Pour une loi intégrale contre les VSS  : Et de 3 à Nogent-le-Rotrou !

De nou­veau, comme la semaine pré­cé­dente, plus de cin­quante per­sonnes se sont retrou­vées, lun­di 29 juin à 19 h., mais cette fois-ci devant les marches de la Place Saint-Pol où l’ombre des arbres et l’espace conviennent mieux à ce ras­sem­ble­ment que le trot­toir de la Maison de la Justice et du Droit. Il est noté, avec satis­fac­tion, la pré­sence d’un nombre d’hommes plus impor­tant qu’aux ren­dez-vous précédents.

Cassandre ouvre le débat en pro­po­sant le micro à qui sou­haite s’exprimer. Plusieurs témoi­gnages forts et ana­lyses vont se suc­cé­der. L’émotion, la déter­mi­na­tion sont intactes, la colère ne semble pas près de s’éteindre.

” Pour toutes mes sœurs qui ne peuvent pas crier…” 

Une jeune femme dénonce les hypo­cri­sies des poli­tiques de l’État, l’acceptation impo­sée pour faire taire les vic­times de viols, de mal­trai­tance mas­cu­li­niste, de la loi du silence, pour mini­mi­ser les agres­sions : ‘’ce n’était pas si grave’’. ‘’Pour toutes celles et ceux’’ répète-t-elle pour dénon­cer ces mul­tiples moyens de faire taire les vic­times, ‘’pour tout ce qu’on nous inculque, pour toutes les croyances qui demeurent, je dis STOP ! et j’aimerais qu’ensemble nous puis­sions chan­ger un peu les choses, ne serait-ce que pour nos enfants et nos filles. OUI à la loi inté­grale !’’ et elle ter­mine : ‘’pour toutes mes sœurs qui ne peuvent crier, je crie !’’ Son cri est repris par l’assistance.

’Pourquoi finit-on cassée ?’’

Noah, élève dans un lycée nogen­tais, lit et scande un texte per­son­nel fort qui reçoit de cha­leu­reux applau­dis­se­ments. ‘’Pourquoi finit-on cas­sée, alors que la vie est rem­plie de nou­velles : bon­heur, amour, joie, eupho­rie, alors pour­quoi finit-on cas­sée ?’’ ‘’Epuisée, avec l’incapacité de te débattre, tu lais­se­ras faire ce que la vie en a déci­dé.’’  ‘’Tu te réveilles un beau jour et tu réa­lises qu’on t’a uti­li­sée… C’est si dur de l’admettre…Tu ima­gi­ne­ras que c’est toi le problème…’’

Puis, vient le moment de chan­ter, accompagné·e·s par Mathieu Barbances à la gui­tare, notam­ment la chan­son de Suzane, Je t’accuse.

Enfin, les manifestant·e·s se rendent par la rue de la Herse jusqu’à la Maison de la Justice et du Droit où sont pla­cées bien en vue leurs affiches por­tant des reven­di­ca­tions essen­tielles et chiffrées.

PROCHAIN RENDEZ-VOUS : SAMEDI 4 JUILLET, PLACE SAINT-POL

Pour répondre à l’appel natio­nal de ras­sem­ble­ments et mani­fes­ta­tions par­tout en France, ce sera lors du mar­ché heb­do­ma­daire, ce same­di 4 juillet. Départ à 12 h. de la Place Saint-Pol pour se rendre en deux étapes jusqu’à la Place de la République.