’Palestine vivra !’’,
cri du cœur des manifestant·e·s à Dreux

Deuxième mani­fes­ta­tion en 15 jours à Dreux pour le ces­sez-le-feu à Gaza à l’appel des mêmes orga­ni­sa­tions. Elle a ras­sem­blé, ce 27 jan­vier, pas loin de 200 per­sonnes avec une très forte pré­sence des familles des quar­tiers péri­phé­riques, ce qui en a accen­tué le dynamisme.

L’ordonnance de la Cours inter­na­tio­nale de jus­tice saluée

Mais avant de se for­mer en cor­tège, les manifestant·e·s ont écou­té et applau­di cinq porte-paroles.

Gisèle Quérité du PCF salue l’ordon­nance de la Cour inter­na­tio­nale de Justice (CIJ) tom­bée la veille qui sti­pule que les États ont désor­mais l’obligation de mettre un terme à la guerre géno­ci­daire d’Israël. Ce que l’oratrice tra­duit pour notre pays par ‘’La France doit exi­ger un ces­sez-le-feu immédiat.’’

Brandissant l’ordonnance de 26 pages de la CIJ, Agnès Cueille (LFI) sou­ligne que celle-ci exige qu’Israël ‘’prenne des mesures pour pré­ve­nir et punir l’incitation directe et publique au géno­cide […], pour lais­ser four­nir aux Palestiniens, sans aucun délai, l’aide ali­men­taire et l’aide huma­ni­taire d’urgence […] C’est un pas historique.’’

Pas d’armes pour Israël

Micheline Cognard, au nom d’Ensemble ! 28, cite l’appel d’ONG  à ‘’ces­ser immé­dia­te­ment les trans­ferts d’armes, de pièces déta­chées et de muni­tions à Israël’’ ain­si ‘’qu’aux groupes armés pales­ti­niens’’ et dénonce : ’’la France ne répond pas en ce qui concerne sa poli­tique de ventes d’armes à l’État hébreu.’’ Comme les ora­trices pré­cé­dentes, elle appelle ‘’à un ces­sez-le-feu per­met­tant d’engager des dis­cus­sions qui doivent mettre fin à cette situa­tion dramatique.’’

La ques­tion sociale en Palestine doit nous mobiliser

Nicole Mas (PT) est caté­go­rique : ‘’Pour arrê­ter le géno­cide à Gaza, il faut rompre avec tous les com­plices du géno­cide, à com­men­cer par Macron et sa poli­tique de guerre, de mili­ta­ri­sa­tion de l’économie, de guerre sociale à l’intérieur contre la classe ouvrière, contre les immi­grés et la jeu­nesse. Il faut impo­ser la rup­ture des rela­tions diplo­ma­tiques et com­mer­ciales avec Israël.’’

Enfin, José Delgado, ora­teur de la CGT, reprend ses expli­ca­tions don­nées, il y a deux semaines, quant à la dis­cri­mi­na­tion par Israël des tra­vailleurs pales­ti­niens (apar­theid social) et aver­tit : ‘’La ques­tion sociale en Palestine doit nous mobi­li­ser au-delà de la paix, du cessez-le-feu.’’

Les slo­gans fusent

On annonce alors que la marche pré­vue jusqu’à la Sous-Préfecture ne pour­ra pas se faire car ‘’la police n’est pas dis­po­nible pour cou­per la cir­cu­la­tion’’ ! Qu’à cela ne tienne, un tour de la Grand’Rue est impro­vi­sé, par­ti­cu­liè­re­ment ani­mé. Des slo­gans fusent, lar­ge­ment et lon­gue­ment repris, entre autres :

  • À Gaza, ces­sez le feu !
  • Pas un sou, pas une arme pour Netanyahou !
  • Palestine vivra ! Palestine vaincra !
  • Enfants de Gaza et de Palestine / C’est l’humanité qu’on assassine !
  • Arrêtez de mas­sa­crer les enfants de Palestine !
  • One, two, free, vive la Palestine !
  • Boycottez Israël !
  • Gaza, on est avec toi !
  • Tous avec la Palestine ! Tous avec les innocents !

Avant la dis­so­lu­tion, de nou­veaux ren­dez-vous ont été annon­cés : soi­rée de soli­da­ri­té le 2 février à Chartres, une nou­velle mani­fes­ta­tion à Dreux, pro­ba­ble­ment le 10 février.