés au mégaphone ou à l’ampli, la manifestation rejoint la place des Épars, puis emprunte la rue Noël-Ballay et la rue Sainte-Même pour aboutir place Châtelet. La chorale intersyndicale y interprète quelques chansons, des manifestant·e·s entonnent l’Internationale reprise par la foule et un trompettiste. L’ambiance est détendue. Beaucoup restent au-delà de midi pour échanger par petits groupes.
