Chartres, 15 mars :
La mobilisation ancrée à un haut niveau

La mani­fes­ta­tion de Chartres, contre la réforme des Retraites, en ce 15 mars, jour de la com­mis­sion mixte pari­taire mais aus­si jour de semaine a été plus forte que celle de same­di der­nier. On peut rai­son­na­ble­ment pen­ser qu’elle a ras­sem­blé 2500 per­sonnes. Ce qui témoigne d’un ancrage très éle­vé de la déter­mi­na­tion cor­ro­bo­ré par toutes les enquêtes d’opinion nationales.

Détermination des manifestant·e·s

Dans les prises de paroles des res­pon­sables syn­di­caux devant le Théâtre, avant un par­cours pas­sant devant l’Hôtel-Dieu, lon­geant le col­lège Jean-Moulin puis la Gare et la Poste avant de se dis­per­ser place des Épars, c’est la déter­mi­na­tion à pour­suivre le com­bat qui s’exprimait.

La décla­ra­tion inter­syn­di­cale (CGT, FSU, UNSA, CFTC, CFE-CGC) , après avoir rap­pe­lé toutes les attaques conte­nue dans le pro­jet gou­ver­ne­men­tal, s’est ain­si conclue : « La retraite c’est mieux quand on est encore vivants, c’est mieux d’en vivre digne­ment, de faire tour­ner l’économie, la vie asso­cia­tive, de s’occuper de nos familles, d’en pro­fi­ter car nous avons don­né nos meilleures années. Nous enten­dons donc peser face à ce gou­ver­ne­ment par les mobi­li­sa­tions aujourd’hui et les autres à venir. » Et de don­ner les deux ren­dez-vous du 16 mars. « Le Président de la République ne peut pas res­ter sourd à cette mobi­li­sa­tion de masse majo­ri­taire chez les pre­miers concer­nés, les sala­riés. » conclut-elle.

Le SNU s’in­vite dans la mobilisation

Eric Jarry de FO, dénonce les nou­velles lois en pré­pa­ra­tion comme celle sur le SNU (ser­vice natio­nale uni­ver­sel) de mili­ta­ri­sa­tion de la jeu­nesse  et demande une nou­velle fois à l’Intersyndicale natio­nale d’appeler « à la grève géné­rale jusqu’au retrait. »

Le porte parole de La Voix lycéenne affirme : « La réforme du SNU, la réforme du lycée, la réforme des retraites et tout autre inep­tie sor­tie du gou­ver­ne­ment d’Emmanuel Macron sont des vio­la­tions de nos droits ! » Il sug­gère d’utiliser l’argent pré­vu pour le SNU pour finan­cer le repas à 1 € pour les étudiants.