Dreux : Nouvelle manif pour la Palestine avec le Collectif départemental
Samedi 15 novembre à Dreux, une nouvelle manifestation de soutien aux Palestinien·ne·s s’est rassemblée, au départ de la gare, à l’appel du Collectif départemental pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.
Derrière la banderole Pais en Palestine
Comme toujours, le nombre de militants au début du rassemblement s’est étoffé ensuite jusqu’à une cinquantaine de personnes. Quelques affiches, pour le boycott : Coca, BNP et autres banques, Teva et Yves Rocher, Aibus et Axa. Une plus grande affiche : Antisémitisme jamais . Anticolonialisme, antigénocide, antisionisme, plus que jamais. Et enfin la grande banderole : Paix en Palestine.
Il y a eu cinq prises de parole, très complémentaires, qui ont diversifié les points de vue. Toutes ont appelé à la manifestation du 29 novembre à Paris.
L’Europe soutient toujours Israël
Le Parti Communiste Français a insisté sur la fragilité du cessez le feu, la situation toujours catastrophique, le refus d’Israël de reconnaître la Palestine, l’absence de solution politique sérieuse, la mise sous tutelle des décisions par les USA, la poursuite de la colonisation en Cisjordanie. L’Europe soutient toujours Israël, la liberté d’expression est menacée. Témoin, ce licenciement en Italie du journaliste Gabriele Nunziati pour avoir posé publiquement une question sur le financement de la reconstruction à Gaza.
‘’Israël État-Nation du peuple juif’’
L’AFPS-Pays drouais a repris des éléments historiques : la façon dont les accords d’Oslo ont entériné la disproportion des forces entre l’État d’Israël et le peuple palestinien sans territoire national reconnu, la lutte entre le Fatah et le Hamas, le fait que depuis 2006, année de la victoire majoritaire du Hamas au conseil législatif, il n’y a pas eu d’élection en Palestine, la radicalisation de la société israélienne et le développement de la colonisation en Cisjordanie la catastrophe de juillet 2018 qui proclame Israël comme État-Nation du peuple juif, catastrophe prévisible depuis Ben Gourion et 1948. L’AFPS Dreux a ensuite posé des questions : comment l’autorité palestinienne pourrait-elle reprendre la main ? Comment pourrait se passer une réconciliation avec le Hamas ? Elle a terminé en insistant sur la nécessité du boycott des produits venant d’Israël, et d’appeler à ce que l’Union Européenne cesse son soutien à Israël autant au niveau militaire qu’aux niveaux économiques et culturels.
Tout le Moyen Orient impacté
LA CGT a mis à nouveau l’accent sur l’actualité, sur le fait qu’Israël bafoue depuis longtemps le droit international, sur les 220 journalistes tués, ainsi que 18 500 enfants. Elle a insisté sur le débordement du conflit au Moyen Orient, rappelé qu’en un an Israël est intervenu militairement dans 5 pays : Iran, Liban, Yemen, Jordanie, Syrie.
Le colloque international interdit en France a réussi à se tenir
La France Insoumise amis l’accent sur l’interdiction du colloque de recherche organisé au Collège de France les 13 et 14 novembre, intitulé La Palestine et l’Europe : poids du passé et dynamiques contemporaines, co-organisé avec le CAREP Paris (Centre Arabe de Recherches et d’Études Politiques). Grace au CAREP, le colloque a pu se tenir, et les 39 intervenants internationaux ont pu s’exprimer. On peut en écouter l’intégralité en replay sur tous les réseaux sociaux. LFI a mis l’accent sur la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les Territoires palestiniens, Francesca Albanese, et ses affirmations : les accords d’association Europe-Israël trahissent l’article sur le respect des droits humains ; la colonisation en Cisjordanie relève du crime de guerre ; il y a de la part de l’Europe un crime de non-assistance à populations en danger. Francesca Albanese a dit aussi qu’en réalité l’Europe n’est plus celle des droits de l’homme mais celle de la légitimation de la guerre.
Le meeting s’est terminé par la récitation en arabe et en traduction française d’un poème de Samih Al-Qasim Ma bouche une révolution.
La manifestation s’est dirigée ensuite vers la Sous-Préfecture. L’AFPS Dreux a dit qu’elle avait rencontré le maire de Dreux, et qu’une pétition circulait en direction des député·e·s.
