1ère Pride de Chartres : Un succès éclatant !

Samedi 6 juin, la 1ère Marche des Fiertés d’Eure-et-Loir, à Chartres, a été un écla­tant suc­cès : plus d’un mil­lier de per­sonnes,  un nombre pas comp­ta­bi­li­sé depuis un moment au registre des mani­fes­ta­tions char­traines ! Pourtant, la Préfecture n’a pas faci­li­té les choses refu­sant mar­di der­nier le par­cours incluant le centre-ville dépo­sé en jan­vier et impo­sant un défi­lé le plus sou­vent sur les trot­toirs… L’essentiel est que la foule était au ren­dez-vous. Juste récom­pense pour l’équipe de la Pride 281 qui l’a pré­pa­ré depuis sep­tembre dernier.

 Nous sommes la diver­si­té !

Les participant·e·s étaient venu·e·s de tout le dépar­te­ment et de sa péri­phé­rie avec une large pré­do­mi­nance de jeunes qui ont don­né à l’évènement un carac­tère dyna­mique, joyeux et même fes­tif. Pour autant, les prises de paroles ont détaillé les dis­cri­mi­na­tions tou­jours à l’œuvre et les reven­di­ca­tions qui deviennent de plus en plus audibles.
Sur la Place des Halles, devant l’Hôtel de Ville, une repré­sen­tante du col­lec­tif Pride28 a défen­du ‘’un ave­nir de tolé­rance et la liber­té de choi­sir son orien­ta­tion sexuelle’’, le res­pect des dif­fé­rences, ‘’le droit de s’aimer sans avoir à le cacher’’ et une socié­té sans exploi­ta­tion, et sans guerres. Elle explique : ‘’Chaque année la Fondation Le Refuge reçoit 1400 appels de jeunes LGBTQIA+’’. Elle dénonce des attaques par des grou­pus­cules d’extrême-droite, des agres­sions qui tuent : ‘’On ne lais­se­ra pas les actes de haine nous inti­mi­der’’. Parmi les exi­gences, elle met l’accent sur les demandes de moyens finan­ciers, la réou­ver­ture du plan­ning fami­lial, l’arrêt total des muti­la­tions sur les per­sonnes inter-sexes, des moyens de lutte contre le VIH et le Sida. Elle ter­mine en affir­mant le sou­tien aux popu­la­tions vic­times de la guerre et persécutées.

Partis poli­tiques dis­crets, dra­peaux syn­di­caux, parole aux associations

Il n’y avait, dans la foule, pra­ti­que­ment pas de dra­peaux ou de signa­li­sa­tions par­ti­sanes bien que leurs militant·e·s étaint pré­sent· e·s, seuls fleu­ris­saient aux cou­leurs arc-en-ciel des dra­peaux syn­di­caux (CFDT et FSU sur­tout). Des asso­cia­tions se sont expri­mées en sou­tien à cette marche comme, devant le théâtre, Amnesty inter­na­tio­nal et l’AFPS2 Chartres ont salué l’événement et rap­pe­lé les droits des êtres humains en France et dans le monde, le refus des guerres, la conver­gence des luttes, la paix nécessaire.

Trois heures de bon­heur en danse, musique et chants

La batu­ca­da du Foyer d’Accueil char­train et la Fanfare Invisible du Perche, en quatre arrêts, ont offert de véri­tables concerts en plein-air, accom­pa­gnés de chants de luttes et d’espoir repris par la foule. Trois heures de vrai bon­heur par­ta­gé que des jeunes Chartrain·e·s ont pro­lon­gé devant le siège du dépar­te­ment, place Châtelet bien après la clô­ture de la marche. Rendez-vous est pris pour la pro­chaine Pride 28, dans un an.

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  1. Rappelons que le terme pride signi­fie fier­té en anglais et que la pre­mière marche des fier­tés gay et les­biennes eu lieu en 1970 à Chicago pour com­mé­mo­rer les mani­fes­ta­tions spon­ta­nées qui se sont dérou­lées après une des­cente de police dans un bar gay de New-York (27–28 juin 1969). Ayant depuis essai­mé dans le monde, les prides accueillent toutes les per­sonnes LGBTQIA+.
  2. Association France Palestine Solidarité.