Chartres : 3ème manif en un mois contre l’austérité !

Certes, au moins moi­tié moins nombreu/x/ses que le 18 sep­tembre, les manifestant·e·s (envi­ron 650) n’en étaient pas moins déterminé·e·s, ce 2 octobre. Cela pou­vait se mesu­rer au dyna­misme sou­riant de toutes et tous et à la vigueur de la reprise des slo­gans : Ni amen­dable, ni négo­ciable — Retrait, retrait de la réforme des retraites ! / Unité Unité ! – Pour le retrait ! / Partage des richesse, retraite à 60 ans – Ou alors ça va péter ! / Variante : École sacri­fiée,  fonc­tion­naires mal­trai­tés – Ça chauffe, ça brûle, ça va péter ! / Et la Sécu ? – Elle est à nous ! – On s’est bat­tus pour la gagner – On se bat­tra pour la gar­der ! / Étudiants, lycéens, chô­meurs et sala­riés – C’est tous ensemble qu’il faut lut­ter ! – C’est tous ensemble qu’on va gagner !

Manifestation emme­née par FO

C’est  dans cette caco­pho­nie à la fois bon enfant et révol­tée que le cor­tège a emprun­té le même par­cours que le 18 sep­tembre (Théâtre – Hyper Centre – Préfecture). La même ban­de­role (Pas touche à  notre Sécu ! Abrogation de la réforme des retraites !) ouvrait le cor­tège séquen­cé par syn­di­cats (selon un accord préa­lable) : FO – CGT – FSU – UNSA — Solidaires – CFDT. Incontestablement, le tron­çon CGT a ren­con­tré le plus de suc­cès. Si les dra­peaux syn­di­caux (et quelques poli­tiques du PCF) étaient par­tout, étran­ge­ment, peu de pan­cartes. On peut voir celles-ci sur les photos.

Face à l’arrogance de Lecornu et du MEDEF, mobilisation !

C’est au départ qu’une décla­ra­tion com­mune aux syn­di­cats a été lue par les secré­taires des unions dépar­te­men­tales Chantal Lefèvre (CGT) et Christine Le Moal (CFDT). Elles ont rap­pe­lé leur exi­gence cla­mée le 18 sep­tembre : ‘’Bayrou par­ti, toutes ses réformes et pro­jets doivent par­tir avec lui !’’  Lors de la ren­contre avec les syn­di­cats le 24 sep­tembre : ‘’Le Premier Ministre a osé expli­quer qu’il n’était pas en mesure d’apporter des réponses ! Comment croire qu’il n’a pas idée de ce qu’il doit pré­sen­ter dans deux semaines ! Le pré­sident de la Cour des Comptes répond que, pour lui, le Premier Ministre pré­pare un bud­get qui tient compte de l’ampleur de la dette de la France […] Ce sont les entre­prises du CAC 40, les 500 les plus for­tu­nées du pays […] qui pro­fitent chaque année des exo­né­ra­tions, du détour­ne­ment de cen­taines de mil­lions du bud­get de l’État […] Pour le MEDE,F il est hors de ques­tion d’augmenter d’un cen­time les impôts des entre­prises. Ça tombe bien ! Car Sébastien Lecornu n’a pas l’intention de prendre dans les poches des riches pour per­mettre aux tra­vailleurs de vivre digne­ment. Face à une telle arro­gance, l’heure est plus que jamais à la mobilisation !’’