Les agent·e·s de la Protection de l’Enfance exigent des moyens pour assurer efficacement leurs missions

Chartres 2025-03-24 Chartres Rassemblement Protection de l'EnfanceLes per­son­nels dépar­te­men­taux de la Protection de l’Enfance (action sociale, ASE, PMI, tra­vailleurs sociaux, admi­nis­tra­tifs…) étaient appe­lés par leurs syn­di­cats (CFDT-Interco, CGT-Territoriaux, SNUTER-FSU, UNSA-Territoriaux) a se ras­sem­bler, ce lun­di dès 8 h. 30 devant le Conseil dépar­te­men­tal à l’occasion d’une jour­née de mobi­li­sa­tion sui­vie par plus de 120 grévistes.

Manque de moyens dans les services

Chartres 2025-03-24 Chartres Rassemblement Protection de l'EnfancePourquoi devant l’hémicycle dépar­te­men­tal ? Parce que s’y dérou­lait le vote du bud­get pri­mi­tif 2025. Or, les syn­di­ca­listes l’ont rap­pe­lé dans leurs inter­ven­tions devant les dizaines d’agent·e·s du dépar­te­ment réuni·e·s, il faut ‘’accor­der des moyens sup­plé­men­taires pour amé­lio­rer le dis­po­si­tif autour de la pro­tec­tion dans l’intérêt des enfants et de leur famille’’ selon ‘’les pré­co­ni­sa­tions issues des dif­fé­rents rap­ports et textes légis­la­tifs’’ (Benoît Ganivet, CFDT). Dominique Prier-Chéron (FSU)  sou­ligne ‘’depuis 2017, on dit atten­tion à force de faire des ser­vices dégra­dés, ça va péter […] S’il n’y avait pas les col­lègues tra­vailleurs sociaux, ça fait belle lurette que cette socié­té, avec l’état dans lequel elle est, aurait explo­sé. On ne peut pas deman­der per­pé­tuel­le­ment aux col­lègues de main­te­nir la paix sociale et ne pas leur don­ner les moyens.’’

Absence de réelle concertation

Chartres 2025-03-24 Chartres Rassemblement Protection de l'EnfanceChartres 2025-03-24 Chartres Rassemblement Protection de l'EnfanceLa res­pon­sable syn­di­cale ne cache pas la dimen­sion natio­nale du pro­blème bud­gé­taire mais elle fus­tige aus­si le Conseil dépar­te­men­tal d’Eure-et-Loir qui affirme que ‘’on ne peut pas faire autre­ment’’. Elle pointe aus­si l’absence de vraie concer­ta­tion pre­nant l’exemple de l’évaluation des infor­ma­tions pré­oc­cu­pantes (sur la situa­tion d’enfants, suite au signa­le­ment par un·e enseignant·e, par exemple). Or, au niveau du dépar­te­ment ‘’ça ne marche pas très bien, les délais sont un peu long, parce que les col­lègues n’ont plus le temps de faire cor­rec­te­ment leur tra­vail, et on ne peut pas l’accepter.’’ Pour résoudre le pro­blème, le Département veut créer une cel­lule d’évaluation  ‘’sauf qu’il veut le faire à moyens constants en allant cher­cher des gens dans les équipes !’’ Dominique Prier-Chéron explique qu’avec la grève et le ras­sem­ble­ment ‘’on espère que la col­lec­ti­vi­té va enfin ces­ser d’être droit dans ses bottes.’’ 

En tout cas, à chaque arri­vée d’un·e élu·e, cris, sif­flets, per­cus­sions  reten­tissent ! Les manifestant·e·s ont pu péné­trer, à tour de rôle en rai­son de la jauge, dans la salle de réunion. Cependant, une prise de parole pour expli­quer les rai­sons de cette pré­sence a été refu­sée. Seule une délé­ga­tion de 12 agent·e·s a pu ren­con­trer Bertrand Massot, vice-pré­sident du Conseil dépar­te­men­tal en charge de l’en­fance et de la famille, et la direc­trice géné­rale adjointe des solidarités.