Hommage aux victimes de l’attentat raciste de Trappes / Devant la Mairie / Nogent-le-Rotrou / 26 octobre / 19 h.

Quand :
26 octobre 2026 @ 19 h 00 min Europe/Paris Fuseau horaire
2026-10-26T19:00:00+01:00
2026-10-26T19:15:00+01:00
Où :
NOGENT-LE-ROTROU - Parvis de l'Hôtel de Ville
Contact :
Collectif de citoyen·ne·s

Suite à l’at­ten­tat raciste, isla­mo­phobe et négro­phobe per­pé­tré à Trappes et La Verrière, des hom­mages aux vic­times sont appe­lés dans de nom­breuses villes de France, lun­di 26 octobre. À Chartres, cet hom­mage, qui sera aus­si un moment pour réaf­fir­mer la néces­si­té de redou­bler de com­bat­ti­vi­té face aux idées pro­pre­ment mor­ti­fères de l’ex­trême droite, aura lieu place Châtelet à 18 h et à Nogent-le-Rotrou, ce sera devant la Mairie à 19 h.

Nous publions ci-des­sous, le com­mu­ni­qué de la ligue des Droits de l’Homme (LDH) consé­cu­tif à l’attentat :

Logo Ligue des Droits de l'Homme

Face à l’horreur raciste, un tour­nant poli­tique s’impose !

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La LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains) est pro­fon­dé­ment bou­le­ver­sée par l’attentat raciste, isla­mo­phobe de ce 23 octobre 2026 à Trappes et à La Verrière. La haine raciste a tué un jeune homme, Pengo Bossio Wangi de 26 ans, parce que noir, et bles­sé gra­ve­ment, cinq per­sonnes au total dont une enfant de douze ans. La LDH pré­sente ses plus sin­cères condo­léances, s’associant à la dou­leur des familles et des vic­times de cette fusillade qui révulse notre huma­ni­té partagée.

Ce tra­gique évé­ne­ment ne peut être inter­pré­té comme un simple fait divers, œuvre d’un dés­équi­libre per­son­nel de l’auteur. Selon les pre­miers élé­ments rap­por­tés, l’homme inter­pel­lé aurait vou­lu « ven­ger les com­mer­çants » après les évè­ne­ments du 17 octobre 2026 en s’en pre­nant « aux Noirs et aux Arabes ». Ces pro­pos mettent en cause la res­pon­sa­bi­li­té poli­tique et morale des médias et des res­pon­sables poli­tiques qui ont ali­men­té une lec­ture raciste de ces évè­ne­ments en dési­gnant des popu­la­tions entières à la vindicte.

Depuis des années, la LDH, avec de nom­breuses autres voix de la socié­té civile, alerte sur le racisme actuel dans lequel cet atten­tat vient d’être per­pé­tré. Les pro­pos racistes, xéno­phobes, isla­mo­phobes, tou­jours plus hai­neux et stig­ma­ti­sants, se dif­fusent dans notre socié­té, por­tés par une part crois­sante des acteurs poli­tiques et relayés par de puis­sants médias. Ils ins­til­lent la vio­lence des exclu­sions iden­ti­taires et nour­rissent des pas­sages à l’acte meurtriers.

Cette haine raciste est le cœur du pro­jet de l’extrême droite, celui d’une socié­té fon­dée sur de pseu­do-iden­ti­tés qui légi­ti­me­raient de reje­ter comme fon­da­men­ta­le­ment dif­fé­rents et dan­ge­reux celles et ceux qui sont réduits à leur reli­gion, leur cou­leur de peau, leur ori­gine « étran­gère ». En dési­gnant en par­ti­cu­lier les per­sonnes musul­manes comme des enne­mis, les mots de l’extrême droite sont direc­te­ment liés aux actes meurtriers.

Il appar­tient encore une fois, tou­jours et tou­jours, à toutes les forces répu­bli­caines, celles qui entendent res­pec­ter les prin­cipes fon­da­men­taux de l’égalité, de la fra­ter­ni­té, struc­tu­rants de notre État de droit, de prendre la mesure du risque qu’elles font peser sur notre socié­té et notre démo­cra­tie lorsqu’elles jouent, par­fois par stra­té­gie élec­to­rale, avec ces idées dan­ge­reuses. Toute indul­gence, toute ambi­guï­té, toute alliance, toute com­plai­sance avec les forces, les par­tis et les idées d’extrême droite est une com­pro­mis­sion inacceptable.

Face à une haine qui cherche à divi­ser la com­mu­nau­té natio­nale, notre force sera l’unité de toutes et tous, quelles que soient nos convic­tions et croyances, autour de la défense des valeurs d’égalité, de liber­té et de fra­ter­ni­té. La LDH appelle à une lutte ferme et réso­lue contre le racisme et les pré­ju­gés qui le nour­rissent. Cette exi­gence engage tout par­ti­cu­liè­re­ment les pou­voirs publics, les res­pon­sables poli­tiques et les médias.

Donnons de la voix ensemble, dans les médias comme dans toutes les cir­cons­tances de nos vies quo­ti­diennes, sur nos lieux de tra­vail, d’études, de vie, contre les paroles racistes qui conduisent au meurtre.

Paris, le 24 octobre 2026